Exactement le 23 octobre 1493 (ihid
.3. » I,e roi. avec sept ou linit seigneurs, mais ])lns particnlièrenusnt avec <ieux, le jréni-ral et le sénéchal, ffonvcrnent el traitent tout contre le conseil «t 1 avis de tout le monde » (L'andjassadeui- florentin Fr. délia (>asa à Pierre <lc Médicis, de Tours, 18 sept. 149.J, en italien, ds. Desjardins, IKéffoc. iliplom. de la France avec la Toscane, t. I, p. 256). « Sauf .M. de S' ^ialo, le sénéchal de Bcaucaire, le }ft)uverneur de l$ourj^o}^ne fJean de Baudri- De Mandrot. — Mémoires de Philippe de Commynes. — IJ. 7
98 MK.M<)iiu:s IJ1-: philipi-k dk commy.nes [148i]
que luv seul (|ui la trouvast bonne, et ung- appelle Estienne (le \'er.s, natif de Languedoc, homme de petite lignée', qui jamais navoit veu ne entendu nulle chose w. Ung autre s'en estoit meslé jusques là, à qui le cueur faillit, homme de finances, appelle le gênerai Brissonnet, qui despuis, à cause dudit voyage, a eu de grans biens en l'Eglise c;)mme cardinal, et beaucop de benelïices'. L'autre avoit ja acquis
1/ milK" chiise au l'aiot de la j;uciTe édit.
courli cl le jjrand écuyer (Pierre dUrfé), je ne crois pas qu'il y ail à cette cour un houime qui n'ait fait tous ses elVorts jiour i-uiner l'entreprise... Encore sur ces quatre n'y a-t-il que le sénéchal de Beaucaire qui v aille
les tiraillements, les hésitations et les discussions, qui, jusqu'au dernier iiioment et même au cours de l'expédition se produisirent dans l'entourajre lu roi, cf. Desjardins, ouv. cit., I, 292 et/);i.s.'5. : de Boislisle, iSolice bioyr. el htslor. sur El. de Vesc, sénéchnl de Beaucaire, Paris, 1884, in-8, p. 87 ; Delà-
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borde, ouv. cité, pass.
1. Né vers 1447, Etienne de Vesc, seijrneur du Château Neuf de Mazenc, en Dauphiné, de Caronib et de St-Hippol^•tc, dans la ))rincipaulé d"Oran|^e, de Forcalquier, de Chùteaurenard et de Grimaud, en Pro\ence, de Savi^nysur-Orge. de Montesson, etc., dans l'Ik'-de-P'rancc. fut créé comte d'A\ellino et d'Atripalda, duc d'Ascoli et de Xola au royaume de Naples. Eclianson et premier valel de ciiambre du dauphin Gliarles ^28 sept. 1470 , bailli de Meaux (déc. 1481\ puis, api'cs la mort de Louis XI, membre du conseil de rég'ence et du conseil étroit (1484 , président de la Chambre des comptes de Paris et concier^-e du Palais mai 14s9i, sénéchal de Carcassonne el capitaine d'Aigues-Morles 149U'. sénéchal de Beaucaire et de Nîmes (3 mars 1 491), j^rand chambellan flu royaume de Naples el capitaine de Gaète (1494).
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son alliance, en 1173, a\ec la tille d'un simple avocat au Parlement, Anne Courtois, indique <jue ses débuts dans le monfle furent modestes. De tous les favoris de Charles VIll, Et. de Vesc était celui qui possédait le mieux le cœur du roi et sa familiarité et (|ui. quant aux alïaires d'Italie, << pouvait plus que tout le reste du conseil. Il était » et pour cause, car il prenait son argent « tout au seigneur I,udo\ic » iDella Casa au More, letti-e cit. i)ar Boislisle. ouv. cité, p. 61.
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Géi ^ , 1
au milieu de 1493, après la mort de sa femme, mais n'en conserva i)as nioin; la direction supérieure des finances du rovaume. à laquelle il réunit, par la
titre cet
la direction supérieure des finances du royaume, à laquelle il réunit, p laveur du roi, celle des alfaircs politiques. Évçque de SL-Màlo ^10 oct. 1 il fut revêtu de la pourpre cardinalice le 16 janv. 1495 n. st.^ sous le de Ste-Pudentiane. Nonnné au siège de Reims en 1497. il se démit de
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beaucop de heritaiji^es et estoit seneschal de Beaucaire ' et président des Comptes à Paris, et avoit servy ledit Rov en son enlTance très l)ien de varlet de chambre ; et cestuy là V atira ledit <:feneral, et eulx deux furent cause de ladite emprise, dont peu de gens les louoient et plusieurs les blasmoient. car toutes choses nécessaires à une si grand emprise failloient '; car le Roy estoit très jeune, foiI)le personne, plain de son •' vouloir, peu acompaigné de saiges gens ne de bons chiefz. Nul argent content, car, avant '' partir, empruntèrent cent mil francs du banc de Soly à Gennes à quatorze pour cent dinteresf, de foyre en foyre, et en plusieurs aultre^ lieux, comme je diray après 2. 11/
zj leur tlefailloient eti/7. — a) Aotre nis., comme les premières éditions, porte bon, mais l'erreur n'est pas douleusi. — bj avant que édit. — c, à gros inlcres' pour cent édit.
