septembre
i. En 1 105. le bailliaf^e d'.Ainiens était encore tenu par Arlus de I.onj;ueval. (|ui mourut le 31 août IlOii II fut renqjjacé par Raoul de I.ann<iy. ipii fut reçu es qualités le 22 juin I 197 seulement Dupont. Chraii. île Jeun de \\ Hvrin. cit.. III. 53, n.). (;'esl de ce dernier personnafre (pie Commv nés veut parler en cet endroit. Haoul de Lannoy, seifjrneur de Morvilliers cl rie l'aillarl. lils de Tliomas Flamcn^ de Lannoy et de Marguerite de Neuf- \ illc-Marlin;;lien. conseiller et chambellan du i-oi. capitaine de 100 lances dèsll^O. concieiyc du château de Sainl-Germain-en- Laye, bailli l't ca]iiUiii:e d'Amiens, ^'ouverneur de Gênes 11507' et de Ilesdin. avait épousé .Jeanne de P<>i.\-Tyrel, dame de Folleville. II mourut au mois d'avril 1513 ( 1 )iiponl . Mémoires. III. à la table : cf. Bibl. nat.. Pièces orù/., vol. 1646. doss./.<iHnoj/y.
5. Les bases du traité que les néj;^ociateuis français désiraient voir accepter, étaient les suivantes :
1" Remise du cliàtelet de (iênes pour deux ans aux mains du duc de Ferrare. afin que le roi de France fût assuré de pouvoir armer des navires
1)k Mamibot. - A/ifi/ioiivs i/e ^'hilin/te de Cominyncx. — 11. , .'I
H22 MÉMciiniîs DI-: I'Iiii.iim'i; di; i;u.m.mvm:s [149?)j
Et estoit nostre faczon de procéder que, dès que nous estions arrivez au log-is du duc, il venoit au devant de nous et la duchesse, jusques au bout d'une galerie, et nous mettoit' tous devant lu\ , à l'entrer en sa chambre, où nous trouvions deux grans rnnj^-ées " de chaires l'ung' devant 1 autre, et bien près luni^- de l'autre. Hz se seoient de 1 ung des coustez et nous de 1 autre. Premier estoit assis de son costé ung pour le roy des Romains, l'ambassadeur d Espaigne. le marquis de Manto, les deux providateurs Veniciens, ung- ambassadeur Venicien, et puis le due de Millan. sa femme, et le dernier l'ambassadeur de Ferrare. Et de leui" cousté ne parloit nul (jue ledit tluc, et du nostre ung^ : mais nostre condition n'est point de parler si reposéement '' comme ilz font, et parlions "' quelquesfoiz deux ou trois ensemble, et ledit duc disoit : « Ho. ung- à ung' ! » Venant à coucher les articles, tout ce qui s accordoit s'escripvoit ■'■ incontinant par ung- secrétaire des nostres ' et aussi par ung de leur costé. et au départir se lisoit des deux y secrétaires, l'un en ytalian et 1 autre en françoys, et quant on se rassembloit aussi, atlin de veoir si on y avoit point riens mué, et aussi pour mieulx abréger^; et est bonne
t) et nous mettions édit. — u rengs édil. — v) si puséement édit. — u\ car nous parlions édil. — x) ostoit escripi édit. — y le lisoient les deux édit. — z pour nous abrej;er édit.
dans le porl. Ludovie le More et les o:ou\erneurs de Gènes de\aient s'eng-ager à ne mettre aucun obstacle à ces armements, qui naturellement ne pourraient être dirigés contre eux. En échange, le Roi confirmerait au duc de Milan la possession du fief de Gènes.
2° Ni Ludovic ni les ^'énitiens ne prêteraient au roi de Naples de concours d'aucune sorte. Les ^'énitiens abandonneraient les ports de la cote orientale du royaume qu'ils avaient occupés.
3" Le duc de Milan et la Seigneurie de Venise feraient publier des peines sévères contre quiconque prendrait les armes en faveur du roi de Naples. Enfin des indemnités sei-aient payées à divers pei-sonnages Kei-vyn. Lettres et Négociations, cit.. II. p. 220 s. . — Le 25 septembre, le Sénat de Venise adressa à son orateur à Milan le résumé de ses exigences. Elles étaient fort nettes. Le roi de France devait s'engager à renoncer à la couronne de Naples et reconnaître formellement les droits de Ferdinarfd, dont il se contenterait de recexoii' l'hommage. En outre, le Roi (.tonnerait son approbation formelle à Texistence de la. ligue italienne .S>n. Secr.. XXXV. 17t).