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droits de Tbomnie, laquelle, malgré les nombreux démentis que nous lui avons donnés, sera toujours notre boussole, ce sont les souvenirs de l'Amérique qui rinspiraient; lorsque, révolté par les violences des jacobins et par la pression despotique qu'ils exerçaient sur la Convention, il accourait seul, désarmé, à la barre législative pour les dénoncer et braver leur fureur, c'était encore son profond respect pour la loi et pour l'inviolabilité nécessaire des législateurs, sentimententièrement américain, qui le guidait; lorsqu'il combattait opiniâtrement le despotisme de l'Empire, malgré le prestige de ses victoires, etque, dans les Cent jours, à laChambre des représentants, répondant à un orateur qui venait de reprocher à la France son ingratitude envers le grand Napoléon, il s'élevait à une si haute éloquence et promenait son auditoire frémissant à travers tous les champs de bataille où les Français avaient versé leur sang pour ce même Napoléon ; en parlant ainsi il exprimait encore le sentiment américain qui ne permet jamais de mettre en balance la personnalité d'un homme, quelque grande qu'elle soit, avec la pairie. Dans tous ses discours, si remarquables d'ailleurs par la netteté et la fermeté des principes, par la sobriété du langage et l'élévation des sentiments, se rencontrait une grâce et même une sorte de sansfaçon qui avait aussi son charme et sa puissance : on y retrouvait le compagnon et l'ami de Washington, l'Américain d'adoption, mais aussi le gentilhomme français. Enfin, la Providence a fait naître presque en même temps ces deux hommes, Lafayette et Napoléon, et les a mis en présence, comme pour offrir à notre génération les deux types très-différents de la grandeur. De même qu'aux deux extrémités de Paris s'élèvent ces deux monuments, dont l'un glorifie les grandeurs du pouvoir absolu et l'autre porte vers les nues le génie de la Liberté, et qui, tous deux debout.
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semblent se défier et dire à la France : Chùisis! Elle a ]>orté ses hommages alternativement à l'un et àTautre, croyant pouvoir réunir et confondre ces deux cultes contraires; on a dépensé bien des sophismes pour tûcher de les concilier; mais la force des choses et la vrrité protestent, et il faudrabien, un jour ou l'autre, faire un choix. Ce jour-là, la mémoire de Lafayette grandira encore.
LVniotion causée par tous ces cruels épisodes n'était pas encore calmée, lorsqu'une nouvelle insurrection éclata à Lyon. Cétaient toujours les ouvriers en soie qui, travaillés par les sociétés secrètes, se soulevaient (^t arboraient sur leur drapeau : Vivre en fravaillant^ mourir en combattant. Les autorités chiles et nnlitairos de cette ville, prévenues à temps, agirent <'cttc fois avec vigueur et décision, et le canon eut bientôt raison de ce soulèvement qui, à vrai dire, n'avait pas de cause sérieuse.
Les démagogues de Paris crurent cependant que l'occasion était bonne pour eux, et, au moment où Tinsurrection de Lyon venait d*étre réprimée, ils descendirent dans la rue et dressèrent des barricades. La police triompha si facilement de cette émeute, qu'on la soupçonna de Tavoir provoquée ou tout au moins facilitée.
Iles excès déplorables furent commis dans la répresNJoii «le cette échautrourée:<lt>s soldats pénétrèrent <laiis le^ niaisiMis d'où ils soupçonnaient qu on avait tiré Mir t>ii\, et massacrèrent tous les habitants sans distinetioii d*dge t*t de sexe ; c*est ce qu'on a appelé ki massacres de la rue Transnonain^ (pli vinn*nt charger encore le général Hiigt^aud, quoiqu'il en fût innocent. Les ministres avouèrent à la tribune que de$ orjret imfàifoijabk'8 avaient été donnés ///ir^ux.
