‹ Mémoires;Chapitre 112 sur 177 · François Sforza. déjà noninié · texte numérisé non relu

François Sforza. déjà noninié

2. 10 juillet. D'après le Vergier d'honneur (Archives c\l.. 1,399), qui peutêtre a fourni aux éditeurs des Mémoires les mots demeurés en blanc dans le ms. Polignac et j)robab]ement dans Toi-iffinal, ce fut sur les instances de Ti'ividce, organisateur de cette lemarquable retraite, que Charles \Ul assit son camp dans un bois et y coucha « dans ses tentes et pavillons ». \'ivres et fi)uri'a{;es furent procurés par les habitants de la ])etite ville de Castel San Ciovanni, qui les firent passer au.x Fi-ançais par-dessus les murailles (Cf. Ilist. de Charles VIII, 168). Le Hoi, soucieux de ne pas s'aliéner les popiiKilions lombardes, exifieait de ses g^ens un ordre rigoureux. Il payait tout ce qu'il prenait et distribuait de l'argent aux paysans. On le \'\l même, dit-nn, toucher la main à ceux qu'il rencontrait, en leur promettant de les fiélivrcr avant qu'il fût quatre mois du joug de Ludovic Sforza (Luzio et Uenicr, art. cité, p. 225 ss.)

:i. 11 juillet '\'ergier d'honneur, dans Archives cit.. I, 399). A'oghera, à 30 kilnmètres au sud-ouest de Castel San Giovanni. L'a\is du marquis de Maiitoue avait été d'attaquer les Fi-ançais à un endroit de la route où les ùci-nièi-es collines sub-Apennines se rapprochent du Pô, non loin de Stradella. Mais les commandants milanais refusèrent, sous le prétexte tju'il était bien inutile de contraindre l'ennemi à faire tête, alors qu'il se retii'ait aussi vite qu'il le pouvait {Chron. du marcjuis de Mantoue, p. ô3).

4. Ponte Curone, village à 8 kilomètres de Voghera, près du torrent dont il poi'te le nom.

â. 1 1 juillet Vergier d'honneur, ouv. cité, I. 400). Tortona, ville ancienne, conshuite au pied de l'un des derniers contre-forts de l'Apennin, à une

[149o] LIVRE VIII, CHAPITRE XllI 295

(.juasse delTendoit ; car les js^ens qui estoient soubz sa charge estoient à Tortonne pour le duc de Millan ; mais advertv (jui fut par ceulx qui faisoient les logis du Roy que ledit seigneur ne vouloitque passer, se retira en la ville et manda qu'il bailleioit de '' vivres tant que l'on vouldroit : et ainsi feit, car toute l'armée passa rasibus de la porte dudit Tortonne, et vint ledit Frequasse au devant du Hoy , armé; mais il n'avoit que deux personnes avecques luy, et s'excusa fort au Hoy qu il ne le logeoit en la ville, et fit mettre force vivres hors ladite ville, dont tout l'est fut bien fourny, et au soir vint au coucher du Roy. Et fault entendre qu'il estoitde ceste maison de Sainct Severin, et frère de ce conte de Gaiasse et de messire Galiace, et a voit esté, peu de temps devant, à la soulde du Roy en Rommaigne, comme il a t'sté dit ailleurs'. Et de là vint le Roy à Xyce de la Paille, (jui est au marcjuisat do Montferrat "-', que nous desirions bien trouver, pour estre en païs d'amys et en seureté, car ces chevaulx legiers que menoit le conte de Gaiasse estoient sans cesse à nostre queuhe, et les premiers jours nous firent grant ennuy. et avions peu de gens de cheval qui se voulsissent mettre derrière; car plus approchions du lieu de seureté, et moins monstroient les nostres ({u'ilz eussent vouloir de combatre. Et ainsi ^ dit l'on que c est la nature d entre nous Françoys, et l'ont escript les Ytaliens

A») des édil. — c ;iussi édit.

petite distance de la rive droite delà Scrivia. Fracassa sétait porté de Plaisance à Torlone. avec l'intention d"\- arrêter les Français. On va voir qu'il clian^'ea d'idée. Tout ne se passa point pourtant aussi tranf|uillement que pourrait le faire croire le récit de Comm.vnes. " .\u bout dune levée, le lonj.'' des prez et marestz, il y avoit une forte tour joijrnant un pont . (|ui esloit le comnicncenient du passa^'e. » .\ux sommations des Français ceux qui gardaient la tour commencèrent par •< faii'c les sourds •>, et il fallut enfoncer à coups de canon la porte de cette bastille, dont les défenseurs se laissèrent massacrer sans avoir osé se défendre Ilisl. de Charles VIII, 168 s.).

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