‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 20 sur 107 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

mêmes , on crénela les bâtioiens élevés aux diverses barrières et q.uelques parties adjacentes du mpr d'enveloppe ; on forma en maçonnerie ou en fprtesf paii^^de^ les lacunes de l'enceinte ^ et Ton acheva le chemin des rondes iotérieur , afin de circuler librçmept tout autour,

L'ajPtilljerie aâec<;ée à }a défense de l'enceinte ne consistait qi^^pn 4q pièces i^e 4 et :io de8 , indépepddmment de 12 pièces de 4 9 et de 4 de 8 ^ destinées ^ former une réserve sur chacune des rives de la Seine.

Les 56 barrières de renoeinte furent diviséesen grandes et petites. On Classa au nombre des premières , sur la rive gauche de la Seine , celles de Fontainebleau , d'Orléans et du Maine ; sur la rive droite , celles de Passy , de Neuilly , du Houle, de Cliçhy, de St.-Denis , de pantin , du Trône et de Charenton , ou aboutissent les grandes routes , et que le service pu-* blic et celui des armées , obligeant de tenir ouvertes jour et nuit , mettaient dans la nécessité d'occuper en forces comme plus exposées à Tin-» suite des partis. On rangea parmi les petites barrières toutes celles d'où partaient des chemins vicinaux , et Ton condamna celles qui poi^vaiept être fermées sans graves inconvéni^ns. Les autresrestèrent ouvertes le jour.

L'artillerie fut coucentrée aux grandes bar-' rières. Une des réserves fut placée à celle du

Trône , d'où elle pouvait se porter sur la barrîèr# de Charentou ou sur celle de Pantin 6t de la Villelte , suivant que Fennemi arriverait par les routes de M elun et de Làgny , ou par celles de Meaux et de Soissons ; l'autre fut portée à la barrière de Fontainebleau , çur la route que devait tenir l'ennemi arrivant par la rive gauche de la Seine. De ce point , d'ailleurs , rien ne l'empêchait de se porter aux barrières d'Orléans et du Maine , ou de se réunir par le pont d'Austerlitz à la réserve de la rive droite >

Tels étaient les moyens matériels et l'armement de l'enceinte ; nous verrons en parlant des forces disponibles , le personnel attaché à ce dispôsitifé

Au dehors on avait construit des tambours en charpente aux ponts de St.-M aur , de Charenton et de Neuilly j mais les hauteurs de Paris et ses faubourgs extérieurs étaient encore sansdéfense, quand la 2® marche du maréchal Blucher sur la capitale , convainquit le roi Joseph , qu'incessamment menacés d'attaque par un corps d'armée, ces frêles ouvrages ne donneraient pas même le loisir d'entrer en pour^parler.

Il se fit alors rendre compte du projet rejeté par l'Empereur en janvier , et prit sur lui d'ordonner au comte Dejean d'en faire l'assiette et le tracé avec les modifications commandées par les circonstances. Ce général se hâta d'envoyer

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