‹ Mémoires;Chapitre 32 sur 137 · mai · texte numérisé non relu

mai

i. Id., 1 1 septembre 175!).

4. La teneur de ce bref est rapportée par le consciencieux historien F. Bchœll, Cours d'histoire des États européens, t. XXXIX, G3.

5. Grâce aux difficultés soulevées à l'occasion de la remise de ce bref, contenu dans une lettre close adressée au rot lui-même, et qui, selon Pom- IjuI aurait dû être remis sous cachet volant et par l'intermédiaire des ministres.

cent trente-trois pères avait été embarqué sur un vaisseau de Raguse pour être déposé sur les côtes d'Italie. L'exécution avait donc précédé le procès ; jamais aucune procédure ne l'ut commencée à cet égard, et la sentence de la Junta da Inconfidencia, que l'on ne peut appeler un jugement, reste le seul acte judiciaire sur lequel se fonde, comme mesure pénale, l'expulsion des Jésuites du royaume de Portugal.

Le supplice du P. Malagrida, qui fut le dernier acte de cette sanglante tragédie, n'ajouta pas une preuve à celles que l'on promettait sans cesse et que l'on ne donna jamais. Accusé hautement par le marquis de Pombal d'avoir été le principal instigateur de la conspiration de 1758, il fut cependant livré à l'inquisition uniquement comme hérétique, condamné et brûlé comme tel, le 21 septembre 1761, à Lisbonne, sur la place Rozio; ainsi, suivant la juste remarque de Voltaire, « l'excès du ridicule et de l'absurdité fut joint à l'excès d'hor- « reur. » (Siècle de Louis XV.)

Nous donnons ci-après les divers documents qui ont été cités dans cette note.

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