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plaisir ; j'en préviendrai M. le comte de Romansoff incessamment. Les communications à lui faire seront faites. Quoique les dernières dépêches ne contiennent rien de la nomination de mon nouveau successeur, j'itaagine que M. de Schenbom sera chargé d'affaires «n attendant qu'elle ait lieu , et c'est en ces termes que j'en préviendrai M. de Romatizoff. Le bonheur de revoir la Suède et d'être réuni à ma famille ne pourra être égalé que par celui de me retrouver auprès d'un maître chéri , et de pouvoir témoigner en personne à V. A. Royale le respect et l'admiration dont je suis pénétré pour elle.
Signé Gurt v. Stedingk,
De retour en Suède , l'ambassadeur jouit du bonheur de pouvoir passer une année au sein de sa famille, et hors des affaires publiques. 11 mit ce temps à profit pour bâtir à sa «terre d'Blgban-
noar, en Sudemianie , un beau château d'après le dessin que le fameux architecte de l'empereur Alexandre , Guarengué , lui avait fait.
L'année 1812, que M. de Stedingk passa à la campagne, ftrt une des plus remarquables dti éiède, étant celle où le prestige des armes de Napoléon fut brisé par les désastres de la campagne de Russie.
Coriïttie là Siiëde joua un rôle important dans les événements de cette année, tant par sa position géographique qui «e trouvait en rapport avec le t&éâtre de la guerre , que par la personne de éoii prince royail , qui guidait alors le char dé sa politique, nous croyons devoir jeter un coup rf*œil sur la conduite de ce prince, pour vôiré'il a vraiment agi dans les intérêts de sa nouvélfe^atrie en s^'unissatit à la ïllussie contre la France , ou sMÏ eût fait mieux de marcher de concert avec Napoléon pour envahir la Russie, du côté de la finlande.
Pour porter un jugement sur cette grande question ^ qui influa sur le sort de toute l'Europe, et pour juger équits^lement la conduite politique du prince royal, il faut commencer par suivre la marche des événements depuis son arrivée en
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Suède (octobre 1810), et les rapporte qui eurent lieu entre lui et Napoléon pendant cet espace de temps.
Charles Jean avait fait de constants efforts pour maintenir des relations amicales avec la France, quoique Napoléon n'eut aucunement favorisé son élection (*) et quoique la Suède eut été sacrifiée par lui , lorsque par son traité de Tilsittj il abandonna la Finlande à la Russie»
Gomme preuve de ces efforts , nous dirons que ce fut le prince royal qui engagea le roi, son père adoptif, à envoyer une ambassade à Paris ^ pour féliciter Tempereur. sur la naissance du roi de Rome, que ce fut lui qui fit reconnaître le système continental en Suède malgré les pertes qui devaient en résulter pour ce pays, et que ce fut lui enfin
(*) Mémorial de Sainte-Hélène, c Le vrai roi de ma politique , celui du Téritable intérêt de la France (disait Napoléon ) c'était le roi de Danemark , parce que j'eusse alors gouverné la Suède par mon simple contact avee les provinces danoises. »
« Bemadotte affectant une grande dépendance vint me
demander mon agrément
Je dis qu'il n'avait qu^à profiter de la bienveillance dont il
était l'objet, que je ne voulais être pour rien dans son élec- \
tton, mais qu^elle avait mou assentiment et mes vaux. » |
qui, avec toute Tardeur d'une sincère amitié, informa Napoléon d'une trame ourdie contre lui par les républicains français réfugiés en Angleterre.
Ces preuves d'amitié et ces sacrifices n'empêchèrent pas Napoléon de demander à la Suède, au terme insultant de trt)is jours , une déclaration de guerre contre V Angleterre , puissance qui seule avait soutenu la Suède dans sa lutte récente contre la Russie. Charles XIII consentit à ce nouveau sacrifice quoique la position géographique de la Suède et son alliance avec l'Angleterre permît de braver les menaces de Napoléon ; les concessions, loin de suffire aux prétentions de ce monarque, ne firent que les augmenter, et on le vit de jour en jour demander de nouveaux sacrifices à la Suède.
Tantôt c'était 6,000 matelots, que ce pays devait envoyer à Brest pour équiper des vaisseaux français pendant qu'on lui avait imposé une guerre maritime avec l'Angleterre qui exigeait la présence de tous ses matelots , tantôt c'était des douaniers français quMI voulait placer dans les ports de la Suède , et tantôt c'était des corsaires français donnant la chasse aux navires suédois dans les parages mêmes de la Suède.
