LA DUCHESSE DE BOUILLON
gouverneur de la province d'Auvergne, pelit-iils de Sobieski par sa mère. Tous deux, moururent en émigration. Après eux le nom de Bouillon disparut et celui de la Tour d'Auvergne fut seul continué par un des comtes d'Apchier, adopté éventuellement par le dernier duc de Bouillon, comme plus proche parent à défaut de descendance mâle. Un fils de ce d'Apchier existe encore aujourd'hui et sera sans doute le dernier représentant direct de cette grande race des la Tour d'Auvergne.
La duchesse de Bouillon était nièce à la mode de Bretagne de la princesse de Poix, fille du maréchal de Beauvau. (Appendice, LII.j Une cousine de celle-ci, la princesse d'Hénin, complétait un petit groupe encore plus distingué par l'esprit et par la grâce que par la naissance; l'intimité de ces aimables personnes avait été consacrée par un mot ; on les appelait : « les trois princesses combinées. »
Mme de Bouillon appartenait à cette famille d'esprits dont le chef illustre est Mme deSévigné, et qui compte parmi ses rejetons Mme de Simiane, Mlle de Lespinasse, Mme du Deffand, la duchesse de Choiseul, Mme de Duras, Mme Alfred de .Nouilles. C'est assez dire de quel intérêt il eût étépournousde retrouver les traces de cette précieuse correspondance qu'admirait notre aïeul et qui jusqu'à présent échappe à nos recherches, mais sans les décourager 1.
1. M. le prince de Salm-Anhalt, petit-neveu du prince Emmanuel et du -I actuel de la famille de Salm-Salm, a bien voulu, à notre demande, Taire faire dans ses archives des recherches qui n'ont pas eu le résultat que nous espérions. C'est un devoir pour nous d'exprimer au prince d'Anhalt toute notre gratitude pour la bienveillance avec laquelle il s'est prêté à nos désirs.