‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 19 sur 107 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

qu'on eût pu tirer du plateau de Romainville et de la butte Montmartre pour la défeuse de la capitale sur la rive droite de la Seine. Il nous reste maintenant à rendre compte de la situation où elle se trouvait au 2g mars.

Le Conseil de Régence venait de prendre des sitaatïon d«

. . T . ^ . 1 1* Capitale.

mesures qui indiquaient , même aux yeux les moins clairvoyansj'approchie du danger. L'Impératrice et le Roi de Rome étaient partis pour Tours; les membres du Conseil , les grands dignitaires , les ministres , se disposaient à les suivre. Le roi Joseph , le Ministre de la guerre et -le Ministre* directeur restaient encore ; mais le gouverneiment allait être transféré sur la Loire. Paris n'était plus qu une place , une position abandonnée aux chances de la guerre.

Sous ce rapport, c'est sa situation militaire qu'il importe surtout de faire connaître.

On a déjà vu au chapitre V, que le roi Joseph était lieutenant-général de TEmpereur dans la- 1'® division militaire. Ses attributions relatives à la défense de Paris , embrassaient en cette qualité , les forces disponibles , les travaux matériels et le mouvement des armées,

Les forces disponibles étaient de ti^ois espèces , placées chacune sous un chef particulier. Le ma* réchal duc de Conegliano commandait la garde nationale , le comte HuUin les troupes de ligne , et le général Omano , les réserves de la garde.

Ces dispositions étaient empreinties d'un vice car pital. Le roi Joseph n'avait , comme militaire » in les connaissances positives , ni le caraclère qu'il fallait pour imprimer à ces rouages Tqiiité , la force et la rapidité d'actipn qu eussent exigées les circonstances ; il n'était même suppléé à cet égard par personne. Le seul des généraux qui réunit à l'expérience du con^mandement en chef , le grade qu'il aurait exigé , le duc de Conegliano n'avait sous ses ordres que )a garde nationale , laquelle , dans Fétat de guen^e où était P^ris ^ devait être , aux termes des lois et règlem.ens(i) , à la dispçsition du général HuUin , qqi s^ trou* vait à-la-fois subordoiipé>u Maréchal comme un des aide$--p^ajor$-génér^ux do cette garde , et in^ dépendant comme comma^dapt de la division et delapl^jce.

MaintçQaQt qu'op contait l'incohérence de Moyens ma- cctle Organisation , il est nécessaire de la consî-

térieU de dé- f r t i* '1/ i^-ti'

fense. . dcrer 4s^ns ses divers elemens. IMapoleon , comme QP se le rappelle , ayant rejeté en janvier le projet qui lui £at ^umis par le Comité de défense , Fari^ rie ^ev^it ^(rç couvert que p^r des ouvrages en bois , capables seul^m^t de résister aui: attaques de 1^ c^v^li^ri e et dopt les é vén^in^ns hâtèrent l'exécution. Ppur flanquer ou protéger les parties des tambours qui ne se défendaient pas elle$^

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. (i) Loi du 10 juillet 179 1 9 Aèglem^nt du a4 décembre 181 !•

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