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Mjais Napoléon mit le coinble à ses offenses , lorsqu*en pleine paix il fit envahir la Poméranie suf^oise par le maréchal Davbust, et ordonna que! le peu de troupes qui s*y trouvaient fpèsent faites prisonnières. Ce résunjé de la conduite de Napoléon envers la ^de prouvera, nous le pensons , que le priqce royal avait tout fait pour maintenir ses boiines relations avec la France et ^ue Napoléon avait tpijt fait pppr les rompre-
Ge monarque sentant cependant que la Suède pouvait lui être d'un grand secours dans se guerre contre la Russie , envoya le duc de Bassa^no (M. Maret) cbe;s la princesse royale de Suède alors à Paris 5 pour faire rouverture d'un rapprochement» dans l'espoir que cette princesse entendrait compte au prince royal son époux. Trop prudeate pour se charger d'une communication verbal^ ^ elle pria le duc de Baasano de lui donner une mt^ sur ce qu'il venait dire de la part de Tempereur.
Voiqi le contenu de cette note.
« Si le prince royial entend bien ses intérêts , Teippereur (Napoléon) consent à lui offrir son alliajftce , et à lui garantir qu'il ne fera pas la paix sans que la Fijalande ne soit restituée à la
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Suède ) il ne lui demande pour condition , que d'attaquer la Finlande avec âO^OOO hommes et de se mettre en hostilité avec l'Angleterre , aussitôt que la gâerre aura éclaté mr I^ continent. »
Cette note ^itée du 7 mars 1812 arriva à Stockholm le 22 mai:s;^Ie prince royal y répondit (27 ipars 1812) de la manière suivante:
«Des notes viennent de me parvenir et je m'empresse de m'en ouvrir à Votre Majesté impériale avee toute la franchise qui constitue mon caractère.
» Lorsque les vosux du peuple suédois m'appelèrent à succéder au trtoe, j'espérais en quittant la France pouvoir toujours allier mes affections personnelles aux intérêts de ma nouvelle patrie ; mon coeur nourrissait l'espoir qu'il pourrait s'identifier avec le sentiment de ce peuple, tout en conservant le souvenir de ses premiers penchants et en ne perdant jamais de vue la -gloire de la France, ni rattachement fondé sur une confratarnîté d'armes que tant de hp.uts faiis avaient illustrée.
n C'est avec <jdr egpoir que je. suis arrivé en Suède , j'y ai trouvé un peuple généralement attaché à Ja France , mais plus encore à sa liberté et
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à ses lois; jalouse de votre amitié, sire, mais ne désirant jamais Tobtenir aux dépens de son honneur et de son indépendance,
» Le ministre de Votre Majesté a voulu heurter ce sentiment national etson arrogance a tout gâté. Ses communications ne portaient aucun caractère des égards que se doivent mutuellement des têtes couronnées; en remplissant au gré de ses passions les intentions de Votre Majesté, le baron Alquier parlait en proconsul romain sans se rappeler qu'il ne s'adressait point à des esclaves.
» Ce ministre a donc été la première cause de la méfiance que la Suède a commencé à montrer pour les intentions de Votre Majesté à son égard ; des événements subséquents ont dû y ajouter un nouveau poids.
» Déjà , sire , j'avais eu l'honneur de faire connaître à Votre Majesté impériale par mes lettres du 19 novembre et 8 décembre 1810 la situation de la Suède et le désir qu'elle avait de trouver en Votre Majesté un protecteur; elle n'a pu voir dans le silence de Votre Majesté qu'une indifférence non méritée, et elle a dû se prémunir contre l'orage prêt à fondre sur le continent.
» Sire ! Thumanité n'a déjà que trop souffert ;
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le sang des hommes inonde la terre depuis 20 ans, et il ne manque à la gloire de Votre Majesté que de l'empêcher de couler.
» Si Votre Majesté trouve bon que le roi fasse connaître à sa majesté Tempereur Alexandre la possibilité d'un rapprochement, j'augure assez bien de la magnanimité de ce monarque pour oser assurer qu'il se prêtera à des ouvertures également équitables pour voire empire et pour le nord ; si un événement si inattendu et si universellement désiré pouvait avoir lieu, combien les peuples du continent ne béniraient-ils pas Votre Majesté! leur reconnaissance serait augmentée en raison de l'effroi que leur inspire le retour d'un fléau qui a tant pesé sur eux et dont les ravages ont laissé des traces si cruelles.
» Sire I un des moments les plus heureux que j'aie éprouvés depuis que j'ai quitté la France, est celui qui m'a procuré la certitude que Votre Majesté a bien jugé mon cœur ; elle a reconnu combien il devait être tourmenté par la perspective douloureuse de voir les intérêts de la Suède à la veille d'être séparés de ceux de la France ou de sacrifier ceux de la patrie qui m'a adoptée avec une confiance sans bornes.
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» Sdre ! quoique suédois par honneur, par devoir et par religion je m'identifie encore par mes vœux à cette belle France qui m'a vu nattre et que j'ai servie fidèlement depuis mou enfance..
