V2 MÉMOIRES POSTHUMES
est obligé de se retirer d'où il est venu , rarmée restera dans ses quartiers. M. de Jaegerhorn croit que, Wilmanstrand pris, Pumala sera évacué, cela ne me parait pas démontré. 11 resterait toujours aux ennemis tout le pays entre le Saimen, le Vuoxen, le Ladoga, et le Puruvesi ; c'est plus qu'il ne faut pour se soutenir, quand même on ferait une diversion du côté de Sordevalla , par la Qarélie : en tous les cas , jusqu'à la prise de Pumala , il faut laisser des troupes pour contenir l'ennemi à Pumala et à Nyslott. J'attends les ordres de Votre Majesté, et je mettrai mon bonheur à les bien exécuter.
Je suis, etc.
CuBT V. Stedingk,
l)U COMTE DR STKUINGK. 2V3
LETTRE DU ROi A M. DE STEDINGK.
Borgo, le 3 avril I7tf0.
Je suis arrivé ici , mon cher Stedingk , hier au soir, et je compte aller vous voir mardi ou mercredi. J'espère vous trouver en bonne santé et les glaces sûres , comme vous m'en avez répondu , jusqu'au 2ft avril. Badin^e à part , je veux voir par moi-même si nous ne pourrons pas déloger ces maudits Moscovites de Pumala. Les arrangements sont pris pour faire une campagne vigoureuse. Comme le baron d'Armfelt sera probablement arrivé, vous appren-
2VV MKMOIKKS POSllIUMKS
drcz de lui les bonnes nouvelles que nous avons de Constantinople. Je n'ose les confier au papier. Je vous prie de ne pas douter de mes sentiments.
Pertimaeki, ce 5 avril 1790.
Sire,
La lettre de change que Votre Majesté m'a fait la grâce de tirer sur moi est bien loin d'être acquittée , et ne le sera vraisemblablement jamais. De la manière qu'elle y va elle ne laissera rien à faire à ses généraux , mais l'ennemi a fourni au petit nombre des troupes de Votre Majesté qui sont ici , une occasion de signaler leur valeur et aux officiers de se couvrir de gloire.
Je dois avant tout demander très-humblement pardon à Votre Majesté , d'avoir voulu cntrepren-