CHAPITRE XXV
temberg , îûstruil que la traverse de Courgivaux à Moulis était impraticablie pour Tartillérie , rappela le comte de Pahlen, lequel rejoignit )a grande route à St.-Martin-du-Bauchet , et ne laissa que les cosaques sur Moutis ; ce qui permit au général Joubert de regagner sans accident Proyins par une marche de nuit.
On voit par l'exposé des faits de cette journée., que les corps d' Yorck et de Kleist d^ l'armée de Silésie , et ceux du prince royal de Wurtemberg et du cornue Raye^ki de la, grande armée , furexit les seuls qui agirent; ainsi l'on jugera, par l'embarras où ils jetèreint lés Maréchaux , de ce qu'ils . seraient devenus ,, si toutes lés fôrces^ennemies avaient été mises en jeu ; mais quoique le prince Je Schwarzenberg eût recueilli la veille dt si beaux fruits de mouvemens accélérés , il retomba le 26 dans sa pesanteur accoutumée, et, pour veiller dans une marche aussi décisive^ comme à une parade, à ce qu'aucun corp», .aucune voiture ne sortit du rang qui lui avait été assigné , il se réserva encore une bataille sanglante sous les murs de Paris.
Réunis à Larnière , les Maréchaux français agités d'une vive inquiétude , regrettèrent la halte de Mœure , qui avait fait évanouir sans retour l'espoir de se retirer par MeauX , avec «e jettent sur le général Compans. A ces tri9te8 idées se joi-
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gtiâit encore la pénible certitude de ne pouvoir toût-à-l'heure couvrir Paris. En effet, il était probable que l'ennemi , maître de Coulommiers et de La Fer té-sous- Jouarre , devait les prévenir devant Ses murs. Dans cette situation désespérée, il ne leur resta d'autre voie de salùt que de se jeter surProvîns par la traverse, pour de là s'acheminer par Nangis vers la capitale.
Lp 27 mars , à deux heures du matin , l'armée se mit en marche par Ghartronge , Courtàcon et Champcenetz sur Provins , ou elle arriva àdix heures du matin. Le comte de Pahlen ne la poursuivît que jusqu'à Courtàcon, d'où, ayant été rappelé vers Crécy , il laissa à sa suite un millier de chevaux aux ordres du généif^al llowa'iski.
On s'était établi à Provins depuis trois heures ^ lorsqu'un pulk de Cosaques se montra sur le mont Jubert ; c'en fut assez pour faire évacuer la ville dans le plus grand désordre. Cependant les reconnaissances envoyées dans^ toutes les directions , n'ayant rapporté que des nouvelles rassurantes, les quartiers-généraux redescendirent en ville pour y passer la nuit ; la troupe campa sur le plateau de Maison-Rouge. C'était une grande faute de faire si peu de chemin ce jour-là ; et , puisqu'à deux heures on avait repris les armes , il valait autant se porter de suite à Nangis , pour gagner une journée. Au moins fallait-il en cou-