‹ Mémoires;Chapitre 65 sur 137 · juin · texte numérisé non relu

juin

3. Turgot, fut renvoyé le i mai 17 70. Il étail contrôleur général depuis la 25 août 17 7 i.

i. Mémoires de Bezcnval.

3oC APPENDICE.

donner pour successeur le comte d'Ennery se trouvèrent déjouées. M. de Sartine avait de l'élévation dans le caractère, mais il était homme, il était ministre; il ne voulut pas garder si près de lui le subordonné qui avait failli le supplanter : i fallut éloigner d'Ennery.

On lui lit valoir que sa présence à Saint-Domingue serai très-utile au roi. « Il se dévoua, dit Voltaire, à de nouveau « sacrifices plutôt sollicités qu'exigés par le jeune monarque, « qui lui écrivit de sa propre main : Votre réputation seule m « servira beaucoup à Saint-Domingue1. » D'Ennery partit donc encore une fois; c'est assez dire à quel point les causes de son retour dans les colonies avaient été étrangères aux questions débattues dans le comité de législation. — Il mourut à Saint-Domingue. Frappé de la foudre au mois de novembre 1776, ses organes furent paralysés2, et il succomba I 13 décembre suivant à l'âge de quarante-cinq ans.

Le comte d'Ennery était de la société habituelle de Mme d Detfand, qui ne paraît cependant pas avoir été très-émue en apprenant sa fin. Elle écrit à Walpole : « Beaucoup de belles « dames s'affligent outrément de la mort de M. d'Ennery; on « croit que sa maladie a été causée par le tonnerre qui tomba, « je ne sais dans quel mois, entre un nommé M. Traversé et « lui. Le premier mourut quelques jours après. M. d'Ennery « a toujours langui depuis; enfin, il est mort. Sa place fut « donnée hier à M. d'Argout 3. »

Le comte d'Ennery avait épousé, en 1767, la fille d'un colon de la Martinique, Mlle d'Alesso ; il ne laissa qu'une tille, mariée au duc de Lévis, celui qui fut membre de l'Assemblée Constituante et mourut en 1830.

Le souvenir du comte d'Ennery se rattache encore à sa sœur, la jolie Mme de Blot, qui remplaça, auprès delà princesse de Conti , la gracieuse comtesse de Boufïlers, Y idole du

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