‹ Mémoires;Chapitre 138 sur 177 · Yiiihirt (le lîatainay · texte numérisé non relu

Yiiihirt (le lîatainay

2. (;iiiita Aniilea. V, p. 132 \ ' ss. fournil des détails sur ci'tte niissi.in. (^cst à Alcala de Elénarès, ni)n loin de Madrid, que du Bdiicha^'C et ses compa^rnons. Cléi-ieux. Jean Gucrin. Mijruel tle (îraninnt et Etienne Petit, furent revus, à la fin d'oetobre nu au ennimencenient de iioxenibre VA'. Sanudi». Diarii. I. erd. 809 . I-e Itaducteui- cspaL'nol des .. Mi'uioires ... D. Juan \'itrian Lns meniorins de Feliite de Cow/ne.s. I"|.'5. iii-fol.. II. loi . reniaïque (|u en isfdant les ambassadeurs français, le Caliioli<pie appliqua un |)iineipe reeoinmandé par Coniniynes lui-même ri-dessus. I. I. p. 222 . De même, il loue fort la discrétion des Espaf.'nols ipie ("Jérieux a\ait amenés avec lui en France et (juil nomme Mijruel Juan (ii-aJla et .Xnlnnio A^Mi«;|in. Kn ne confirmant |)as les assortions de ("Jt-rieux. maissans y contredire, "ils eurent, dit-il. se tirer adroitement de cette difficulté, sans olïenser aui unido- jiarties ■■ Ihid. .

Df Ma;«i.rot. — .\témoirex de Philippe de fommijne^. - II. 21

370 MÉMOIRES DK IMIILII'I'K UK COMMVNKS [14971

leur (listcoqup avoit rapporté ledit de Clerieux et Miquicl de (ii-amiDont. ilz firent responce quilz en avoient bien ])arlé par l'orme de divise =. mais non point anltrement; mais que vokintiers •■' se niesleroient de la [)aix et de la faire à l'honneur du Hoy et à son prouiïict. Ledit de (^lerienx l'ut bien mal content de ce responce, et non sans cause, et soul)siint devant eulx, présent ledit seigneur du Bouchaige. C{ue ainsi luy avoient dit. Lors fut conclud |)ar ledit seigneur du l)ouchaige et ses compaignons une trêve à deux moys de desdit, sans y comprendre la ligue ' ; mais bien y comprenoient ceulx qui avoient espousez leurs filles, et les pères de leurs gendres i c estoit le roy des Romains et d'Angleterre), car le prince de Galles et archeduc d Osteriche les avoient espousées et encores ont -, mais ledit prince de Galles est bien jeune '' ; et en ont encorez une à marier •', car ilz avoient quatre filles, et laisnée estoit veufve et avoit espousé le filz

Zj devis édil. — ai très volunliers é<lil. — b et crAnj^lelerre, car le prince de (jalles est bien jeune édil.

1. Celle trêve, qui parait a\riir été acceptée par Ferdinand el Isabelle dans le but de ^a^ner du temps, fut sifinée à Alcala le 2i novembre 1 î97. Elle fut conclue sine die, mais chacune des parties contractantes conserva le droit de la dénoncer de deux en deux mois. Sanudo donne le texte de la convention (Dinrii. I, col. «66 ss.). Le 20 janvier 149S. l'ambassadeur vénitien en Espat;nc.Dominitiue Trcvisan. l'ut charfïé d'informer son ji-ou>ernement que, en signant cette trêve avec la France, les souverains esjia^nols n'entendaient nullement se séparer de leui-s confédérés de la lijjue de N'enise. I.'émiition n'en fut pas moins très vive dans toute l'Italie >' purpai-e\a fusse quasi rotta la serenissima et sanctissinia lijra ». On s'indiy,na (ju'après toutes ses protestations, le Catholiijue eût conclu un traité avec Charles \'III sans y comprendre ses alliés, et lorsque, le 2 janvier 149is. l'ambassadeur d'Espai;ne conuuuniqua au Sénat de A'enise le texte de la tré\e d'Alcala. « tutti remaseno suspesi di questa tal trieva » Même ouvr.. I, col. 871, OOO ; cf. Senare^a,col. 56 1.

