‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 43 sur 107 · k '^ • ' '* "^ j 'i 1 ' Prise de la · texte numérisé non relu

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Prusse, qui n était pas. eocore détache sur ce vuietteparies village, s'avançait contre la Villette, et le gêné- p^u^sfenV/^* rai H or a flanqué pair: qiiatre régimens decosar ques , marchait> contre la Chapelle. L'attaque du premier poste fut soutenue par le g^éral Woronzôw qui entra, en ligne au même moment.

L'artiUeri^qu^leduc de T^évâse conservait dans les redoutes de 1 792 , et spécialement . dans celle élevée en avapt. du« village , , foudroie les masses et l'artillerie ennemies. Celle-ci riposte , et les projet til^. ri^ocbçnt daps les grandes rues de la VilleittQ et' de la Chapelle. Le duc de Trévise ordoiMie ap cplopel Christophe placé entre o^ villages , de charger^ la cavalerie des Alliés ; m^s lesdrag^ns^ français, sont pris e» flanc par les hussards d^ Braiidebourgi et culhulés sur l'artil* lerie dont ils s'empai^nt. Alors Je général H oru attfi.qve avec vivacité 1^ division Charpentier^ qui défend pied à^pi^d laiChapelle^ Le prince GuÂllautne de Pn^se ordonne à ?un régiment de milice d'entrer de vive force dans la Villette que le comte de Woronzow attaque un peu plus sur la gauche avec les 3® et 4* régimens de chasseurs russes. La ^division Curial .ne pouvant résister à ces efforts combinés, est forcée d'abandonner les batteries qui défendaient la tête du village.

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et rejetëe dans les rues ou derrière les flanqueursquîse trouvaient entre les maisons et le canal.

Cependant le colonel Sécrétant , quoique grièvement blessé, conservait encore à cette époque la position en avant des Maisonnettes, et 160 à 180 chasseurs -vétérans défendaient à outrance le premier pont du canal , à droite du village.

Leduc de Trévise ayant chargé le général Christiani de reprendre laVillette ,1e chef d'étât-major Saint-Charles est détaché avec les grenadiers-flanqueurs au soutien des chasseurs-vétérans. Mais ils venaient d'être forcés d'abandonner le pont , et de repasser le canal devant une colonne prussienne, dont les tirailleurs montés sur les digues , harcelaient leur retraite. Cette colonne débouchant du pont, les grenadiers - flanqueurs se précipitent sur elle et la rejettent de l'autre côté. Rien ne résiste a leur élan qui tient du désespoir; tout plie devant eux, pour un moment le pont est dégagé, et ils se portent même plus décent pas en avant. Toutefois leur faible nombre ne suffit point pour garder le terrain qu'ils viennent de ^conquérir , car tandis qu'ils poussent en tête une partie de la colonne , les Pru^ssiens se forment et se massent derrière eux ; bientôt ils sont forcés de s'arrêter et de faire face de toutes parts ; on les enveloppe , on leur crie de se retidre : ils répondent,

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en se frayant un passage sur les corps sanglans de leurs ennemis.

Le gros de la division , élite des troupes réunies devant la capitale , ne combattait pas avec , moins de valeur dans la grande rue de la Villette. Les soldats les plus vieux ne comptaient pas trente ans ; mais sortis victorieux de vingt batailles , la plupart citoyens de Paris par naissance ou par mariage , ils sentaient doubler leur courage , en combattant pour leurs foyers, sous les yeux de leurs parens et de leurs amis. D'abord, ils arrêtent la colonne qui' s'avançait dans la grande rue du village, ël lui reprennent. 4 pièces de c^non. Us allaient le nettoyer entièrement , malgré la mitraille qui pleuvait sur eux ,' lorsque la garde prussienne après avoir forcé le pont du canal , se présenta sur leurs derrières, vers le point où le village aboutit à Paris. Ce mouvement décida le duc de Trévise à les rappeler et à marquer la retraite de ses troupes sur les barrières. Elle se fit en bon ordre , un bataillon tenant la grande rue , et faisant le feu de chaussée ; elle s'effectua prise de u de même dans la Chapelle , où la défense un ksXÎÎ^jio^*s|^ peu moins vive, fut aussi remarquable par sa méthode et sa fermeté. Les troupes ' stationnées entre la Villette et la Chapelle firent leur mouvement rétrograde par échiquier,, sous la pro- : tection de l'artillerie. Entre ce dernier village et Montmartre, la brigade du colonel Robert pro-

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fita , pour couvrir sa retraite , des accidens favorables qu'offre la butte des Cinq-Moulins ; celle du général Le Capitaine (i), exécuta la sienne sous le feu de l'ennemi, avec une précision admirable en de jeunes soldats.

Cette retraite de la gauche ne fut point inquiétée par les mouvemens du comte de Langerondontles colonnes continuaient leur mouvement vers Montmartre, lesBatignoUes etlebois deBou^ logne. Seulement la cavalerie du général Rudzewitschcommenoait à dépasser sur le chemin de la Bévolte le village deClichy , et le général Belliard^ avait été forcé de porter la sienne au pied de Montmartre, laissant à sa droite le village de Clignancourt, et appuyant sa gauche à la platrière sur le chemin des Batignolles à Saint-Ouen. Dans cette position, les chasseurs, les mamelouks et les éclaireurs de la garde, ayant pour réserve les grenadier^ masqués p^ la platrière , engagèrent conjointement avec 260 à 280 gardes nationaux dé IsL 2^ légion une fusillade très-vive, dans les vignes à droite de ce chemin contre les Russes.

Quelqu'inquiétans que fussent les progrès lents mais sensibles du comte de Langeron , le

(i) Elève de Guibert et Tiin des plus habiles manœuvriers de France, tué a Waterloo le 1 8 juin i8i5.

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