‹ Mémoires;Chapitre 62 sur 177 · Du roi de France · texte numérisé non relu

Du roi de France

4. Charles A'III quitta Pisc le 10 novembre, et se rendit « en trois reposades » à Ponlassigna Pont-du-Signe), aujourd'hui Signa, j^etitc j)lace située à 15 kilomètres de Florence. Il y demeura six jours (11-10 no^■elldu■ej. /Kxtrait du ]'riorista de (îaddi, 1. c, p. 40). En présence de la révolution qui venait déclater à Florence et des di\isions qui partageaient la

Ï)opulation de cette ville, le roi de France massait ses foi'ces et attendait es événements, évitant de répondre formellement soit aux ambassa-

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ausdits Florentins, et que c'estoit contre sa promesse d'avoir donné liberté aux Piseins. Ceulx qu'il commect " à respondre de ceste matière excusent" la chose, disant'' qu'il ne l'avoit point entendu, ne n'entendoif?, et entrent en ung aultre appoinctement, dont je parleray mais que un^ peu aye dit la conclusion de Pierre de Medicis, et aussi de son entrée '' en ladite cité de Florence et comme il laissa garnison en ladite cité de Pise et aultres places qu'on luy avoit prestées.

Ledit Pierre, après avoir faict bailler au Roy les places dont ay parlé, dont d aulcunes estoit consentens la cité, pensant que le Roy ne les tint point, aussi, dès ce qu^il partiroit de Pise, la leur rendroit, où il ne avoit* que à faire que trois ou quatre jours (bien croy que s'il y eust voulu faire son yver, qu'ilz eussent consenty, combien que Pise leur est plus grand chose que Florence propre, sauf les corps et les meubles), arrivé que fut ledit Pierre à Florence ^, cong-neut que' tout homme luy fît mauvais visaige, et non sans cause, car il les avoit desaisis de toute leur force et puissance et de tout ce qu'ilz avoient conquis en cent ans, et sembloit que leur cueur sentist les maulx qui depuis leur sont advenuz. Et tant pour ceste cause, que je croy la principalle, combien qu'ilz ne l'a voient jamais dit, que pour la hayne qu'i " luy portoient, que ay declairé, et pour cuyder '' retourner en liberté, dont ilz se cuidoient forclos, et sans avoir mémoire des biensfaictz de Cosme et de Laurens de Medicis, ses prédécesseurs, délibérèrent le chasser de la ville.

n) commit éd. Sauv. Leng. — o) excusans édit. — p) disent Dup.; dirent Sauv. Leng. — q) ne n'entend Dup.; et n'entendoit un autre apjxiinlement Sauv. Leng. ■ — r) de l'enlrce du roy éJit. — s) où il n'auroit allairc que édit. — t) congneut que est mais par Sauvage et ses successeurs; combien que éd. I5"J$. — u) lisez qu'ils. — r) cuydev est omis par les édit.

deurs de Florence, soit à ceux de Pise (Delaborde, Expédition, p. 454 s.). Charles VIII ne fit son enti-ée à Florence que le 17 novembre (Séjours, p. 50).

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