CHAPITRE XXVIH. SlQ
guerre qu'à ce^ homme , d'autant mieux dësigné qu'il ue le nommait pa$. Puis, par allusion à la proclamation du prince de Schwarzenberg , il ajouta : que sas s^ntimens et ceux de ses Alliés déjà connus en France, le seraient bientôt dans . Paris même ; que leurs intentions étaient de régler avec ses magistrats et les plus notables habitans, tout ce qui serait utile à la Capitale ; qu'ils ne voulaient ni conquérir ni dominer la France, mais apprendre et appuyer ce qu'elle-même jugerait le plus utile à son bonheur , et n'attendaient pour s'en occuper , que de connaître dans le vœu de Paris , centre de l'opinion , le vœu probable de toute la France*
Les préfets non préparés à cette ouverture sur un sujet qui d'ailleurs excédait leurs pouvoirs , remercièrent TËtupereur de ses sentimens envers la France , et de ses dispositions en faveur de la Capitale , et leurs demandes se renfermèrent dans ce qui intéressait Paris. L'Empereur promit avec grâce la conservation des musées , des mojxumens , des établissemens publics , de toutes les institutions civiles. Les magistrats insistaient f» oarde
m » nationale est
sur le maintien de la garde nationale selon conserTét. ses lois et règlemens particuliers, comme sur Vinstitution la plus propre à maintenir J'ordre , dans ce mélange des soldats de toute l'Europe avec une population étrangère à leurs mœurs et à leurs idiomes , vive , irritable , incapable de
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souffrir l'outrage et de calculer les suites de la résistance. L'Empereur se tournant alors vers le chef d'état-major , lui demanda s'il pouvait computer sur la garde nationale. Ce dernier répartit qu'il devait compter sur elle dans tout ce que pouvaient faire des gens d'honneur. L'Empereur répliqua qu'il ne désirait rien de plus , et ne voulait aucune autre garantie. Il renvoya pour^ tout le reste au général Sacken, nommé gouyerr neur de Paris , doiit il loua lès belles qualités , assurant que la capitale reconnaîtrait en lui le dépositaire sage et bienveillant d'une autorité * toute protectrice.
Retour de La députatiou se hâta de porter à Paris ces assuà*Parw?****^°rance8 consolantes. D'autres soins y appelaient d'ailleurs les préfpts et le chef d'état - major. L'armée devait traverser Paris , bivouaquer dans son enceinte , ou cantonner dans ses environs : il fallait pourvoir à sa subsistance et maintenir l'ordre pendant son passage. Le cortège traversa ime seconde fois le champ de bataille. Les bivouacs étaient éteints ou fumans ; le soleil brillait d'un vif éclat ; sur cette terre si généreusement arrosée de sang français , et couverte de cadavres , les vainqueurs ;se formaient en colonnes au bruit d'une musique guerrière portant tous à leurs bonnets une branche de verdure, et au bras cette écharpe blanche prise à la Rothière pour se reconnaître dans la mêlée. Les