‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 49 sur 107 · CHAPITRE XXVIII. 5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII. 5l

femmes, les enfans, les vieillards* Quoique la population fïit inquiète et debout, néanmoins les rues seinblaietit désertes; leur profond silence n'était interrompu que par la marche . des patrouilles. Si , profitant de leur . éloignemeut , quelques i^ures d'un aspect sinistre paraissaient se grouper comme des ombres , presque aussitôt d'autres patrouilles les éca);:taient- ou les met-taient en fuite.

Vers le milieu de la nuit; , le chef d^état-major Anxiété des rendit compte aux Préfets de la situation de Paris. ^ ***' C'était pour eux un point de tranquillité , sans que Tavenir enfùt pioins un sujet d'inqniétude.Comme il s'agissait de diminuer pour la capitale les charges et les fâcheuses conséquences de l'occupatipn des Alliés, leur premier soin devait être sans doute de nommer un gouverneur , et d'occuper les postes nécessaires à leur sûreté. Mais des troupes parlant des langues diverses , fe-* raient-elles aussi la police de cette ville immense, au milieu d'une population nombreuse , connaissant sa force et s'indignant du joug étranger ? De quelle importance n'était-il pas de conserver pour ce service la garde nationale , et d'en laisser la direction aux autorités civiles? Resteraientelles chargées des logemens , des subsistances , de la répartition de toutes les charges publiques ?

Que deviendraient les établissemens , ces monur a. 33

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mens ^ ces musées ^ derniers fruits de tant de victoires?

Toutes ces pensées agitaient les deux magistrats, qui s'informaient avec anxiété du résultat des conférences de la Vîtletie et de Montmartre. Mais ces conférences avaient eu ponr objet , là première de régler les conditions de l'armistice , la seconde de prévenir à la bar-^ rière de Clichy une reprise d'hostilités. Toutefois la convention de la Yillette n'était que verbale et les articles devaient en être rédigés par écrit. Le duc de. Trévisé en avait laissé le soin au iii soiiicitèiit duc de Raguse» et les deux préfets obtinrent

le duc de Ra- • °:i j . , • •

guse de stipn- sdus pcmc dc cc ctemier , que les commissaires «érét de Paris, français stipuleraient, dans l'intérêt de la ville, toutes les clauses qu'il leur serait possible d'ob^ tenir. Mais les commissaires des Alliés excipèrenfr de leur défaut de pouvoir ou d'instruction , et offrirent seulement de servir ,de sauve -garde jusqu'auprès des Souverains , à la députation de la ville de Paris.

capitniatton La Capitulation fut enfin signée à deux heures du matin, par les colonels Fabvier et DentS:, au nom des Maréchaux , et par les comtes OHow et de Paer , au nom des Alliés.

' Les articles 1 , a, 3, 4 ®t 7 réglèrent en ces termes les intérêts militaires : ce Les corps des » maréchaux ducs de Trévise et de Raguse éva- » cueront la ville de Paris; le 3i (19) mars, à

» Vâiiieàït de lefùf dOrps^ d*â?ptoéé^; lês^ bôstôliléà

» h^fèi^ , é'éët^dirè , te' 5i' ( i ^) mdii^é' , ^ «Wtf

)) étal^^ni^ é« dsfag^èiM Mititak*^ s^^dM; lé^éé datas? fétiâtéè' il^ ^ t^iWâffeM ^é^trt i> qtv'il ïût (Jttéà tk>« dé^ la ptésevXë càpitttlï^rfote ;

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DM^ (^ étâe d1ticél*t)tiide sù^ lé 96t*i âe là capitale, les deux préfets, sans InstiriéâMif dU Goutëi^l^Étf^t , ûè pùtxfÉÀenf: preildrë doftt^il ^H à^tfv^^iûèmé^. Ib réàolureilt de se t^âte éa' quot^î^Ngédéral de Bond;}^ , àtec tiûé dép^* Ulfi^ dû ébd^il nlilntcipals le dltef d'étâ*=ûiajdt* •«dea« bflkiér» ^upéHeu^ de la gârdè natîôtïâte r k silMl'fôn dé Pfcirt!^ et lés mesùrès ptises pour Uf^tmé de la tidît leÀ rasfdtiraîeiit'^ui' lê iHaïntienf

5l6 CAMPAGNE DE 1814»

Députât, des de l'ordre en leur absence. Us partirent avec coip^t^m^icklcs commissaires des Alliés » dans ces voitures P^'^i^J*' de luxe réservées au conseil municipal et destinéejS k ai^gmenter la pompe des cérémonies pu* bliques , dans les jours de gloire et de puissance» Le cortège traversa en çilence.les ruines des Maisonnettes et . de Pantin , et les deux lignes de bivonacs qui , de la barrière jusqu'à Bondy , bordaient la route et s'étendçiient dans la plaine ou sur les hauteurs. Les feux des bivouacs éclairaient cette file de voitures blanchâtres dont le vernis et la dorure attiraient raj:te»tion . des soldats. Le nombre de ceux-ci donnant une idée . des masses que notre armée avait eu> à com* battrç ^ un député s'indignait de l'inégalité d'une teUe lutte : d'autres y trouvaient pour, elle un sujet d'éloges. Mais robj^t même de la députation préoccupait surtout les esprits : quel revers de, fortune ! C'était ainsi que les magistrats de tant de capitales avaient été naguères intercéder pour elles les chefs de nos armées triomphantes !...

Le cortège arriva entre trois et quatre heures du matin , au quartier -^général des Souverains Alliés : tout y dormait du sommeil des vainqueurs. Le comte de Nesselrode ne se fit pourtçmt point attendre. Les préfets annoncèrent l'objet d^ leur députation, et demandèrent une audience dei l'Empereur que le Ministre leur donna l'espoic

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