2. Arthur, lils aine de Henri \'II, roi d'Anfjleterre. et d'Elisabeth d York, né en 1 i86, mort en 1502. épousa Catherine d'Arafion, lille de Ferdinand et d'Isabelle, née en 1483, et qui mourut en 1336, après avoir été la fennne du roi Henri Ylll, frère de son premiermari. Son union avec Arthur Tutlor fui célébrée le 14 novembre 1501 : mais elle était promise au jeune prince dès le 27 mars 1489, et les conditions du mariage furent réjilécs le 22 septembre 1496 (Cf. Rymcr, V, 4" part., 106, 114). Ainsi que le remarque M"' Dupont, cette circonstance explique les termes dont se sert notre auteur. — La sœur aînée de Catherine, Jeanne d'Araf;on cpii fut .Teanne la Folle , née en 1479, morte en 1533, avait épousé en 1490 l'archiduc Philippe le Beau, fils de Maximilien d'Autiiche et de Marie de Bourgojine.

3. Marie, troisième fille de Ferdinand el d'Isabelle, née le 29 juin 1 i82, morte en 1517. épousa, le 30 octobre 1300. Enuuanuel le Fortuné, mi de Forluji-al (Cf. ci-après, p. 373. n. 2).

! Ï*M Liviii; viii. (iivi'iTMi; xxiv 371

(lu ruy de Porling^al dernier trespassé, lequel se rompit le col devant elle, en passant une carrière sur unj^ jenet. trois movs après ce qu'il leut espousée '.

Arrivé que fut ledit du Houchaij^e et laict son rapport. con i4-neut le Hoy cjuil avoit bien laict dy avoir envoyé ledit du Bouchaifçe et que au moins il estoit asseuré de ce dont il estoit en doubte ; et luy semlîla bien que ledit de Clerieux avoit creu trop de levier. Oultre luy dist ledit du Bouchaig-e que aultre chose navoit peu faire que ladite trefve, et qui estoit au choix du Roy de l'accepter ou refuser. Le Roy 1 accepta: et aussi elle estoit bonne, veu que c'esloit séparation de ceste lig'ue, qui tant l'avoit destourbé en ses allaires. et ((ue nulle manière navoit sceu trouver de la départir, si y avoit il par toutes voyes essayé. Encores luy dist ledit du Bouchaice (jue après luy venoient ambaxadeurs tleveis le \\i>\\ et (pie lesdits roys et royne luy avoien! dit. à son partement. qu il/, auroienl pouvoir de conclure une bien bonne paix, .\ussi di s t ledit du Bouchai<i:e (|u il/ avoient laissé malade le prince de (>astille. leur seul lilz -'.

Chap. XXIV. Dix ou douze jours apprès l'arrivée du dit du Bouchaiice et ses com[)aig-nons . vint lettres audit du Bouchaif^e d'unj^ des heraidx du Roy qu il avoit laissé là pour conduyre ladite aml)axa(le (pii devoit venir. Et disoient ses lettres, (ju'i ne s esbaïst [)oint si lesdits ambaxadeurs estoient relardez par aulcuns jours, c Cstoit pour le trespas du prince de C-astille car ainsi les appellent . dont les roys'' laisoient

(•) li*s l'oy cl i-ityiii' é<lil. ('.ninfiiirez l'esimijual lus reyos, le mi et l;i reine.

J. Ue passage (les '" .Mcmonvs » [•oniermc une eri'ciii-. im-xpiicanie suruiui si on i'onsi<lèro l'épo<|iie à lii(|iu'llc il a éti' ivdijré odolire I 10s, \iiy. p.:î7.'i . Le 21 nnNciiibi'c 119". li>r>qne du Huuciiafre eoni-lul a\ec- les snu\erain< es|)ai.'n'>ls la lré\<' d'.Meala. Dmi .hian. prinee de (lasMlle, élail inoi'l depuis sept semaines, le 1 octobre J iî»7. Se le 26 juin I17s.il a^•ail épousé, le •2~ mars I i!t7. Alaivuerite d'.Xutriclie. fjue (Charles N'III stvnil renvoyée à