Les nonilir«»uses arrestations faites à la suite des insurrections de Lvon (*t de Paris dcumèient lieu à
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ce procèê numtire porté à la Cour des pairs et qui fut si riche en scandales; il se trouvait plus de cent accusés et autant d^avocats. Le parti révolutionnaire avait vu dans ce procès une occasion de proclamer solennellement ses principes et de passer la revue de ses forces. En conséquence, tous les coryphées de ce parti avaient été choisis comme avocats des accusés : ^écrivains, journalistes, députés, tous étaient appelés à figurer comme défenseurs dans la cause. Aussi, dès les premières séances, les rôles étaient intervertis et la défense était transformée en agression. Le chancelier Pasquier fit preuve, dans ce procès, d*une grande fermeté et d*une tenue vraiment magistrale ; ayant voulu rappeler à leur mission les défenseurs, ceux-ci déclarèrent qu'ils se retiraient de la défense. On désigna des avocats d'office pour les remplacer : mais ces avocats ainsi désignés se récusèrent à leur tour, par suite du refus que les accusés firent de les admettre; il fallut céder. Une salle ad hoc ayant été. construite, le procès commença ; il se compliqua d*un incident qui força de recourir préalablement à la Chambre des députés : deux députés désignés comme avocats par les accusés, MM. de Cormenin et Audry dePuyraveau, pour motiver leur refus de se présenter, avaient écrit une lettre outrageante pour la Cour des pairs; Tautorisation de les citer devant cette cour nous était demandée. Je m'y opposai avec quelque vivacité, demandant si, au cas où un pair outragerait la Chambre des députés, nous pourrions le juger, et réclamer pour la représentation nationale les droits de la réciprocité. Cependant Tautorisation fut accordée contre l'un de nos collègues, M. de Puyraveau ; l'autre, M. de Cormenin, avait désavoué la lettre incriminée ; après quoi le procès se poursuivit.
Dans le cours du débat, accusés et avocats se livrèrent à (le telles violences que force fut à la Cour de
décider, en vertu du pouvoir qui lui était laissé de régler sa procédure comme elle Tentendrait (la loi annoncée par la Charte et qui devait statuer sur celte procédure n'était pas encore rendue), que les accusés turbulents seraient exclus de Taudience et jugés, absents comme présents : disposition analogue à celle qui avait été prise contre les Girondins d*abord, et contre le fameux Danton ensuite, et qui devait trouver sa place dans les fameuses lois de septembre^ dont nous allons bientôt parler. Toutes ces difficultés, tous ces scandales qui mettaient la justice aux prises avec une espèce d'impossibilité morale et matérielle, tenaient à ce que le gouvernement avait, dans la vue de produire un plus grand effet, réuni les accusés de Lyon à ceux de Paris et n^avait pasj su choisir parmi eux.
On était à peine sorti de ce violent débat quand Tattentat Fieschi vint jeter comme une lueur sinistre sur toutes nos agitations.
Le 28 juillet 1835, le roi, entouré d*un brillant étatmajor, ayant à ses côtés plusieurs de ses ministres, passait la revue de la garde nationale de Paris, échelonnée sur toute retendue des boulevards intérieurs, depuis IVglise de la Madeleine jusqu'à la colonne de Juillet, et le cortège royal était arrivé sur le boulevard du Temple, lorsque de Tune des maisons qui bordent ce boulevard, non loin des petits théâtres, partit une décharge de coups de fusils qui frappa de mort un grand nombre <1 es personnes du cortège et entre autres le maréchal Mortier. Le roi n'échappa à cet horrible attentat que par un prodige.
C'était un (^orse, nommé Fieschi, lequel, aidé de quelqut>s vieux républicains fanatiques, avait drossé sur l'appui de sa fenêtre, au troisième étage, une bat* terie dt* canons de fusjLs, qui, partant tous à la fois au moyen d'un mécanisme, avaient causé tout ce ravage.
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Le coupable fut à Tinstant même saisi, jugé avec ses complices par la Cour des pairs, condamné et exécuté.
