‹ Mémoires posthumes de Odilon BarrotChapitre 12 sur 42 · DE L'INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

DE L'INTÉRIEUR

Le lendemain de cette tentative avortée, paraissait, dans le Moniteur^ la liste d'un ministère pris tout entier en dehors du parlement, et dont les membres étaient, cette fois, de bien véritables commis.

Dans un message assez pâle , et qui ne ressemblait en rien à ceux du 31 octobre ou du 12 novembre, Louis-Napoléon, après avoir dit que diverses combinaisons parlementaires avaient été vainement essayées (allusion à notre conférence) annonçait que le ministère de gens d'affaires qu'il venait de nommer était transitoire et seulement destiné à faciliter une combinaison plus conforme au vœu de la Constitution.

C'était M. de Royer, simple avocat général, qui était nommé ministre de la justice; M. Brenier, directeur d'une division au ministère des affaires étrangères, qui devenait ministre de ce département; le général Randon, au minisière de la guerre; le général Vail-

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