‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 100 sur 107 · CHAPITRE tXxn. &]t · texte numérisé non relu

CHAPITRE tXxn. &]t

d^obéissanceêt de fidélité , qui fiit àcctteillie etteè dq[$ paroles pleliiè^ de sentiment et de hmiïé. Lé Roi ôéjourna le â5 à Calaid , àe jhéiidit le letidemain à Botilogne , et de là par Àbbëtille et Aiiiietià à Gottipiègne 4 oà il àttivà le àg. La plii|5âl*t des Maréchaux l'y attendaient ^ et le prince de Neachàtel , en sa (|ualité de Majëi*-génét*al ^ le eom* plimenta. « To^ armées -, Sire ^ lui dit-il ^ dont » les Maréchaux sont aujourd'hui l'organe , s'es- » timent heuretises d'être appelées pàk* leur dé- >) vouenieùt et leur fidélité à secdndet* tes tues » pour la gloire et la prospérité de là Fiance. »

A mesure qiie le Roi àppféehstit de là Gapitsde, les partis s'agitaietit plus vivemëtit autour de lui pour diriger dans lé sens de leUrs intérêts et de leurs opinions, le chëix de là Constitution, la nomination des ministres , et rôrganisàliôn personnelle du Gouvernement.

Le Sénat persév'éràit à défendi^g la GdnstUution du 6 avril , et surtout les principes qui en forinaient la base ; il en âvàil Aèike fait l'application dans lé décret du 14 qui hoiniËait le comte d'Artois Lien tenant-général du rojauitte, et lui conférait un titre qu'il tenait déjà du Roi^ Dans ce décret, Louis XVlll lui-même étàîl désigné comme un prince qû'im acte libre du peuple français appelait au trône de France , rirais vpn ne devait s'y asseoir qu'après àvoii' aîccepté , signé et juré la Goi^titution. TÀaxs , dés le 7 avril , le

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Gouvernement provisoire s'était écarté de ce principe dans son arrêté sur l'intitulé des jugemens, qu'il ne prescrivait de rendre en son nom que jusqu'à V arrivée et V installation de Sa Majesté Louis XJ^III. Les adresses d'adhésion à la Constitution cessèrent d'être insérées au journal officiel, et les membres du Gouvernement qui voyaient dans le principe de la légitimité un moyen d'écarter du trône toutes les ambitions , proposèrent, dans une réunion de Sénateurs, de la réduire à quelques articles fondamentaux; mais ce projet fut rejeté.

Un assez grand nombre de citoyens partageait l'avis du Gouvernement provisoire; néanmoins tous ne tiraient pas du principe de la légitimité les mêmes conaéquences , et les opinions ne différaient pas moins sur l'organisation personnelle du Gouvernement.

L'ancien clergé défendait le principe du droit divin des Rois ; il rappelait que l'Eglise avait donné des premiers ministres à la France ; que des évêques étaient les premiers pairs du royaume; que le clergé fut le premier orcjre aux Etats-généraux , et il réclamait , sinon les dîmes et les biens qu'il avait perdus , du moins une dotation proportionnée au rang qu'il devait reprendre dans l'ordre social.

L'ancienne noblesse se ressouvenait qu'elle occupait les emplois de la Cour et de l'armée;

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