archc\éclié et l'ut jiourvu de celui de Narbonne I.'i juillet 1507 . Il nimirut le i déc. 151 i. Mrelnuneau, Ilist. (/l'n. de lu iiiuisnn des Briçonnel, Paris, 1620, in-4 ; cf. Bi.iislisle, ouv. cité, p. 35 ss. . Depuis la ^çr-ande proniDlioii fie cardinaux laite par le pape au mois de septembi-e 149.'5, Brivonnet, irrité de n'y avoir pas été compris, p-ai'da rancune à Ludovic le More et au cardinal Ascajine Sforza. sun frère, qu'il accusait de l'axoir desser\i auprès d'Alexandre \'I. l)e là sans doute, en prande ])artie, le motif de son cliaugement d'altitude à l'éfrard de l'expédition que sollicitait le More [VJ. Delaborde, Expédition, p. 29}, 330, 313, 315).
1. M. de Hoislisle oui', cité, p. 25 s. a cru devoir sij.'-naler en cet endroit une erreur de Commynes. Elle existerait, en elfet, si l'auteur des Mémoires <■ s'était placé en 1-481 environ », car ce n'est cpi'en I 189 et 1490 que de \'esc fut pourxu de la sénéchaussje de Beaucaire et de la présidence des (^)mptes: mais il n)us paraît que, dans ce passade, ce n'est pas en I iSi, mais bien en 1191, au début de l'expédition d'Italie, que s'est placé Commynes.
2, Fixé d'abord à 21.000 hommes, le chiiTre des armées réunies de terre et de mer fut |)nrté au double, soit 31.500 hommes poui" l'armée de terre et 10. 100 pour armer les nii\ires. équipaires non compris (mai-s 1491; le détail est d(jnné par Delaboi-de. Erpédition. 321 s.;. Le trésor i-oyal étant fort dé},'arni, il fallut recourii- aux expédients. En Erance, de nouvelles aides furent établies, des j)rcts oblij^atoires furent imposés à ceitaines provinces, aux villes, aux particuliers. On |)i-océda à des aliénations du domaine, à une mise en ferme des revenus royaux. On comptait réunir 800.000 ducats. L'ar^rent rentra mal et quekpies \illes, Paris, Houen, Orléans, firent preuve de mauvaise \ol(jnté. Il fallut s'adi'csser à des prêteurs étranj^ers. L'expulsi(jn des banqui(!rs florentins, l(!s terf^-iversations de Ludovic le More n'amélioraient |)as la situation. .Vu mois de mai, le grand écuyer. Pierre d'L'rfé, a\ec le beau-frère de Pliilip|ie de Commynes. Jean de Polig-nac, seigneiw de Beaumont. et .Jean de la Primaudaye, secrétaire des finances, envoyés à Gènes, négocièrent au nom du roi a\ec le banquier Antoine Sauli, un emprunt de 100.000 écus d'or, dont 25.000 devaient être piycs à Bom3. Les garanties oll'ertes aux préteurs |)arurent si minimes
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n'avoienl ne tantes ne pavillons, et si conimencerent en yver * à entrer en Lombardie. Une chose avoient ilz bonne, c'estoit une j^aillarde compaignée, playne de jeunes gentilz hommes, en'' peu d'obéissance. Ainsi fault conclure que ce voya»i;-e fut conduict de Dieu tant à laller que au tourner'', car le sens des conducteurs que j'ay dict n'y servit de gueres : toutesfoiz jieuvent ilz 1^ bien dire quilz turent cause de donner granl honneur et jurant g-loire à leur maistre.
Estant le Roy dont j ay parlé •' en 1 eag-e de son couronnement, qui fut de XIIII ou XV ans-, vint vers luy le duc de Lorreyne demander la duchié de Bar. que le Roy Loys'' tenoit , et la conté de Provivence , que le roy Charles d'Anjou, cousin g-ermain, laissa audit Roy Loys unzeiesme par son trespas et testament, car il mourut sans enlfans. Le duc de Lorreyne la vouloit dire sienne, pour ce cju'il estoit filz de la fille du roy Reg-né de Gecille, duc d'Anjou et conte de Prouvence -^ et disoit que ledit roy Régné luy
d) mais en édit. — e] au retourner e(//7. — f ilz poAoient édil. — y; dont je parle édit. — h) Loys XI' édil.
qu'ils ne trouvèrent, en Italie, aucune autre maison de banque disposée à prendre part à l'opération (Senare^a, De rébus genuensibus, dans Muratori, XXIV, col. 539 et qu'Andréa Scaglia, gouverneur de la succursale des Sauli à Rome, vint à Lyon vers la fin du mois de mai pour tenter de dégager la parole de ses chefs (Desjardins, IS'égociations, I, 306, 39i; Dupont, Mémoires, II, 292 ss. ; Ordonnances, XX, 437 s., 445, 454 et pass.