‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 53 sur 107 · CHAPITRE. X3LVin · texte numérisé non relu

CHAPITRE. X3LVin

par tous ceux qui avaient arboré la cocarde blanche. Les spectateurs remarquaient avec surprise l'accord de ce nouveau signe avec l'écharpe des troupes alliées; et cet accord fortuit contenait tous ceux dont cet emblékne heurtait l'opiuion.

Ce même accord ajoutait à Ténêrgie des royalistes dans, la manifestation de leurs vœu?^. De nouveaux groupes se formèrent, et des jeunes gens slndignant de la lenteur que la foule mettait à suivre leur exemple , voulurent contraindre quelques citoyens à quitter la cocarde tricolore. D'autres s'arrêtèrent sur la place Vendôme^ devant la colonne triomphale , et se mirent à crier : à bas le tjrran l à bas l'usurpateur ! Les plus violens. montés au sommet de la coidnne. es- $ayaie&t d'en arracher la statue de ]Xapolebu« ou la frappaient au visage.

Mais la proclamation du prince de Schv^arzenberg qui venait d'être publiée comme le discours de l'empereur Alexandre dont les députés de Paris avaient répandu la substance , n'exprimaient au nom des Souverains que le désir de çonnaifre le vœu pubKc ; et semblaient autoriser les opinions diverses a se déclarer. L'emporte* ment des uns provoquait la résistance des a^tres: les partis étaient en présence ; ils commençaient à se prononcer jusques dans la garde nationale,et le vœu public allait peut-être se manifester par 4es scèoes de discorde et de violence.

&26 CAMIiilGNE DE ifit^^

Ordres don. I^^j^ ^^ plusieurs px^âflEits^ OU deMMnùsÂt dt^

major' d^iL c^drcs k l'etaMnajor de la garde natioiialie. Le

naié^* our**îê chef d'état-ïnajo» donna celui de respetet^r ^ ^uei-»

TnT^mé^ que fât le signe prîs ott cX)nservc , toule manifes-»

tation libre et paisible de seuliâïeiii^ particuiferd,

et d'arrêter qtticonque voudrait lôreer les^autres

à prendre xm signe* contraire' k sdtf opinion^

B ajouta, comttie instruction, qu'il MlM se

ressouTenir que Paris était ati pdUVùir des

Souverains; que le vœnti public d€iy#ûY être

subordonné à leurs vues politiques eti peut-"

être aux événemens j il liàSportàit' sur-tdût def tf a

pas leur dônnier dans ië sfpeciMle de iloGi divi^

sioûs, le mmif ou le prétexte d-aggraver lés ôbiltf-

ges et rhumiliation d'tin )ong étrditgèv/ Geite

consigtié Qènserva dans lé maiÉitietit de Vôrdiré ,

Funité de but et d'action,la ga^é <yatidâal0< et Uê

deux Cocardes tnutuellemetlt tolérées»; ne lurent

plûs^ que les simples emblèmes des^ dpinionâ

personnelles*.

Cependant lés Souverains MnàÀaimt él»e Uni-^ quément occupés à ferre dealer leur» t^ôuped âut Champ^Elyâées, et il éiaiv près de 5 bfétÉreè^ lorsqde le» derniers ^elOt(hiâ paSsèreM SëUsl lecirâ yeiik. Us s- acheminèrent aldrs verg rbâtél du {irrince de BénéVent, ùà Yémpèt'm» ^ïelandre avait pris son quartier»génëral et ëùle edoilë dé

Nesseirôde ratteùdait. Le Monsirque ay rendit à pied, au milieu ^uû'ef foule MmietlMT. Lés

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