‹ Mémoires;Chapitre 119 sur 177 · Il ne fut sifrné {(uc le 'J oclobro · texte numérisé non relu

Il ne fut sifrné {(uc le 'J oclobro

"2. Ker\vn de Letteniiovi- a iiiipiimé Lettres el .\éyoii liions. II. p. 22s la hafliiction IVançaisc crmi rapport italien cunservé à .Milan et d'où résulte que Inut dahord en eflet. (tyc. Piennes et Couiinynes demandèrent qu'avant tout le due d'r)rléans lut autorisé à cpiitler Novareet à se rendre aupi-és du l{oi. Il en l'ut référé au duc de Milan, ((ui conunença par lémoifrner quelque humeur contre le duc Louis « qui lui av;iit dérobé Novar-e avec ses j<ens et son ar^çcnt ■>. On finit néanmoins pai' obtenir que le duc serait autorisé à rejfundre son royal beau-frère, à la condition de réinléjrrer Xovare, si les né^ociatiims de paix venaient à échouer, avec un nombre de serviteurs é};al à celui qui l'aurait accompafiné au départ 20 septembre l iOâ ; cf. Sanudo. Siieilizione . p. 615;.

^. Louis III de lîolian, seigneur de .Montauban et de Hamefoi-t. conseiller et chambellan du Hoi, bailli et {louveineur de Touraine. fds aîné de Louis II de Hohan, seif^neui- de (iuéméné. Montauban, etc.. l'rère du maréchal de (iyé, et de Louise de Hieu.x. Louis III de Hohan avait épousé en 1 192 Uenée du Fou. et il mourut en 14'JS, avant son père Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 2529. doss. Hohnn: cf. de Mauldc, Proréd. pol., cit., Introd.. p. i.v. et F. .\nselme. IV , 60 .

324 Mii.MoiitKs ni; imiiiji'I'K hk commvmis ItM.")'

toieiit eneores venus (car s il/ eussent esté venu/., sans nulle doubte on eust combatu, à mon advisi. et combien (jue Ton feusl bien seur qu'il en venoit plus lai'g-emenl que le nombre que on demandoit, si n'estoit il possible de attendre, pour lextreme famyne c[ui estoit en ladite jilace, oîi il mourut bien deux mil liommes, que de fain. que de maladie, et le reste estoit si mesij;Te (|u"il/ sembloient m\ eulx mors que vif/; et croy que jamais <:^ens n'endurèrent jdus de fain. qui ne vouldroif alléguer le siège de Jlierusalem '. Et si Dieu les eust faict/ si saiges que de vouloir mettre les bled/ dedans qui estoient à l'envyron de ladite ville quant premier il/ la prindrent, il/ ne fussent jamais venu/ en cest inconveniant. et se fussent leui's ennemys levez en leur grant honte.

Trois jours ou quatre jours après le partemenl dudit duc d'Orléans dudit Nova rre "-. fut accordé des deux coustés que tous les gens de guerre pourroient saillir, et furent ordonnez le marquis de Manto et messire Galeace de Sainct Severin chiefz de l'armée tant de ^' Veniciens (jue dudit duc- de Millan, pour les conduyre en seureté, ce qu ilz tirent; et demoura la place en la main de ceulx de la ville, qui firent serment de n'y mettre ny Françoys n'Ytalians jusques le traictié fust conclud. Et demourerent trente hommes au chasteau, ausquelz le duc de Millan laissoit avoir vivres, pour leur argent, ce qui leur en failloit pour chascun jour seullement : et ne croiroit jamais nul qui ne 1 auroit" veu la pouvreté des personnes qui en sailloient. Bien poy f chevaulx en saillit, car tout estoit mangé, et n'y avoit point six cens hommes qui se feussent sceu deiVendre, combien qui en saillit bien cinq mil cinq cens •'. Largement en demou-

(• l'aim. Jo n'y voiildroye édit. — (7 des édil. — e) sans l'a\i)ii' mmh- Sdiiv. I.enij.: i\\x'\ ne leust \ eue Bup. — p Bien peu de èiiil.

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