‹ Mémoires;Chapitre 70 sur 177 · Paul Fréji^ose · texte numérisé non relu

Paul Fréji^ose

3. Jeanne, fille de Jean II, roi d'Arapron, et sœur de Ferdinand le Catholique, avait épousé, en 1476, Ferdinand l'\ roi de Naples, veuf d'Isabelle de Clermont. Elle joignit vainement ses supplications à celles de Fi'édéric, jjrince d'Altaniura, second fils du roi, pour le faire i"enoncer à son projet d'abdication. Ferdinand se borna à répondre qu'il voyait bien que tous ses malheurs actuels étaient la peine de ses péchés. (Sanudo, Spedizione, p. 193). La reine Jeanne mourut en 1517.

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<îust esté en son royaulme ung- an entier, l^t il dist, qui ne le laisseroit aller, il se j^elteroit par les i'enestres, disant: « Ne oyez vous point comme chascun crie France! » Va ainsi se misdrent aux i;alées. Il emporta de toutes sortes de vins, (juil avoit ])Ius amé que aultre chose, et de toutes sortes de j^raines j)our faire jardrins, sans donner nul ordre à ses meubles ne à ses biens, car la [)luspart desmoura au chasteau de Napples. Quelques l)ai,'-ues emporta et peu '■ d'argent '; et allèrent en Cecille. audit lieu, et puis alla à Messyne ou à Palerne. Mena '' avecques luy plusieurs f^ens de relig'ion, vouant de jamais ne cstre du monde (et entre les autres aymoyt loi't ceulx du mont d'Olyvet -, ({ui sont veslus du blanc, lesquelz le m'ont <-ompté à \'enise, là où est le corps saincte llalayne ' en leur monastère); et se mist à mener la plus saincte vie du monde et servir Dieu à toutes les heures du jour et de la nuyt, avecques lesdits religieux, comme ilz font en leurs couvents, et à faire grans jeunes, abstinances et aumosnes. Kt puis luy advint une terrible maladie de lescoriation et de gravelle (et me disrent n'en avoir jamais veu homme si persécuté), et le tout porloit en grand pacience, délibérant aller user sa vie en ung monastère à Valence la Grand, et se vestir de religion; mais il fut tant surprins de maladie qu'il vesquiL peu et mourut ^ ; et, selon sa grand repentance, il est à espérer que son ame est glorieuse en paradis. Son filz demoura peu après et mourut de lièvres et lluz ', et croy qu ilz sont myeulx qu'ilz n'estoient en ce

(■ ijUL-l(jiic |)(Mi é(li(. — (/ ii Mi's^ync, (jù il appella et mena eVii'<.

I. Sanndi» note ])i>urtanl que le roi Alplioiise eni))ni-la avec lui .'iOO.OOO ducals daijxcnl. des étoiles précieuses et sa librairie, <(ui était une des belles choses d'Italie.

■-'. Monte Oliveto. monastère chef d'ordre, non ]<»in de Sienne, dans la vallée de l'Ombrtme, l'onde au commencement du .\iv" siècle par Jean Toloméi et ses cfmipafjnons, et placé en ISlOsous la refile de saint lîenoît. Les ermites du Mont-Oiivet jjossédaienl à Xaples une foil importante maison.

■\. Hélène, mère de Cf)nslantin le (îrand, morte en 'Ml.

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