Voir le premier chapitre, p. 26, et notre Appendice
3. Amélie de Boufflers, petite-fille de la maréchale de Luxembourg;
le suivre; enfin, Mme du Barry1, que j'avais vue chez le duc de Brissac, me fit chercher à Londres pour me demander mon avis sur son retour en France. Je fis ce que je pus pour l'en détourner; elle persista et fut traînée à l'échafaud. Mme la princesse d'Hénin, chez qui je logeais à Londres, voulut aussi essayer d'aller se cacher à Boulogne et d'y obtenir des certificats de présence. M. de Lally l'accompagna à Douvres, et elle eut le bonheur d'échapper une seconde fois de Boulogne après la mort du roi.
Je restai seul, séparé de tous mes amis ; ma santé s'altéra : je contractai une maladie de nerfs qui m'a fort et longtemps tourmenté sous différentes formes. C'est dans ces accès de souffrance que je reçus les soins les plus touchants de Mme de Belloy2, emigrée comme moi, et dont le généreux dévouement mérita toute ma reconnaissance et mon attachement.
Le procès du roi me rendit l'énergie de la douleur; aus sitôt que je vis le premier décret qui le mettait en jugement je courus chez M. de Chauvelin3 pour lui demander un pas
les.
elle désarma par ses grâces naïves la misanthropie de Jean-Jacqu — On trouvera dans notre Appendice une page consacrée à cette noble et pure victime de la Révolution.
1. Arrêtée au mois de juillet 1793, elle fut condamnée pour avoir, entre autres crimes, « porté à Londres le deuil du tyran, » et exécutée le 8 décembre suivant. — Le duc de Brissac passait pour être dans la plus grande intimité de Mme du Barry.