Voyez ci-dessus, I, 424-425: 427-i
3. Marg-uerite d'York, veuve du Téméraire, « en laquelle mademoiselle de Boursj:ofrne avoit singulier amour et fiance » Oliv. de la Marche, I. 157).
i. Xée le 13 fé\ rier 1457, Marie de Bourgojrne avait treize ans de plus que le dauphin Charles.
Toutesfois le regard dudit evesque n'estoit point jusques là : si se retira au Liej^^e et chascun s'en depporta. Il eust esté bien dillerant à conduire de tous les deux coustezJ, et croy que ceulx qui s'en fussent meslez n'y eussent point eu grand honneur; et aussi chascun s'en tut. Et se tint quelque conseil sur ceste matière, où se trouva madame de Hallewin ', première dame de ladite damoiselle, laquelle dist, comme me fut rapporté, qu'il z] avoient besoing d'ung homme et non point d ung enlfant, disant que sa maistresse estoit femme pour porter enlfant, et que de cela le pays avoit besoing. A ceste oppinion se tindrent tous '■". Aulcuns blasmerent ladite dame d'avoir si franchement parlé ; aultres l'en louèrent, disans qu'elle ne parloit que de mariage et de ce qui estoit très neccessaire au pays. Ainsi il ne fut plus nouvelles que de trouver cest homme ; et croy véritablement que, si le Roy eust vouUu qu'elle eust expousé monseigneur d'Angolesme ^ qui est de présent, qu'elle i l'jeust faict ', tantdesiroit demourer alliée de la maison de France. Or Dieu voullut droisser ung aultre mariage, et par adventure ne sçavons pas encores pourquoy, sinon que nous voyons, par ce qui est passé, que de ce mariage qui fut faict sont sorties plus grans guerres, tant deçà que delà, (juil n'eust faict si elle eust expousé mondict seigneur d'Angolesme ; et en ont porté despuis les pays de Flandres et de Brebant et autres grans persécutions ; et ne scavonsfiuelle en sera la fin'".
j/ bien cliffit-ile de conduire c-este matière de tous les deux cdustez I) el édil. — A" tous e.s^ omis duns A H I>. édil. — /i qu'elle leusl voulentieis faict éd. Dup. — m Les liiiil derniers mots sont omis partout ailleurs.
1. Jeanne de la dite, dame de Commynes, fille de Jean, seigneur de Cnmmyncs et de Jeanne d'Eslfiutevillc, femme de Jean, seifrneur de HalKvin et de Hellcn^hcm. conseiller et chambellan du duc de Bourf,'0{;ne, souverain bailli de Flandnîs. Elle était cousine de l'auteur des Mémoires el elle mourutle 11 avril 1512 (Dupont, II, 176; Oliv. de la Marche, IV, au nom IlHlUrin,.
2. Charles d'Orléans, comte d'Anpoulcmc, fils de Jean et de Marî^ueiito de Roiian. Il épousa Louise de Savoie le 16 février l-i8S n. st., et mourut le 1" janvier 1496 n. st. (F. Anselme, I, 210j.
Le duc de Cleves estoità Gand avecques ladite danioiselle, qui chercheoit fort aniys leans, pour cuyder conduire le mariage de son lilz avecques ladite danioiselle, laquelle n'y estoit pas incline ; et ne luy plaisoient pas les conditions dudit filz de Cleves ne à ceulx qui estoient auprès d elle. Ainsi daulcuns commencèrent à praticquer le mariag'e du filz de 1 Empereur, de présent roy des Rommains, dont autres foiz avoit esté paroUes entre 1 Empereur et le duc Charles, et la chose accordée entre eulx deux. Si avoit une lettre faicte et escripte de la main de ladite damoiselle du commendement de son père, et donné " ung- anneau, oîi y avoit ung dyamant '. Et contenoit ladite lettre comme en ensuvAant le bon plaisir de son seig'neur et père, elle promettoit au duc d'Autriche, fîlz dudit Empereur, acomplirce mariage pourparlé, en la manière et selon le bon plaisir de son dit seigneur et père.
L Empereur envoya certains ambassadeurs- devers ladite damoiselle, laquelle estoit à Gand. Et arrivé que furent lesdits ambassadeurs k Brucelles, leur feut escript qu'ilz attendissent là encores et que on envoyroit devers eulx. Et cela feist le duc de Cleves, qui ne desiroit point leur venue et taschoit à les faire retourner mal contens. Mais lesdits ambassadeurs ja avoient intelligence en la maison, et par especial avec la duchesse de Bourgongne douayriere •^, laquelle estoit dehors, comme avez ouy. et séparée de ladite damoiselle à cause de ces lettres, laquelle les advertit, comme il me fut dict, qu'ilz passassent oultre, non obstant leurs lettres, et aussi manda ce qu ilz dévoient
n dimna A : le mol es/ omis dans l'éd. IM'i el dans Dap.
1. Le 4 novembre J476. le duc Charles informa sa fille quil avait accordé sa main à 'Maximilien d'Autriche, et le 26 du même mois, Marie, qui parait avoir accueilli la miuvclle avec lirrande satistaction. acquiesça par une lettre quelle confirma plus tard aux ambassadeurs de 1 empereur Frédéric (Rausch. Die hurgund. Jleirat Maximilians. cit., p. 157 s.. 160 s.".