‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 35 sur 107 · CHAPITRE XXYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYII

poste sur la route de Saint-Ouen à Paris , obser-* vera , à droite de Montmartre, le faubourg des Batignollés.

Tel fut le plan dont nous verrons plus lard Pexéctition , et qu'annonçaient à peine les pre^ miers moùvëmens de larmée de Silésie ; mais pour des militaires qui , comme les généraux Dé- Jean et Maurice Mathieu, avaient une longue expérience de la guerre , il était facile d'en apercevoir les conséquences. Consultés par le Roi , ils ne crurent pas devoir les lui dissimuler , ce qui persuada Joseph que s'il attendait Tissue delà ^^®^^^^/^^^^ journée, il ne lui resterait , comme à l'armée ï^^*^^***® ^*' de retraite facile et certaine que par la route de Fontainebleau. Alors, soit qu'il craignit de s'exposer aux premiers reproches d'un Souverain qui l'accuserait injustement d'avoir petdu sa capitale; soit que les ordres mêmes de l'Empereur ou d'autres considérations le portassent à' rejoindre l'Impératrice ; soit enfin que le développement imposant de l'armée de Silésie , confirmant tous Ips rapports , eût fait succéder à trop de confiance une crainte excessive et prématurée , il résolut de partir assez tôt , pour que les coureurs de l'ennemi ne pussent arriver avant lui au pont de Sèvres , ou l'atteindre sur la route de Versailles et d'Orléans. En conséquence il se hâta d'adresser aux ducs de Trévise et deRaguse n envoie aux 2. 3o

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^?^*^f •^'^'j; râutorisation de capituler , tant pour leur armée gus», rauiori- que pour la capitale. Le eënëral comie HuUin tuier. fut chargé de 'faire parvenir par deux officier»

cette autorisation aux Maréchaux , et de prendre lui-çiéme des mesures pour évacuer Paris avec lés troupes de la garnison. Les Ministres eurent ordre de se rendre aussi près de Tlmpératrice , et d'en expédier de pareils aux grands fonc^ tiounaîres et aux membres du Conseil d'Etat res* tés à Paris. Les officiers sans destination', qui attendaient des ordres, se dispersent; la garde elle-même se retire; en un instant les cours et la maison sont désertes, les grilles du pavîlloa se ferment: plus de Général en chef, plus de quartier-général.

Entrée en Taudis quc Tarmée de Silésie se déféloppaît dû pr« royal daus la plaiuo de Saint-Denis , les corps aux orberg. ^ dres du prince royal de Wurtemberg arrivaient à Neuillj-sur-Mame. Après avoir laissé sur ce point le comte de Giulay en observation , ce Prince couronna les hauteurs de Nogent, laissa un bataillon dans ce village , et se poitant à la hauteur de Fontenay, divisa en deux colonnes le reste des troupeSé Attaque et La première, composée de la brigade de

prwe du pont » *• , *^ ,

deSaint'MaarHohenlohe, ajdut cu réscrvc celles de Misanj

tembergeois. et dc Lalaucc , prend la direction de Saint-

Maur , trouve le Parc fermé , fait brèche au

citAPiTnt: xxvîï. 4^7

mttr , et pôtie un batàilloti sur le Jjont de Saint- M«nr , tandis que le ^ros continué sa roule sût* Cherfeftton. La seconde colonne formée de là brigade Stockmayer .que soutenaient quatre bataillons de grenadiers autrichiens , se dirigé pàV la route de Neniily sur le bois de Vincennes ; elle force pour y pénétrer une barrière défendue par uiîi feîble détachement de li^oupes de ligne et de gardes nationaux du canton , laisse un bàlailloti pour observer le châteiau et lé village de Yincennes, et se porte au soutien de celui qui attaquai tSaint^Mâur.OeTillâge était sans défende et te pont de la Marné seuletnent fortifié sur la rivte gauche par un tambour en charpente , se trbuiraît pri§ à dos. Tous nos ïnoyenS sur ce point conèistaient en 400 conscrits et 8 bouches à feu qu'il &llut retourner contre Tennemi. Un tif et court engagement ne servit qu'à montrer le courage de ce* jeunes gens ; le posté fat enlevé ^ et six pièces ' , de canon restèrent au pouvoir des Wurtembergeoîs. Le Prince royal n'y laissa que les forcés nécessaires pour le garder et soutenir le bataillon qui surveillait Vincennes , puis se porta avec sept autres au soutien des attaques du pont de Ghkrenton.

Tant de forces n'étaient pas nécessaires : ce pont , comme celui de Saint-Maur , entouré sur ^A^"dr*ont k rive gauche d'un simple tambour, laissait « cuarcuton

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par les Wur- la rivc droitc sans défense. Gardé par une compagnie de vétérans , le bataillon des élèves d'AIfort, et quelques canonniers-pointeurs , ce faible poste était hors d'état de résister aux colonnes qui s'avançaient à la fois pour le prendre à revers , sur la route de Saint-Mandé, le long de la terrasse du bois de Yincennes et par la route qui, depuis Saint-M aur , côtoie la rive droite de la Marne. [Néanmoins quand ses défenseurs virent qu'ils allaient être pris à dos, ils amenèrent à bras en avant du village une partie de leur xartillerie dont le feu fut bientôt éteint par celui de l'ennemi. Les colonnes austro-wurtembergeoises les forcèrent de repasser la Marne et de se réfugier dans le tambour , où ils espéraient se maintenir en faisant sauter une des arches du pont; mais suivis de près , ils . n'eurent pas le temps d'y mettre le feu , et furent réduits à se jeter sur les routes de Pro/ins et de Melun. Quelques troupes légères le6 poursuivirent; d'autres descendirent la Marne jusqu'au-delà .de son confluent, et s'arrêtèrent devant Port-à- TAnglais , dont le bac, heureusement détruit, les empêcha de se porter sur la rive gai^che de la Seine. Au moment où ses colonnes prenaient ainsi à revers le pont de Charehton , le prince de Wurtemberg dirigeait sur la route de ce village à Paris un corps de cavalerie légère pour assurer

La caralerie austro - wur-

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