CHAPITRE XXVIII. 52j
royalistes mêlés à ce tcmrbillôii cherchèrent à le frapper de la vive expressioti de leurs vœux. Quelques-uns même pénétrâut jusqu'à lui (i) ou juc^qu'à ses ministres , demandèrent avec instance qu'il proclamât le retour dés Bourbdns ; mais le silence cm une réponse évasive ànuoïi-^ çaient clairement que si la politique avait pris une résolution conforme à leur désir , Finstànt delà publier ii*étâit pas encore arrivé.
La question n^était décidée en effet , ni dànS la Consen tenu forme ni au tond. Ce fut l'objet d'un conseil qtie prince de b^ les Souverains tinrent immédiatement avec ïe"^*^''' prince de Schwarzenberg , porteur des instructions de l'empereur d'Autriche; le comte de Nessel^rode, le général Pozzo-dî*Borgô et le prince de Liechtenstein , firent partie de ce conseil auquef le prince de Bénévent et le duc Dalberg assistèrent. D'autres personnes (3) introduites daus le cours de la, conférence, furent consultées stU" l'état de la France et la situation des esprits.
Dans cette conférence, les Souverains exprime-
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(i) Le Comte Sosthène de La IlocIfef<^dcauld demanda à TEmpereur de r^ndi^ aesprinee» à la Ffaâce/ lien ftit écouté avec bonté 9 mais il n'en obtint pas lai'époose <}u7il dé&irait."
RécU historique de la restauration de la royauté en France ^ lé 3(i mars 18149 psn* 1^1. de Pradftf, pag. 61.
(») Le baron LouU, Taixhevéque de Malioes.
De Pratltypag,6%.
SaS CAMPAGNE DE l8l4»
rent les mêmes sentîmens envers la France , le même désir de connaître son vœu, que F^mpereur Alexandre avait n^anifestë le matin à la députa- Pointa agités tiou dc Paris. La paix avec Napoléon, la Régence, •eii. le retour des Bourbons y turent agîtes iour-a-
toun La discussion persuada les Monarques et les plénipotentiaires de l'Autriche ^ que la paix et la stabilité en Europe serait impossible tant que Napoléon resterait Empereur ou Régent sous le nom de l'Impératrice ; qu'il fallait rappeler les Bourbons avec une constitution qui garantit tous les intérêts ; qu'à cette condition , le Sénat , le Corps législatif, le Conseil municipal étaiej^t prêts à se déclarer; que leur vœu eq traînerait celui du peuple et de l'armée; mais que cette dé* claration' devant les lier sans retour, exigeait avant tout , que les Monarques alliés s'engageassent à ne plus traiter avec Napoléon , ni avec sa famille , et à laisser la France libre de choisir son Gouvernement.
Les Souverains et le prince de Schwarzenberg^ au nom de l'Empereur d'Autriche , acquiescèrent à cette demande. Une proclamation fut rédigée, . telle qu'elle parut nécessaire pour déterminer et justifier lés actes des autorités législative et municipale ; elle fut signée par l'Empereur Alexandre , au nom de ses Alliés , et coutre-sigvtée par le comte de Nesselrode , secrétaire d'état.
Dans cette pièce remarquable les Souverains