M'2 MKMdir.Ks i)i; l'iiii.ii'i'i; i»i: ch.mmvnks I i-'.*7

si iiieiveilleux deul (|iu' nul nv \v. situroil croyi-e. et par especial la loyne, de qui on esperoit aussi tost la nioit que la vio. Et. à la vérité, je nOvs jamais parler de plus grand tlueil qu'il en a esté taict par tous leurs royaulmes, car toutes ij^ens de mestier ont cessé par quarante jours comme leurs ambaxadeurs me disrent despuysi, tout homme vestu de noir, de ces'' gros bureaulx ' : et les nobles et gens de bien chevauchoient les mulles *" couvert/, jusques auxgenoulx dudit drap, et ne leur paressoit que les yeulx ; et banieres novres partout sur les portes des villes, (juand nuidame/" Marguerite, iille du roy des Romains et seur de nions'' 1 archiduc d'Auti'iche. femme dudit prince, sceut ceste douloureuse nouvelle, elle", qui estoit grosse de six moys. acoucha dune tille toute morte -. Quelles piteuses nouvelles en ceste maison, qui tant avoit receu de gloire et d'honneur, qui plus possedoient '' de terre que ne tit jamais prince en la chresti.aité. venant de succession, et puys faicte ' ceste belle conqueste de Grenade et taict j)artir le Roy d'Itallie et faillir à son emprise, quilz estimoient à grant chose, tant honnourez p.u' tout le monde I Le pape leur avoit voullu attribuer le nom detres chrestien et Thoster au Roy J. et plusieurs foiz leur avoit escript ainsi au ilessus de leurs briel'z qui leur envoyoit; et pour ce (|ue aulcuns cardinaulx contredisoient à ce filtre, leur en donna ungaultre en les appellant très catholicques ■: et ainsi leur escript encores. et est

d^ ses m.s. : ces édil. — e el j^ens de liicn char^enient leurs nuiletz édit. — f Quand Madame ec/iL — cf pour elle ms. — /i possedniled/<. — i avoit faict Smiv. Diip.: avnir faicl Lcny. — j au roy de France édil.

son père pour prendre à sa place Anne de Hretajine Molinel. \'. 66 s.. 7 1 s. .

1. Biirenv. ^rrosse étoile de laine ('.('. .I.^'itrian. oiiv. cit.. II. l.il .

2. Cet accident paraît sètre produit en ellel assez peu de temps apiès la mort de Don .luan. Rectifiez en ce sens la n. :i de la p. I2.i ci-dessus. Sanudo Diiirii. I. col. 86 i . déclare que l'enfant ét.iil du .«exe mâle.

:5. C'est au ciinmencement du mois de ilécend)re 1 l'.Hi <nie le pape .Mexandre ^'I décida, en consistoire, de donnera Ferdinand el à Isabelle ce litre de « rois calholi([ues ■. Mais ce l'ut, écrit encore Sanudo Diarii. l. col. 124 . " repuirnanlibus cardinalibus. quia nomen illud potins convenit ponlilici et spii'ilualibus quam secularibus. Tameii. il ponlifice sic voluit ••.

I i!)SJ IJVHK MU, en APlTlil. \\i\- .'i7M

à croire que ce nom leur (leineur[r a à Home. Hz'' avoient mys leur rovaulme eng'rant obéissance et justice, et sembloit ({ue Dieu et le monde les voulsist plus honnourer (jue nul/ princes du monde, et si estoicMit en bonne prosjH'rilt'- de leurs personnes.

Plncores ne furent il/ point (piittes': car K-ur lille aisnée ', <pie plus il/ aynioicnl (pie tout le reste du monde api'ès le prince leur lilz "' cju ilz avoienl perdu, avoit puys |)o\ de jours esté espousée avec({ues le rov de Porlin^al appelle llsmanuel -. prince jeune et de nouveau devenu roy. l^t luy estoit advenue la couronne de Portingal pai' le trespas du roy dernier mort, letpiel a seiji^neury cruellement, car il iit coupper la teste" au père de sa ienime • et tua le t'rere <relle despnys. (ilz" du dessusdit ^ et ("rere aisné de celluy qui de j)resent est roy de Porting-al '. (juil a laict vivre en urant paour (4 crainte : et tua ledit t'rere de sa main, en disnant aveccpies luy. sa femme présente, et avoit envye de faii'c l'oy ung- sien baslard ''. Despuvs ces deux ci-uanltez.

A' à HoiiK'-. Quelles clouli-ui's (luiic rccciniMil i./ de celle luoit. qu;iiil il/ Snuv. Leiuj. : à Rnine : (juani ilz I>ti[j. — l f(iiilles d'avoir eu telles douleurs édif. — m) leur filz le jirince de (^aslille édii. — n) derrcnier mort, lequel eiuellement feil coupper la Icsie rilil. - n et le filz ms.

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