Ce crime atroce, quoique individuel, n'en produisit pas moins une impression profonde dans le monde politique. Comme après Tattentat de Louvel, sous la Restauration, c'était à qui, parmi les conservateurs, conseillerait les mesures les plus exorbitantes. Ce fut au point que le duc d'Orléans se vit obligé de faire cette réponse à un général de la garde nationale qui se montrait plus violent que les autres : « De la justice prompte et sévère, à la bonne heure ! mais qu'on ne fasse pas de cet attentat une exploitation. » ( Voir les Mémoires de Dupin, page 165.)
Le ministère ne se montra malheureusement pas aussi sage et aussi politique que le prince royal.
La Chambre fut saisie d'une série de lois qui ont reçu une triste célébrité, sous le titre de lois de Sep^ tembre. De toutes ces lois plus ou moins rigoureuses, il en était une qui provoqua surtout une vive résistance : c'est celle qui dépouillait le jury de l'attribution générale et exclusive que la Charte lui avait faite du jugement de tous les délits de la presse. Cette attribution était transférée à la Cour des pairs pour tous ceux de ces délits qui constitueraient un attentat contre la sûreté publique ou une provocation à l'insurrection, ou une offense envers le roi, etc.
M. Royer-Collard qui, depuis la révolution de 1830, s'était tenu éloigné de la tribune, y monta pour flétrir avec tout ce qu'il y avait d'âpre, mais aussi d'élevé dans sa parole, cette violation indirecte de la Charte. « Je repousse, s'écria-t-il, ces remèdes funestes où la ruse respire, la ruse, sœur de la force, et qui est une autre école d'immoralité... »
Je ne pouvais manquer de m'élever aussi contre cette atteinte au pacte constitutionnel : c'était un de-
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voir d*autant plus impérieux pour moi, que j*aTaîft été témoin et comme partie dans ce pacte, alors que j'avais signifié à la Chambre, au nom du Gouvernement provisoire, que la couronne ne devait être donnée que sous la condition de cette même attribution au jury de tous les délits de la presse, attribution qu'on voulait lui enlever. Je n'eus pas de peine à démontrer qu'au moyen du vague et de l'élasticité qne comporte toute définition des délits de la presse, la nouvelle attribution faite h la Cour des pairs, bien que restreinte h certains délits qualifiés û'attentati^ les renfermait tous réellement et laissait le gouvernement parfaitement libre d*en dessaisir à volonté le jury : ce qui réduisait a rien la garantie de la Charte constitua tionnelh* et annulait de fait une des principales conditions du pacte contracté avec la nouvelle dynastie.
Uans ces lois répressives de Septembre, une autre <lisposition se faisait remarquer : celle qui punissait d*une pein(* assez forte toute attaque contre le principe du gouvernement établi. Un gouvernement éiabli ne doit pas se laisser discuter^ disait-on alors ; et ce mot, tous les partis au pouvoir, depuis M. Guizot jusqu'au général Cavaigiiac et à Napoléon, Tout répété à Tenvi. — Oui. pour un mauvais gouvernement, la maxime est vraie, car tout mauvais gouvernement est inéritablement ruiné par la libre discussion; mais elle est au moins sans application et même dangereuse pour un bon gouvernement. Dien loin d'empêcher de discuter Hotn* gouviTurnimt de Juillet, j'aurais, au contraire, appelle provoqué lu <lis(*ussion sur lui : qu*aurait-îl risqué a rtrt* mis en parallèle avec le gouvernement (lu droit divin (»u avec l'empire, ou avec la république? comparé froidi*ment avec ces divers gouvern«*nii*nt>, il ii** pouvait <|Ue sortir triomphant de la «Mimparaison. Kt. par exemple, la république avec ses iuipusbibilité> prati(|ues, avec les souvenirs qu'elle
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avtit laissés après elle, pouvait-elle èUre mise en balaace avec un gouvernement qui, né du triomphe du droit contre la force, pur dans son origine de tout excès, susceptible de toutes les améliorations que les libéraux les plus exigeants pouvaient désirer, garantissait tout à la fois le présent et Tavenir, et conciliait admirablement ces deux conditions si nécessaires à nos sociétés modernes : Vordre et la liberté, le progrès et la sécurité. La république n'est devenue redoutable un jour, pour le gouvernement de Juillet, que précisément parce que les lois interdisaient de faire ce parallèle : discutée froidement, pesée dans la balance du bon sens pratique, par ceux-là mêmes qui la désiraient le plus vivement, elle aurait été reconnue impossible, ou tout au moins prématurée ^ Mais, pour les masses qui ne raisonnent pas, elle était restée Tobjet d'un culte vague et indéfini. Ce n'étaient pas les amis du gouvernement de Juillet qui auraient dû écarter la discussion de la république, mais les partisans de la république eux-mêmes, car si elle était redoutable pour* la monarchie comme sentiment, aux yeux de la raison elle était inadmissible.
