CHAPITRE XXV
dianl à Provins» rallier la divijsîon du général Souham rappelée par le Ministre de la guerre , de l'Yonne sur la Seine , et arrivée depuis la veille à Nogent; mais le duc de Ragusè préféra l'y laisser, croyant qu'elle couvrirait le mou* vement rétrograde de l'armée.
De son côté, le général Gompans se retira sur Meaux , faisant flanquer sa droite par le général Vincent qui arriva à Trilport au moment où lé gros de la division entrait à Meaux. U y avait dans cette ville environ i,5oo hommes d'infanterie et 600 chevaux , sous les ordres du général Ledrudes*Essarts. Le comte Gompans , avec ce faible mais précieux renfort, résolut de défendi:e, au combats ae moins pour la journée , le passage de la Marne. Mea^l!' ^* U donna le commandement de toute la cavalerie au général Vincent , et lui ordonna de se porter en avant de Trilport.
L'armée de Silésie se dirigeait sur Meaux : les
Prussiens par Goulommiers, et les Russes par
la route de La Ferté-sous-Jouarre. L'avant-garde
du comte de Langeron, aux ordres du général
Emmanuel , arriva à cinq heures au pied duplateau
de Saint- Jean-les-Deux-Jumeaux , que le général
Vincent , secondé par 5 à 600 gardes nationaux
des environs , lui disputa; mais les Russes ayant
été soutenus par l'avant-garde du corps d'Yorck,:
qui déboucha sur la droite du chemin de Gou-^
4o6 CAMPÀCNE DE lSl4 9
lommiei's , le général français fut obligé de re^ passer la Marne à Trilport , avant d'avoir eu le temps de faire amener les bateaux de la rîve gauche. L'ennemi s'en servit pour jeter aussitôt de lautre côté une nuée de tirailleurs et quelques centaines de chevaux , pendant qu'il construisait ses ponts sous la protection d'une/ vingtaine de pièces de cabon.
Dès qu'ils furent achevés , la cavalerie du général Katzler et du colonel Bluchei^, soutenue de l'infanterie du général Horn , déboucha , et après un combat assez vif avec les troupes du général Ledrn , les forcèrent de se retirer sous Meaux. Une partie de l'infanterie des Alliés longeant la rivière , se glissa dans le faubourg de Goraillon, et y fiisilla avec celle du générai/ Compans. Les corps d'Yorck et de Kleist bivoua^ quèrent à Trilport , celui du comte Langeron à St. Jean et Sameron; les troupes du baron Sacken à La Ferté-sous-Jouarre; le corps du comte de Woronzow à Bussières.
Quoique la grande armée n^eut aucun obstacle devant elle , elle ne fit pas plus de dhemin que la veille, et coucha à. Guerard, 'Mouron, Saint- Pierré-en-Veuve , Chailly et Montaimey.
La nuit dn2'] au 28 fut fort tranquille à la grande armée alliée et aux corps des Maréchaux; mais sur les bords de la Marne, il y eut une fusillade