‹ Mémoires;Chapitre 69 sur 177 · Jean, duc de Calahre ^voye/ plus haut · texte numérisé non relu

Jean, duc de Calahre ^voye/ plus haut

1. Camille Pandone arri%a en Fi'ance au cnnnuenceuieiit du mois de janvier de l'année 1191. Il apporlail avec lui d'importantes sonunes d"ai- ^renl destinres à acheter les conseillers du roi. Pandone parvint à Moulins ((uelques joui-s après le départ d'une autre mission napniitaine, que Charles \in avait brus(iuement congédiée, et tout ce {|u il obtint fut la faculté de faire remettre au roi l'instruction dont il était porteur (l)elaborde, li.rpédition, p. 300). A peine renti-é à Xajiles, Ferdinand l'e.vpédia à Constantiniiplc. avec la mission d'avertir Pajazet des desseinsdu roi de Fi-ancc sur la Maci'ddinc. Il devait éfialemenl solliciter poui- son maître le secours de 0.000 mer.-enaires P. Jove. li-ail. Sauvaf,'e, I, p. Il, et Thuasne, hjem Sultan, p. ,327y. Camille Pandone fut tué en 14'.)5, dans un condjat contre les Français, près de Mesaj^ne.

3. 2.") janvier IlOl. Ferdinand succond^a au miMuent d'exécuter un dessein, dont la réussite eut peut -être chan^i' le cours des é'véïiemenls. Son projet était de passer en Homa^ne avant ^arri^•ée ties Français et de coiitr-aindre le Pape à unii" ses forces aux siennes pour chasser de .Mil. m Ludovic le More Delabordc, Expédition, p. 303).

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douleurs eut confession, et, comme j'espère, repentance de ses péchez. Le " fil/. Alphonce, qui tant avoit esté terrible et cruel et tant faict le mestier de la g^uerre, avant que le Roy partist de Rome renonça à sa couronne, entra en telle peur que toutes les nuit'/, ne cessa de crier qu il oyoit les Françoys et que les arbres et les pierres crioient France ! et jamais neut hardiment de partir de Napples ; mais, au retour que fîst son filz de Rome, le mist en possession du royaulme ', le lit couronner et chevaucher par la ville de Napples, acompaif^né des plus grans qui y estoient, comme don Federic son frère, et le cardinal de Gennes ~, et ledit nouveau roy au meilleu et acompaigné des ambassadeurs qui y estoient, et faire = toutes les sollempnitez requises. Et luy se mist en fuite et s'en alla en Cecille avecques la royne sa belle mère (cpii estoit seur du roy Ferrand de Castille-^ qui encores vit, à qui appartient le dit royaulme de Cecille), en une place quelle y avoit; qui fut grand nouvelle par le monde, et parespecialà Venise, là où j'estoye. Les ungs disoient qu'il alloit au Turc ; autres disoient que c'estoit pour donner faveur à son filz, qui n "estoit point haï au royaulme : mais mon advis fut tousjours que ce fut par vraye lascheté; car jamais homme cruel ne fut hardi, et ainsi se voit par toutes histoires^, et ainsi se désespéra Xeron et plusieurs aultres. Et si grand envy[e] eut de fouyr qu'il dist à sa belle mère, comme m'ont compté de ceulx qui estoient à luy, qu'il luy dist, le jour qu'il'' partit, que si elle ne partoit, qu'il la laisseroit; et elle luy respondit qu'il l'attendist encores trois jours, afin qu il''

y) Son éd. Dup. — =) sic éd. /ô^A': ot luy feit éd. Diip. — n qu'elle éd. Dup. — /)) qu'elle édit.

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