‹ Mémoires;Chapitre 111 sur 137 · LE MARÉCHAL ET LA MARÉCHALE DE BEAUVAU LA PRINCESSE DE POIX · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL ET LA MARÉCHALE DE BEAUVAU LA PRINCESSE DE POIX

(Tome I», page 211.)

La paix de 1763 avait terminé la carrière militaire du prince dn Beauvau (tome II, page 322). Successivement gouverneur du Languedoc et de la Provence, maréchal de France, capitaine des gardes, et par sa naissance, prince de l'Empire, il fut au niveau de toutes ces situations. Membre de l'Académie française, il mérita cet éloge d'un de ses confrères que « son € moindre mérite, même aux yeux de l'Académie, fut d'être « un excellent académicien1. » Aussi n'est-ce pas de lui que l'on a dit :

Il dut la croix à son esprit

Et le fauteuil à son courage *.

Partageant entre Versailles et Lunéville les moments de loisir que lui laissaient les alfaires publiques, il était à lui seul le côté sérieux de la cour de Stanislas. Le côté tendre et souriant de cette aimable cour, nous le connaissons : la marquise de Bouffi ers, mère du chevalier; la princesse de Chimay, la maréchale de Mi repoix, toutes trois sœurs de M. de Beauvau; l'esprit n'y manquait pas plus que la beauté : n'oublions pas Mme du Chàtelet et Voltaire.

Partout où passa M. de Beauvau, on peut dire qu'il laissa la trace d'un homme de bien et d'un esprit élevé. Lors de la tenue des États du Languedoc, à Montpellier, il rendit à la liberté de malheureuses femmes protestantes, victimes de leurs opinions religieuses : toutes les biographies citent la

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