‹ Mémoires;Chapitre 109 sur 137 · La perle de ses deux iilles. (T. 1er, p · texte numérisé non relu

La perle de ses deux iilles. (T. 1er, p

LETTRES DU COMTE DE GRILLON. i."»T

venons jamais sans que vous ne soyez l'objet de nos conversations.

Vous savez les maréchaux de France; cependant, si par hasard vous ne les saviez pas, les voici : MM. de Mailly, d'Aubeterre, Heauvau, Castries, Croï, Laval, de Vaux, Ségur, Stainville, Lévis1; je m'attendais qu'il y en aurait un onzième. Les personnes que l'on doit supposer instruites le disaient.

11 y avait bien une autre raison, qui était la justice et la convenance, mais je savais bien que cela ne prouve rien du tout ou du moins ne sert à rien. Mon père sera ici cette semaine; il a été reçu à Hayonne d'une manière charmante : douze jeunes garçons et douze jeunes tilles vêtues de blanc ont été le recevoir à une lieue de la ville au son des instruments, et ont semé de roses son chemin. Je suis persuadé qu'il recevra de toute la nation des marques d'intérêt qui peuvent bien facilement l'aire oublier ce que quelques personnes de Versailles pourront dire.

Adieu, mon cher ami: présentez, je vous prie, mes respects à mesdames vos sœurs et rappelez-moi au souvenir de M. le prince de Stahremberg2.

A Critlon, par Ueauvais, ce 18 septembre 17 90.

Rien assurément ne diffère plus, mon cher ami, que la vie que nous menons l'un et l'autre depuis que nous avon^ quitté Paris; vous êtes dans le plus grand mouvement et moi dans le plus grand repos; mille objets nouveaux vous environnent et vous rappellent des idées de guerre; les occupalions champêtres et mes affaires domestiques prennent à peu près tout mon temps, et je ne fais la guerre qu'aux loups ; il est vrai que j'effraye mes ennemis sans les tuer. Nous avons

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