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darmes soub/, le conte Jher.)iiyiiu' ', lequel estoit de ceste entreprinse. Incontinent lut pen lu ledit de Passis aveccjues les aultres ausdites fenestres. L'autre, serviteur du Pape, eut la teste tranchée, et plusieurs prins en %ille, lesquels furent tous pendus enchaulde''. dont Franciscjuin Passis en fut uag : et me semble (jue en tout furent quatorze' gT.ms personnaiges pendus, et aulcuns menuz serviteurs tuez par la ville.
Après ce cas advenu peu de jours, je arrivay audit lieu de Florence '^, de par le Roy. Et ne tarday g-ueres, despuis que partiz de Bourgong-ne. à y estre ; car je ne sejournay que deux ou trois jours avecques madanie de Savoye ', qui estoit seur de nostre lioy, et me feit bien bon recueil. Et de là allay à Millau % où pareillement sejournay deux ou
A") en la chaulcle ,4 B D. éd. Diip. Ch.: à la chaulde éd. I.ï"2't; cf. Die!, de Sitinte Piilni/e. au mot cliaiid. — / quatorze ou quinze édit.
\. Jérôme Riario, seijjneur de Forli et d"Imola, marié à Catherine Sforza [ihid.).
2. A la fin de juin ou dans les premiei-s jours de juillet. Le 21 juin. Laurent de Médicis écrit à Pandolfiuo : « Nous attendons l'envoyé français dans huit jours (Buser. Bpziehiinifen. cit.. p. 101 : cf. Kervyn de Lettenhove, Lettres et négocinlions, cit., 1, 1x2, et Perret, Relations, cit., II, 132). Gommynes fut reçu à Florence par Laurent lui-même et par son cousin Lorenzino. accompagnés des députés de la liicue italienne, des ambassadeurs de Milan et dune troupe nombreuse de jjardes et de bourireois Jean .\n^'elo de Talentis et Philippe Sacramoro à la duchesse de Mihui. rlans Kervvn, ouv. cité, III, 11 .
3. Le 16 juin, .\ntoine dWppiano informe la duchesse de Mihin que le seij.;neur dAry^enton a du rejoindie la veille ou le jour même Madame de Savoie, auprès de iacjuelle il demeurei-a deux jours avant de partir pour Milan. Son escorte est de vin^t-cinq chevaux. iKervyn. oui", cité. I. 174). Le but du voyay:e de Conimynes était de soulever l'Italie septentrionale contre l'autorité du pape et " sans f[u'on prit les armes, de faire repentir S. S. de ses eri-eurs. » En même temps. Louis XI e.vpédiait à Rome le seigneur de Clermont-Lodève. Tristan (îuiliiem II, et Gabriel \'ivès, cliargés de se plaindre au pape lui-même des faveurs excessives qu'il dispensait à ses parents, du consentement qu'il avait donné à l'attentat des Pazzi, de sa négligence à prendre des mesures contre les progrès des Infidèles. (2es réclamations devaient être appuyées par la menace de réunir un concile en France, afin d'aviser aux mesures m'-cessaircs à la défense de la (Chrétienté Ker\yn. l. c. ; Perret, oiir. cité, II, 130 . .\u fond, le roi désirait surtout intimide;' le pape et limiter sa puissance dans ses rapports avec la France, et les Italiens s'exagérèrent peut-être un peu l'importance de la mission de M. d'Argenton (I)elaborde, Expédition, de Chnrles VIII en Itnlie. p. 1 16 s. : cf. Ruser, Bezielninf/en. p. 106 .
4. " M. d'Argenton est arrivé ce soir. Notre entretien a porté sur nos relations avec S. ^L T. G., le renouvellement de l'investiture du lief de
trois jours, pour leur demander des gens d'armes pour secourir lesdits Florentins, desquelz ilz estoient alliez pour lors : ce que liberallement ilz accordèrent, tant à la requeste du Roy que pour faire leur devoir ; et dés lors fornirent trois cens hommes d'armes, et depuys en envoyèrent encores d'aultres.
Et pour conclusion de ceste matière, le Pape envoya excommunier les Florentins ', ce cas incontinent advenu, et l'armée "S quant et ([uant, tant de luy que du roy de Naples 2, laquelle armée estoit belle et grosse et g-rant nombre de gens de bien ". Hz misdrent le siège devant la Chastellayne, près de Senne ■^, et la prindrent et plusieurs aultres places ; et fut grand adventxire que de tous pointz lesdits Florentins ne furent destruictz, car ilz avoient esté long temps sans guerre, ny ne congnoissoient leur péril. Laurens de Medicis, qui estoit leur chief en la cité, estoit jeune et gouverné de jeunes gens, et se arrestoif fort à son oppinion propre : ilz avoient peu de chiefz et leur armée très petite. Pour le Pape et roy Ferrand y estoit chief le duc d'Urbin ^, grant saige homme et bon cappitayne. Aussi y estoient le seigneur Robert d'Ermyenne^'
m) et fcit marcher l'armée édit. ; et envoya aussi l'armée D — n] et en {ïrand nombi-e de édit. — o' On se arrestoit édit. — p) d'Arimini édit. ; d'Almane D.
