‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 55 sur 107 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

annoncent qviils accueillent le <vœu de la {^^^^^J^^Z France. ' :■ if^^J^'^'Z

au nom des

Ils déclarent : « que si les conditions delà paix^^^^**- » devaient renfermer les plus fortes garanties , » lorsqu'il s'agissait d'enohainer l'ambition de » Bonaparte , elles doivent être plus favorables ^ » lorsque , par un retour vers un gouvernement » sage , la France elle*même donnera rassurance » de ce repos. »

Ils proclament en conséquence: « qu'ils ne » traiteront plus avec Napoléon Bonaparte ni y> avec aucun de sa Jamille ; qu'ils respectent l'in- )) tégrité de V ancienne France y telle qu'elle a » existé sous ses rois légitimes / qu'ils peuvent » même faire plus , parce qu'ils professent tou^ » jours le principe que , pour le bonheur de » V Europe ^ il faut que la France soit grande et Tojbrte y qu'ils reconnaîtront et garantiront la )> constitution que la Nation française se don- » nera. »

Ils invitent à cet effet <€ le Sénat à désigner » un Gouvernement provisoire qui puisse pour- » voir aux besoins de l'administration , et pré- » parer la Constitution qui conviendra au Peuple ï> français. »

Cette proclamation fut à l'instant imprimée , publiée, répandue dans Paris; et toutes les mesures furent prises pour l'exécution des dispositions qu'elle indiquait.

$3^ CAMVAGIVE D& l8l49

Hitiww da La choêe était consommée quand le duc de

d«c d« Titien' ••• • ^ j i» ai j

ce.qaiéci^HeVicence amva près de 1 empereur Alexandre avec de nouvelles propositions de Napoléon. Le Ministre plaida en vain , non*seulement la cause de son maître , mais celle même de Flmpératrice et de son fils: il n'était plus temps, et il partit le lendemain assez tard pour être témoin de ces grands événemens , et en rendre compte à TËm* pereur.

La journée du i^ avril ajouta L'embarras des plaisirs à celui des afiaires. Tandis que le prince de Bénévent , en sa qualité de Yice-grand-électeur ^ convoquait le Sénat , et que le préfet de la Seine assemblait le Conseil municipal , celui de police recevait à-la-fbi3 l'invitation de faire rouvrir les spectacles , l'avis que les Souverains iraient à l'Opéra , et Tordre de licenciement de Ordre de U- la ^endanumc municipale , wéséntée comme

cenciementde ^ z^'^v» I j^

la gendarme- dangereuse au Généralissime , à cause de son at-

rifl municipale •. ' « -ht i ^

tacnement a rlapoleon^

Ge corps , le seul qui eàt l'habitude de la police du spectacle , était nécessaire surtout à celle de l'Opéra, à cause de l'affluaice des voitures, des cavaliers, des gens de pied qu'occasioncierait la présence des Souverains. Le défaut d'usage et la diversité des langues écartait l'idée de confier ce service aux troupes étrangères; d'un autre côté I4 garde nationale convenait peu , et eût répugné à un service que ni son institution , ni sa composi*

QiuPims xvriu* 53a

ri^ ^irFrà sieirie aufe wi« lc«igtte ^xpériimpe , Vesr priA d^ piij;i<9nce ^ d« £(^rmiQié qui» demaadaîA, wn^UuiA daia&Jes cûrcoi^taiicea actuelle&^una pok> Uc€^.QÙU£wt l«.t;i2ev> pouir k^ wûiitÂei^ de l'ordce^ 9^eoreBipres3emeQA di* puUict av«ç ls'impûftkeii(Q« et quelquefois lamour-propro d^ pMSOttoages du promi^r rang.

Lci Préfet de police s«li4ta d'écme ai^pirmce

d^ $ck\9(airsQiiberg9 pour Wi deuftwdevla &e«iUé

de copse^v;^ du moins!» daw le^ geodjdrnes;, les

pèvQS» dc^ £umilJ)e f^, <>ettx dowl Vàge^,. le caraietèra

et la conduite atte^lakul b Mgease.. Le ehâf

df étatrm9JQr de la garcb pa^risUnsuei ^ inforo^é de

cet ÎQcideiis^A » 9e rendis ches )eGéijtai?aUsaime^,

i^sj«(« wr 1% coAservatioi^ du corps eutier y «ft

répoodii ^. acher^ de éémmUrep son utilité ,

mm-seulem.eiit pow* assurer la po^ticeduspecr

tacle , ùiais encore seconde? eu hmueaup, de cas

la garde nationale qui u'atait point de cavalerie.

Ut 9e disaiwAla p«3 que » parmi les geudavmes ,

h^aUi^o^p^d'weÂeikS militaires pauvaiieol éti?e atta-

^iiké% % IfapoléQUf^pubqu ils. teuaieut de luî cette

liAu«(raW>e iretreite; toutefois il affirma que c«

^utimeuk ue les empêcherait pas de se coAduîre

CQuCorméoii^ot h l'iutérét de la capitale qui le& sot

dait , Qt de lewa famiUeà que la pepte de leuv état

>eUeA^aU dauft la m^ètQ., Las ad^udausrcomoiau^

da99 TewtQn ai iJej^andre die la 9erda qui

53a CAMPAGNE DE l8l49

raccompagnaient, particulièrement connus du

Prince , achevèrent de le persuader , par Tefiet

même de leur conviction profonde et person-

KéTocation nellc , ct Ic feld-marëchal consentit à la conservar

licenciement tiou dc la gendarmerie , à condition néanmoins

de la gendar- , •*.'•* l • J

merie. quc Ic Commandement en serait réuni a celui de

la garde nationale.

L'effet répondit aux promesses ; à VOpéra , dans tous les lieux publics , la tranquillité fut assurée au milieu de tous les élémens du désordre : pendant le reste de l'occupation , la gen^ darmerie seconda constamment la^ garde nationale et mérita les mêmes éloges.

Les rapports de service de la garde nationale et des troupes alliées furent aussi réglés dans la matinée du i®' avril. Dans tous les points de contact , la garde nationale conserva le rang que lui assuraient les lois et Içs règlemens , à l'égard des troupes de ligne.

U avait été convenu à Bondy que les Alliés donneraient des sous-officiers pour accompagner les chefs de patrouille de la garde nationale. Le chef de bataillon Temaux , chargé par le chevalier Ailent de traiter ce point avec l'état-major des Patrouilles AUiés , fit adoptcr l'heureuse idée des patrouilles combinées où un officier de la garde nationale commandait un sous-officier et quelques grenadiers ou chasseurs de la garde nationale , un sousofficier et plusieurs soldats des troupes alliées^ Ces

mixtes

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