» Chaque pas que je fais en Suède, les honneurs que j'y reçois réveillent dans mon âine ces beaux sentiments de gloire qui ont été la principale cause de mon élévation ^ et je ne me dissimule pas non plus que la Suède en me nommant a^ voulu payer^ ce tribut d'estime au peuple français, »
Nous voyons par la réponse du prince royal , combien ce prince désirait rester en paix avec Napoléon, quoique celui-ci n'eut fait qu'une démarche indirecte et tardive dans le but d'un rapprochement avec la Suède. C'est sur cette note du duc de Bassano que plusieurs auteurs français ont fondé leur opinion que leprinoe royal am*ait du s'allier avec Napoléon, et que si une rupture a eu lieu entre la Suède et la France la faute e^ est à ce prince et non à Napoléon* Examinons, le plus ou le moins de justesse de ce raisonnement.
La note du duc de Bassano , datée comme nous l'avons vu plus haut , du 7 mars 1812 , est
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arrivée h Stockholm le 22 mars; une résolution aussi importante que celle d^une déclaration de guerre contre la Russie et V Angleterre ne pouvait pas, nous le pensons , être prise par le gouvernement suédois sur une communication verbale; il fallait un traité pour en régler les condition?, mais réchange de deux courriers seulement de part et d'autre, pour aégocier et ratifier ce traité , conduisait jusqu'à la fm du mois de juin, savoir jusqu'à l'époque où Napoléon commença la guerre contre la Russie, en francbissant \idlSiémen (24 juin 1812). Ce n'est donc qu'alojrs que la Suède aurait pu commencer ses opérations contre la Russie,
Examinons maintenant les moyens dont la Suède disposait pour faire la guerre à la Russie , et comment elle aurait pu faire passer en Finlande les 30,000 hommes que Napoléon lui demandait comme condition de son alliance.
Xa Finlande est, comme nous le savons, séparée de la Suède par le golfe de Bothnie , dont la largeur à l'endroit le plus rapproché, est de âO lieues de France, savoir quatre fois plus grande que le détroit de Calais. Ce golfe est entrecoupé il est vrai par les îles d'il/and, mais ces îles sont au pouvoir de la Russie.
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Les deux pays se touchent, par la Laponie, mais ce pays est désert et incapable de fournir aux besoins d'une armée; les distances sont en outre si grandes qu'elles empêchent toutes opérations militaires de ce côté (il y a 600 lieues de France autour du golfe, de Stockholm à Abo , vis-à-vis Tun de Tautre; ; il fallait ainsi agir par mer; et faire débarquer en Finlande les 80,000 hommes que Napoléon avait demandés à la Suède comme condition de son alliance.
Des états de situation officiels portent la flotte suédoise capable alors d'être mise en mer, à huit vaisseaux de ligne (de 74 à 80 canons) et à cinq frégates (de 36 à 44 canons) ; il est vrai que la Suède possédait, en outre une flotiilte à rames, mais les navires de cette flottille ne pouvaient tenter de passer le golfe de Finlande, surtout les îles d'Aland étant au pouvoir de la Russie , et celle-ci possédant une flottille égale à celle de la Suède.
En admettant, ce qui est fort douteux , que la Suède possédât un assez grand nombre de vaisseaux marchands, pour embarquer les 30,000 honimes qui devaient débarquer en Finlande , il est toujours certain qu'elle n'avait pour escorter
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cette armada que les 8 vaisseaux de ligne et les 5 frégates dont nous avons fait niention plus haut.
Voyons maintenant les forces maritimes dont la Russie disposait alors contre la Suède.
L'escadre de Cronstadt commandée par Tamiral Tait (anglais de naissance) était forte de 10 vaisseaux de ligne (de Ik à 100 canons) et de 6 frégates.
L'escadre d'Archangel (conmiandée par TamiralKrone), alors dans la Baltique, était forte de 8 vaisseaux de ligne et de deux frégates (total 18 vaisseaux de ligne et 8 frégates).
Mais la Russie pouvait, alliée à l'Angleterre, disposer encore de la flotte de Tarairal Saumarez, qui se trouvait dès le 3 mars 1812, sur les côtes de la Suède ; cette flotte se composait de 10 vaisseaux de ligne (dont 5 de 120 canons) et de 14 frégates.