Gènes et de Savone en l'a^•eu^ du duc- do Milan, cl la conlirmalinn de l'alliance entre le roi et nous » iLa duchesse de Milan à Laurent de Médicis, IK ''et non 2S; juin 1478, dans Buser, ohc. cité, p. i'âi. Le 22 ,juin, la duchesse avisait ses ambassadeurs à Rome du départ de Comniynes, (ju'elle j)rofessait de tenir en estime parliculière. ("J'. Kcr\vn, oiiv. cil., 1, l!S2. Cet auteur se trompe très probablement, et avec lui Heunuml \Lorenzo de Medici, I, 425 s.,, lorsqu'ils étendent le ^•oyagc de Commvnes jusqu'à Rome. Cf. Perret, ouv. cit., II, 132.
1. Le 1°' juin 1578, Sixte IV fulmina lexcommunicalion contre Laurent et les Florentins. (>eux-ci i-einirent en liberté Raphai'-I Riario, mais ne réussirent point à a])aiser le pape (Perret, ouc. cit., H. 128).
2. Les forces pontificales, unies i\ celles flu roi de Naples et du duc d'Urhin, entamèrent au mois de juillet 1478 ime {guerre d'escarmouches contre les troupes ilorenlines, très inférieures en nombre et fort mal soutenues par leurs alliés de \'enisc et de Milan (Ibid. I.îl).
.3. La (>asteilina, entre San (2asciano et Sienne.
4. Frédéric, lils naturel de (iuid'.-Vntonio, comte, puis duc d'Urbin, de parle pape, en 1474, mort le 10 septembre 1482.
(et puvs a esté grant homme) et le seigneur Constance de Peselle*^' et plusieurs aultres, avecques les deux filz dudit roy, c'est assavoir le duc de Calabre - et le seigneur don Federic ^, qui tous deux vivent encores. et grant nombre d'autres g-ens de bien. Aussy ilz prenoienf toutes les places qu ilz asseoient'", mais non point si promptement comme on feroit icy. car ilz ne scavent point si bien la manière de prendre places ne de les delfendre ; mais de tenir ung champ et de y donner bon ordre tant aux vivres que aultres choses qui y sont nécessaires pour tenir les champs, ilz le scavent mieulx que nous.
La faveur du Roy leur feit quelque chose, mais non point tant que je eusse voulu, car je n'avoys arme ' pour les aider, mais seullement avoiz mon train. Je demouray audit lieu de Florence ung an^, ou en leur territoire, bien traicté d'eulx et à leurs despens, myeulx traicté le dernier jour que le premier '. Et puys [fuz mandé parle Roy m'en
q) seig:' de Constance de Peselle dans le tns. — r Ainsi prenoicnt .1 B, èdit. — s) qu'ilz assiegeoient D. édit. Xolre ms. porte fautivement quilz avoient. — t) i. e àme; armée D. édit.
1. Robert Malatcsta, seigfneur de Rimini, fils naturel de S'i}îismond de Riniini, légitimé en 1450, et Costan/.io Sforza. prince de Pesaro, fils d'Alexandre Sforza. et neveu de François, duc de Milan, ne tardèrent pas à passer au service de la ligue (Dupont. II. 203, Perret, ouv. cit.. Il, 150).
2. Alphonse, duc de Calabre, fils de Ferrand I"' et d'Isabelle de Clermont. épousa Ilippolyte Sforza. Roi de Xaples ^8 mai 1494 , il abdiqua le 23 janvier 1495, et mourut le 19 novembre de la même année.
3. Frédéric d'Aragon, prince de Tarente, roi de Naples ;J496l mort le 9 novembre 1504 ^Voy. ci-dessus, I, 359).
4. Non pas un an, mais moins de deux mois, puisque Commynes quitta Florence dans la dernière semaine d'août 147.S ^Kervyn, onv. cit.. I, 194).
5. Au départ, Commynes reçut un présent d'argenterie du poids de cinquante-cinq livres, sans parler d'autres dons ))lus importants qu'il accepta sans doute " sans se fâcher o. Il avait été, tout le temps de son séjour à Florence, défrayé par la seigneurie, à raison de douze ducats par jour Kervyn. ouv. cit.. 1. 191 : 111. 15, 25 . La seigneurie écrivit au roi une lettre extrêmement flatteuse pour M. d'.^rgcnton " vir maxinicf et rarte virtutis. et dignus qui ametur a Majestate tua et liabeatur carus » iDupont, Preuves de Commynes. III, 33s s. 24 août 1478 . P^t Laurent de Médicis : " E huonio excellente e compiuto d'ogni buona parte da doverlo amare et tenere charo... , parendomi que de simili a lui si truovi pociii o nessuno in Italia o in Francia et que V. M. debba stimarlo et tenerlo charo. >> Ihid.. III, p. 335 ss.). Une letti-e de Louis XI à la duchesse de Milan est l'écho de ces témoignages. « Suis bien joyeux de ce que l'allée de