‹ Mémoires;Chapitre 124 sur 177 · Vifrevano · texte numérisé non relu

Vifrevano

■J. Higault d'Oreille, baron de \'illeii<-n\ c, niailre d'iiotel des lois Louis XI, Charles \'III. Louis XII et Françf.is I". bailli de Cliarlres (liOfi . sénéehal d'A^enais (15l.3j. Mort le 15 sei)tenibre l.')l". Il axait épousé : 1" Catherine Hanoé: 2" Charlotte de Rouey. On a \u (ju'il avait pris une part active à la néf^ocialion de la pai.\ de Vcrceil.

:i. Les Vénitiens avaient là 20 f;alées et les Ks[)a}i'nols 2 naves, 2 galions et 2 scorpions Guill.de \'illeneu\ c. .lournni cité, tiaiis Lenf,del. I\ .2" parL, p. 99 s. i.

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qu'il l'nisoil touchaul li'sdites naves. et que par le traictié de Verseil il avoit bien promis de servir avecques deux naves. mais qu'il n'avoil point |)romis de laisser mouler nulz Françoys dessus. A ((uov luy respondis que cesfe excuse mo sembloit bien mesure, el que si dadventure il me prestoit une bonne mule pour passer les monts, que feroit-il pour moy de la me l'aire mener en main, et que je n en eusse que la veue. sans pouvoir monter dessus? Après longs debatz, il me retira en une g-alerve appart : là luv monstray la payne que moy et d'autres avions prins pour ce traictié de Verseil et le péril en quoy il nous mettoit daller ainsi au contraire et de faire ainsy perdre au Koy ses chasteaulx. qui estoit la totalle perdition du royaulme ', qui seroit hayne perpétuelle entre le Roy et luv ; et au contraire luv otTris " la principaulté de Tarante ', avecques le duchié de Bar ', que ja il tenoit. Luy disois le péril en quoy il se mettoit et toute l'Ytalie de vouloir consentir que Veniciens eussent ces places en Fouille. De tout confessoit que je disoye vérité, et par especial de Veniciens; mais, pour toute conclusion, me dist que avecques le Roy ne pouvoit trouver seurté ne Mance.

Après ces divises, prins confié dudit duc. lequel me conduisit demye lieue '' et au partir advisa une plus belle mensonge I si "' ainsi on doit parler des princes : et luy sembloit bien que je m'en alloys bien mélancolie), ce fut qu'il me dist soubdainement, comme ung homme qui change propos, qu'i me vouloit monstrer ung tour d'amy. aiîn que le Roy eust occasion de me faire bonne chère : et que lendemain il feroit partir messire Galeace -^ (qui estoit le tout, quant il nommoit cestuy là . j)our aller faire partir lesdites naves

/) riiyaiiuie de Naples édil. — u et luy ollris édit. — v me cundiiisit uiulieue édit. — ic M"' Dupont omet le mol si, très nécessaire nu sens: cf. s,i noie. II. ri35.

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