CHAPITRE XXVII
Maréchal ne pouvait lui opposer que sa cavalerie, car il avait plus que jamais besoin du reste de ses troupes, pour contenir en^vantdes barrières les corps victorieux de Rleist , d'Yorck et de Woronzow.
Cette situation de la gauche coïncidait avec celle de la droite; ce fut alors que ]e duc de Trévise reçut la première communication de son coUègue; mais il n'avait point encore Fautorisation de capitulei^, et elle ne lui parvint en eflet que vers cinqheures. Ses officiers et ceux ducomte Belliard cherchaient , en vain le roi Joseph, disparu depuis long-temps de son quartier-général , et dans une position aussi critique , le Maréchal , par sa . contenance , en imposait à Fennemi qui hésitait encore à aborder MonUnartre.
Sur ces entrefaites , survint le .général baron Mission da Déjean , aide-de-camp de l'Empereur , cpii l'avait ie^k parfa" expédié de Dolancourt avec des instructipos ju" dT Tr*c" verbales, pour les Maréchamx. Aônsi Napoléon, s»l en eût pris dès -lors la réscdution, eût pu arriver lui-même et disputer Paris. Mais ce n'était point alors ses intentions , et les instructions dont son aide-de-caxap était l'organe, prescrivaient au duc de Trévise de ne pas s'obstiner à sauver la capitale par les armes , et de chercher à la garantir d'une occupation étrangère , en dottuant avis au priia^^e de Schy^arzenberg des
vise.
494 CAMPAGNE DE l8l4,
ouvertures qu'il faisait à l'empereur d'Autriche , et devaient , disait-il , amener la paix. Bien que le duc de Trévise sentit qu'une communication de cette nature,^ après une bataille perdue sous les murs de Paris , ne produirait aucun effet , néanmoins il envoya de suite le général Lapointe, son chef d'état-major , en parlementaire , ^vec une dépêche confidentielle,pour le Généralissime. Mais comme il, l'avait prévu , le prince de Schwarzenberg lui répondit qu'il était mal iùformé ; quel son Souverain tenait à la coalition par des liens sacrés, indissolubles, et qui ne lui per-^ mettaient pas de traiter séparément de la paix. A l'appui de cette réponse , il joignit un exemplaire de la déclaration des Puissances alliées à la rupture du congrès de Châtillon.
Sur ces entrefaites , l'empereur de Russie et le roi de Prusse obsei'vaient les progrès de l'armée de Silésie , et ils leur parurent tels qu'ils regardèrent la situation du Maréchal comme désespérée. L'empereur Lc général Lapoiutc n'était pas encore de re-
de Russie fait
sommer de Trév •e rendre.
It duc tour, lorsque le comte Orlow, aide-de-camp de de Trévise de l'empcreur Alexandre , vint , au nom de son Sou* verain , sommer le Maréchal de mettre bas les armes. Choqué d'une telle sommation , le duc de Trévise répondit avec une juste fierté que les Alliés , pour être au pied de Montmartre , n^avaient pas encore Paris; que l'armée s'ensevelirait