‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 99 sur 107 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

bornaut à rendre toutes les places de Hollande, d'Allemagne , d'Italie et d'Espagne , on ne pouvait pas conserver , du moins jusqu'à la conclusion de la paix définitive , les boulevards qui défendaient les frontières naturelles du Royaume , et garder une attitude imposante dans des négociations où la Puissance désarmée perd toute prépondérance? Sans doute les plénipotentiaires français, guidés par un diplomate très-exercé dans les négociations avec les Puissances intéressées , ne négligèrent rien pour obtenir de meilleures conditions ; mais ils étaient peu avantageusement placés pour agiter, et ne purent rien obtenir. D'après l'état actuel des affaires, on estima que la délivrance de ^o départemens, écrasés par les contributions en argent et en nature , valait bien la cession de 53 places fortes , de 12 mille bouches à feu et d'un matériel sujets à litige , même dans les suppositions les plus favorables à la France.

En exécution de cette convention , le prince Evacuation de Schwarzenberg ayant déposé le titre de Gêné- pL les Ames! ralissime , les grandes armées alliées furent dissoutes, et chaque nation se disposa à quitter la France. Les corps autrichiens de la grande armée se mirent immédiatement en marche en trois colonnes pour retourner dans leurs foyers ; mais ceux de l'armée du sud ne se retirèrent qu'au commencement de juin; les Russes se dirigèrent

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en cinq colonnes sur le Rhin , qu'ils repâs^èretit

à Coblentz , à Manheitn et à Fort-Louîs. Une

seule dirision de la Garde se rendit à Gherbout^g^

^ où elle fut embarquée sur une escadre rùs»è^

venue d'Angleterre^ Les Prussiens ëvat^itèrent

également le territoire français en ttois colonnes,

mais se tinrent en grande partie sur la tire gau-»

cheduilhin^ dans leurs aiiciennes pr^TÎncôS 61

celles qui devaient leur écboir. Les Bavarois

allèrent s'établir dans le duché de Deux-Ponts

et la principauté de Pirmasens qui leur étalent

promis; les autres corps allemands t*epassèreni

aussi le Rhin successivement. INéanmoitis Paris et

beaucoup d'autres points restèrent occupés , ël

ce ne fut qu a la fin de juin que le territoire htt

entièrement délivré.

ArriTée du L'évacuatiou prochaine de là France par lëA

rance. ^jjj^^ ^ j^ départ dc Napoléon pour l'Ile d'Ëlbe , lu

retour de la paix et de la tranquillité dans tt)Utes les parties du royaume , décidèrent Louis X VIII à venir s'asseoir sur le trône de ses aïeux. Il quitta sa retraite de Hàrtwel , et après avoir fait soii entrée à Londres en Souverain , le ào avril ^ il s'embarqua le 24 à Douvres , et prit terre i« même jour à Calais. Le comte Maison s'y était rendu en toute hâte de Lille avec son état-tuajor et une députation de l'armée du jNord. U le reçut à son débarquement , et lui remit tàné adresse eoatônant de nowellei protestation^

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