‹ Mémoires;Chapitre 48 sur 177 · septendjre 147s ^Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

septendjre 147s ^Voyez ci-dessus, p

3. Apiès la moi'l de Galéas-Maric Sforza, les (lénois s'étaient soulevés et, le 7 août 147s, ils battirent les troupes milanaises, se proclamèrent indépendants et choisirent pour doge (25 nov. I'i7Si Baptiste Fregoso ou Canipo-Fregoso, fils de Pierre, qui avait été lui-même doge de 1450 à 1458.

seigneur Ludovic lavoit recouvert, et donna à aulcuns chambellans * du roy huyt mil ducatz pour avoir ladite investiture, lesquelz firent grand tort à leur maistre, car ilz povoient peu par avant avoir Gennes pour le Roy, s'ilz eussent voulu ; et, si argent ilz en dévoient prendre pour ladite investiture, on en devoit demander plus, car le duc Galliace en paia une foiz au roy Loys, mon maistre, cinquante mil ducatz. desquelz j'en euz trente mil escuz content en don dudit roy Loys, à qui Dieu par sa grâce face pardon. Toutesfoiz ilz disoient avoir pris lesdits huyt mil ducatz du consentement du Roy : et ledit Es tienne de Vers, seneschal de Beaucaire, estoit l'un qui en print, et croy bien qu'il le faisoit pour mieulx entretenir ledit seigneur Ludovic pour ceste emprise où il tendoit.

Estants à Paris les ambassadeurs dont j'ay parlé en ce chappitre, et parlé ' en gênerai, parla à part avecques le Roy ledit conte de Gaiasse (qui estoit en grant crédit à Milan et encores plus son frère messire Galiace de Saint Severin), et par especial sur le faict des gens d'armes; et commença à offrir grans services et aides, tant de gens que d'argent (car ja pouvoit son maistre dispouser de Testât de Milan comme s'il eust esté sien), et faisoit la chose aisée à conduire. Et, peu de jours après, print congié du Roy, et messire Galiace Viconte, et s'en allèrent. Et le conte Carlo de Beljoieuse demoura pour avancer l'euvre, lequel incontinent se vestit à la françoise " et fît de très grandes diligences. Et commencèrent plusieurs à entendre ceste matière, et envoya le Roy en Ytalie ung appelle Peron de Bâche ^, nourry, en la maison d'Anjou, du duc Jehan de

t) sic éd. 152S; et ayant parle Saiiv. et les autrea édit. — u) à la mode françoise édit.

Il fut déposé en 1483 par suite des intripies de son oncle. Paul Freçroso.qui s'installa à sa place (Morcri).

1. Myolans. de A'esc et d'autres cf. Delahorde. Expéditinn. p. 221, 240).

2. Piei-re ou Perron de Basclii, niaitre d'iiotel de Cliarles \'III. appartenait à une branche devenue provençale d'une famille italienne oriffinaire de rOmbrie. Il était fils de Berlhold de Baschi, seigneur en partie de

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Calabre, affectionné à ladite emprise, tjui tut vers le pape Innocent, Veniciens et Florentins. Ces" praticques, allées et venues durèrent sept ou huyt inoys, poy plus, poy moins "", et se parloit de ladite emprise entre ceulx qui la scavoient en plusieurs laçons ; mais nul ne croioit (jue le lîov en personne y deust aller.

Chap. IV. Pendant ce deluy que je diz. se traicta paix à Senlis entre le Roy et 1 archiduc d'Autriche, héritier de ceste maison de Bourg^onj^^ne. Et combien que ja y eut trêves ', si y survint cas de malveillance, car le Roy laissa la fille du roy des Romains, seur dudit archiduc, laquelle estoit bien jeune - (et n'y pouvoit avoir oblig^ation que de parolles, mais celles là y estoient telles et si grandes que plus ne povoit '"1, et print pour femme la tille du duc Françoys de Brethaig-ne. pour avoir la duchié de Brethaigne paisible, laquelle possedoit presque toute à 1 heure dudict traicté. fors la ville de Rennes et la tille qui estoit dedans 3,

r) ses dans le ins. — iv^ mois, ou environ éd. Diiji. — x; Tout ce membre de iilirase. depuis et n'y pou\-oit a été omis par les édil. de (^ommi/nes.

\'iti'izzii, (■•Cliver de Louis dAnjou, roi de Naples. et de Marg^uerite Adhemai-, sa seconde femme Moiéri. au nom Aubais . Après avoir suivi la cause de .lean de Calabre. il s'était rallié à celle de Louis XL qui lui délivra des lettres de rémission au mois de février 14"3 (v. st.i cl le pensionna. Bibl. nat., Pièces nriff.. vol. 20S. doss. liascher.) Il compta parmi ses afrenls les plus actifs en Italie. Il y avait accompaj^né Communes en I i"N et y fut renvoyé à diverses reprises (Delaborde. Expédition, p. 276;. Baser ' beziehinufen, p. 531 s.) donne le texte de deu\ lettres écrites à Lorenzo de Médicis par Etienne de \'esc et par l'.nme Sassetti aux dates des 2s mars et 3 avril 14!»2 n. st. . Elles précisent l'époipie du départ de Perron de Basclii pour l'Italie. Il s'y renrlait en apparence pnur y acheter des chevaux, mais (Jiliarles \'III l'axait chargé d'une missinn beaucoup plus importante, qui était de protester en son nom à Uome cimtre l'investiture du royaume de Naples, qu'lnnf>cent \'III se disposait à accorder au duc de (>alabre. et de s'efl'oi-cer de l'obtenir pour le roi de F"rance. Basclii avait ordre de s'arrêter à Florence, d'y prendre les instructions de Laurent de Médicis et de se confornu-r en toutes choses à ses avis. Mais Laurent disl)arut le 7 avril, et les lettres dont il s'afril arrixérent à Florence (pielques jours après sa mort.

1. Conclues à Francfort entre Maximilii'n et le roi de France, le 22 juillet I4K9.

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