Niius iliriiins d ex/ier/ence
2. La Relation dite officielle jjorte que le Hoi passa la jiiurnce du 7 et la liUil suivante en face de l'ennemi, à deux ou trois traits d'arbalète, en un lieu où les chevaux n'eurent à boire que l'eau d'un puits bientôt tari. Cette indication s'applique bien au village de Medesano « Magdelan » dans le Verfjier d'honneur . situé sur les hauteurs de la v'we jjcauche flu Tar(j et
distant de 3.500 mètres en li^ne directe de (iiaroja, sui- la live droite, où les allies étaient campes. La carte de l'Etat-Major italien indique même en cet endroit un puits qui pouri-ait èti'e celui de la lielulion officielle. Il est presque oiseux de réfuter une fois de plus l'assertion de Sanuilo Spedizione, \>. 4HK , qui prétend qu'avant de lever leur camp, les Français entassèrent dans des cabanes et y brûlèrent de nombreux cadavres et juscju'à des blessés. A'ettori (Desjardins. .\é(iocialions, I, 621 s.) ne \a-t-il pas Jus(]u"<\ écrire : " on dit qu'ils ont brûlé des prisonniers! » (Cf. Priuli, c<il. 2 5). Hieii de tout cela n'est vrai. Ce qui l'est davanta},'e sans doute, c'est qu'avant de partir, le roi et 500 de ses f,'entilshonimes firent chanter une messe solennelle et communièrent. Sanudo confirme ce fait, et il ajoute ((u'aussitot après ils s'en allèrent " a modo desperati con j^n-andissima fiiK^'i 'i hora zerca quarla de notte ", c'est-à-dire vers deux heiu'es du matin, et s'achenu'nèrcnt vers la « via romea ■>, tandis que les feux continuaient à brûler clair afin de tromper les ennemis.
3. La f^hronique du marquis l. c. p. 52 dit aussi que Charli.'s \'III fut " assai mal conducto ». Pourtant ce fut J.-J. Trivulce, qui connaissait bien le pays et y possédait de nombreux amis dans la faction guelfe, qui se chargea de guider l'armée {Ibid.\
seul avoit ^uvdé la compai^née au venir, et en ensuyvanl ce que m'avoit dit frère Jheroninie. il nous vouloit encores coiuluyre au retour ; car il n'estoit point de '" croyre que un<ç tel roy chevauchast de nuyt sans guyde là où il en pouvoit assez fîner. Encores monstra Nostre Seigneur plus grant signe de nous vouloir préserver, car les ennemys napparceurent riens de" nostre partement que" ne fust mydi, attendant tousjours le parlement que j'avoys entrepris. Et puis la rivière creut si très grande qu'il fut quatre heures après mydi avant que nul homme se osast adventurerd'y passer pour nous suyvre ; et lors y passa le conte de Gaiasse avecques deux cens chevaulx legiers Ytaliens, en grant péril pour la force de l'eaue, et s'i p noya ung homme ou deux, comme depuis il me compta. Et chemynasmes par chemyn bossu et boys, et failloit aller k la file ; et dura ce'J six mille ou envyron, et après trouvasmes une belle grand playne •, où ja estoit nostre avant garde, l'artillerie et bagage, qui estoit fort grand, q.ui de loing sembloit une grosse bande. Et en eusmes elîroy de prime face, à cause de l'enseigne blanche et carré de messire Jehan Jacques de Trevolse, parreille que l'avoif porté à la bataille le . marquis de Mante; et ladite avangarde eut paour-* de nostre arriergarde, qu'ilz veoient venir de loing hors du chemin, pour Acnir le plus court. Et se mist chascun en estât de combatre ; mais cest elTroy dura poy, car chevaulcheurs vindrent de tous coustez et se recongneurent incontinent. Et de là allasmes repaistre au Bourg Sainct Denys ^, où Ton cria une alarme, faicte à propos pour en tirer les Almans, de paour qu ilz ne pillassent la ville : et
m à édit. — n) ne s'apperceurent point de édit. — o) qu'il édit. — p) et, en passant, il s'y édit. — q) et file ce chemin éd. i528 ; à la file par ce chemin Sauv. Lencf.; ce chemin duroit Dup. — r) pareille de celle que a\oit édit. — s) eut doubte édit.