L'ensemble des forces maritimes dont la Russie aurait pu disposer contre la Suède à cette époque , se composait ainsi de 28 vaisseaux de ligne et de 22 frégates, tandis que la Suède n'avait que 8 vaisseaux de ligne et 5 frégates à leur opposer. Or, nous le demandons, quelle chance y avait-il pour elle de faire d^arquer les 30,000 honmies
en Finlande que Napoléon avait demandée? mais si par un miracle quelconque cette armée avait pu débarquer en Finlande , quelle eût été sa situation ?. . . « Elle aurait eu devant elle le corps d'armée du général SteinhiU , de 25,000 hommes^ que Fempereur Alexandre avait placé en Finlande dès le mois de mars i84S , corps qu'il aurait pu co&mdérablement renforcer.
Le corps suédois aurait eu à soumettre toutes les forteresses de la Finlande^ dont piusîeiurs (comme Sveaborg et Viborg) sont de première force ^ il aurait eu devant lui un pays de défilés, défendu par un ennemi de force au moîn^ égale. Mais, si même tous ces obstacies eussent été Surmontés , eomment Tarmée suédoise aurait-eUe fait pour conserver ses commimications avec la Suède, ayant derrière elle des force» maritimes, quatre fois plus grandes que les siennes^?
Ce court exposé doit prouver qu'il eut été unpossible povBt Vditmèe suédoise de débarquer en Finlande, eniaiâ:^ et que si même le débarque^ ment eût pu rémm , il ïm était io^ioaaîble dfe conserver sa Kgne d^opépatioût> ^ On* dit que les habitants do pays étaient en ktvmxr de la Suède , mm en admettant m^ne cette
supposition , elle n'avançait en rien les opérations du débarquement y quid^endait de la proportion des forces mafilim'es et non de la sympisithie du peuple finlandais; la guerre de 1808 en Finlande n'a au reste que trop prouvé combien peu tes sympattiies de ce pays contribuèrent aux succès des armées suédoises.
Examinons une autre combinaison, celle de n'entreprendre le débarquement que lorsque la flotte anglaise aurait été obligée de quitter les parages de la Finlande par crainte des glaces de rhiver, savoir vers le milieu du mois de novembre.
Napoléon où était-il alors avec son armée? à Smolensk en pleine retraite , et n'échappant luimême qu'avec peine à la destruction de son armée.
Or, nous le demandons, eftt-il été sage au prince royal de commencer la guerre contre la Russie quand celle-ci ^tait déjà toute victorieuse? pouvait-^on demander à la Suède de se battre pour Niq)oléon quaiKi celui-ci n^avait fait que l'outra-^ ger? et ne valait-il pas mieux pour elle de réussir contre la Norwége que d'éohouer contre la Finlande ?
Le prince royal jugea ainsi parfaitement bien les intérêts de la Suède , quand il s'allia à la Russie au lieu de* suivre le drapeau baissant de Napoléon , l'histoire impartiale en jugera ainsi , malgré ce qu'en disent des auteurs qui ne connaissent ni les localités, ni les moyens, ni les. intérêts de la Suède.
L'histoire jugera la politique de Charles-Jean d'après le résultat qu'elle a eu pour la Suède , et non d'après celui qu'elle aurait pu avoir pour la France j qui sous Napoléon était devenue son ennemie ? ce résultat fut l'union de la Norwége, que la nature même semble avoir formée /pour ne faire avec la Suède qu'un seul ensemble , tandis que la conquête de la Finlande n'offrait qu'une possession ultramarine aussi difficile à prendre que difficile à garder.
Le princfe royal se serait sacrifié lui et sa nouvelle patrie , en prenant le parti de Napoléon sans même être utile à la France, car l'intérêt de ce beau pays n'est point sur le Niémen il est sur le Blnn , et cette frontière le prince royal a tâché de la conserver à la France.
Après avoir montré le peu de validité des reproches faits à Charles- Jean , sur la politique
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qu'il a suivie eo 1812 et 1813 » nous croyons devoir examiner ce que des auteurs suédois ont reproché à ce prince » pour voir si leur raisonnement est mieux fondé que celui des auteurs français» Sans critiquer précisément Talliance du prince royal avec la Russie à cette époque $ ils disent qu'il aurait dû poser comme base et comme prix de cette alliance^ la restitution de la Finlande j plutôt que celle de C acquisition de la Narwége. Us fondent ce raisonnement sur la supposition que Tempereur Alexandre, pressé pso* les circonstances aurait , pu , lors de son entrevue avec le prince royal à Abo^ accorder cette restitution^
En admettant comme hypothèse que la restitution de la Finlande aurait été plus utile à la Suède que l'acquisition de la Norwége, y a*t-il, nous le demandons , la moindre probabilité que Tempereur Alexandre ^ qui avait fait la conquête de la Finlande , et y attachait le plus haut prix , aurait pu être engagé à la restitution volontaire de cette province qui, comme nous l'avons prouvé plus haut j ne pouvait être prise par force. Sans aller à des conjectures , il y a un fait qui prouve que l'empereiir Alexandre n'y aurait jamais consenti; ce