CHUTE DU MINISTERE LAFFITTE
de plus en plus énergiquement pour cette dissolution; des groupes menaçants se formaient journellement aux portes du Palais-Bourbon, et il avait été nécessaire d'appeler des troupes pour protéger les députés. Le ministère hésitait à se prononcer; mais enfin H. Laffitte, itérativement interpellé sur ses intentions à regard de cette dissolution et affectant de prendre le change sur le sens de ces interpellations et de les considérer comme Texpression d'un vœu, déclara que, puisque ia Chambre éiait d'avis de la dissolution, il prendrait les ordres du roi. La majorité, furieuse d'avoir été ainsi jouée, ne pouvait plus donner son appui à un tel ministère ; et, d'accord avec le roi, qui de son côté voulait garder encore la Chambre, il fut résolu qu'un nouveau cabinet serait composé.