Les auteurs des lois de Septembre se trompèrent encore en ce jour; ils crurent agir dans un intérêt de conservation pour le gouvernement de Juillet, et ils ont, sans le vouloir, puissamment contribué au triomphe de la république. Il en a été ainsi de tous les gouvernements que nous avons vus se succéder en France.
1. Le oBAtin môme da 24 férrier, tout ]ts républicains éclairés, Marie, Gamier-Pagès, Pagnerre, me disaient quMIs sentaient bien que la république était impossible, que s'ils Pavaient dam leur main ils se garderaient bien de l'ouTrir : ce sont les f^ns du peuple, ignorants et qui ne raisonnent pas, qui ont entraîné les autres vers la république. Si le raisonnement eût pénétré au moyen d'une libre diseusition dans les couches inférieures, la république n'eût pas été improvisée dans Télan d'un arougle enthousiasme.
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Attaqués, ils se sont irrités ; ils ont perdu le sangfroid et abandonné leurs voies ; ils ont cru qu*ils rendaient coup pour coup à leurs ennemis et ne se sont pas aperçus qu'ils travaillaient à leur succès.
Toutes les lois demandées par le ministère furent votées sans difficulté, la passion et la peur aveuglaient et emportaient alors la majorité; elle ne raisonnait plus. Mais, à partir de ce moment, il fut facile d*eDtrevoir qu il s*opérait dans le parti conservateur un commencement de désagrégation : des hommes considérables de ce parti, tels que Royer-Collard, Etienne, Calmon, Dupin aine lui-même et autres, se séparèrent de la majorité, les uns avec éclat, les autres avec une tristesse silencieuse. Le tiers parti se fortifia de cet dissidents : des orateurs éloquents et accrédités tels que Passy, Dufaure, apportèrent à l'opposition Fautorité de leur parole et de leur caractère. L'isolement se faisait de plus en plus autour de la couronne.
Mais ce n*est pas seulement dans les rangs du parti conser\*atour que se fit sentir le contre-coup des exagérations du système; leur influence pénétrajusquau sein même du pouvoir : elles eurent pour effet de semer la désunion chez les hommes qui, jusqu^alors, avaient fait la force et l'éclat du gouvernement.
Trois ministres, en effet, avaient jusqu'alors soutenu les efforts de la lutte : c'étaient MM. de Broglie, Guizot et Thiers ; ils étaient les ministres réels de ce cabinet du 1 1 octobre, dont le maréchal Soult n'était guère que la décoration. Cette combinaison, à raison même de sa force, ne plaisait que médiocrement au roi : « Quand ces trois messieun sont d'accord, disait-il, je me trouve neutralisé^ je ne puis plus faire prévaloir mon avis; cest Casimir Périer en trois personnes. » On pense bien que, dans une telle disposition d*esprit, il tenait fort peu à ce ({ue cette espèce de triumvirat se continuât dans le pouvoir. M. de Broglie lui était particulière-
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ment désagréable : la roideur de caractère de ce grand et noble parlementaire , Télévation de ses sentiments, le vrai libéralisme qui était en lui, et que les violences de la rue pouvaient bien troubler un instant, mais ne détruisaient pas, se conciliaient mal avec le caractère et les \iies du roi. M. Guizot participait aussi un peu de Tantipathie qu'inspiraient au roi les hommes à opinions dogmatiques. M. Thiers était le moins antipathique à Louis-Philippe : les ressources de son esprit, le charme et la souplesse de sa parole, tout, jusqu'à une certaine familiarité de manières, plaisait au roi : un seul point les divisait, mais il était capital ; c'est que M. Thiers, s'il n'était au fond pas beaucoup plus libéral que le roi, était très-décidément parlementaire et avait pleine confiance dans la révolution qu'il aimait ; sans être grand partisan de réformes intérieures, il les admettait cependant, ne fût-ce que comme expédients ; dans la politique extérieure, il ne craignait pas de porterhaut le drapeau de la révolution ; il aurait voulu rallier quelques-unes des puissances qui avaient formé la coalition, l'Angleterre surtout ; il tenait beaucoup moins que Louis-Philippe à l'honneur de passer pour le dompteur de cette révolution. Et cette politique il la main tenait avec fermeté, en dépit de toutes les câlineries et de toutes les ruses du roi ; ce qui faisait dire à ce dernier : « Nous faisons bon ménage avec Thiers : je ne demanderais pas mieux que de le continuer; mais il tire toujours la couverture à lui. » Il ne se doutait pas qu'il faisait en cela l'éloge de ce ministre.
Eh bien, cette espèce de triumvirat si importun au roi, ce sont les lois de Septembre qui contribuèrent à le dissoudre, sinon immédiatement, au moins pour un avenir très-rapproché.
M. Thiers et M. Guizot n'avaient guère d'affinités, soit à raison de la différence de leur origine, soit par la dî-
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versité de leur caractère, et il eût été facile au roi de contrebalancer Tun par Tautre. C'est même ce qui lui arriva plus tard. Hais H. de Broglie les reliait ensemble.
Une première fois cependant, en 1834, M. de Broglie avait quitté le ministère par suite du rejet de rindemnité américaine. Napoléon avait eu la prétention d'imposer son blocus continental, non-seulement aux nations engagées dans la guerre, mais au monde entier. D'après le célèbre décret de Berlin, tout vaisseau mar^ chand, & quelque nation qu*il appartint, qui se laistait visiter par un navire anglais, alors même qu'il ne cédait qu à la force, était déclaré de bonne prise.Cette règle, contraire à toutes les notions du droit des gens, avait été appliquée au commerce maritime de TAmérique : de là des réclamations d'indemnités considérables, adressées d'abord à l'empereur, ensuite à la Restauration, et cnfm au gouvernement de Louis-Philippe. Ce cltTuier, de guerre lasse et par une sorte de transaction, avait consenti à payer vingt-cinq millions. Lors<(ue le crédit destiné à payer cette vieille dette. <]ue tous les gouvernements avaient repoussée, fut présenté u la Chambre, il y causa une fâcheuse impression, mêlée d'étonnement. Après un discours fort habile et très-puissamment raisonné de B<*rryer, le projet de loi fut rejeté, et M. de Broglie donna immédiutt*ment sa démission : le roi ne fit aucun effort pour le retenir.
U est sans intérêt de reproduire les différentes eombihaisnns niiiiislmellrs «pii S(> succédèrent alors et qui tirent surgir à la présida née du cabinet, d'abord le maréchal Gérard, puis U* maréchal Mortier. Cet illustres éfm'S, ainsi qu'on les appelait alors, avaient une douMr utilité : «>ll<>s pt*rmettaient de tenir en équilibre les deux influences déjà rivalt*s de MM. Thierset Guizot, équilibre qui eût été rompu, si l'un ou l'autre de