‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 56 sur 107 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

patroailles arrêtaient sans distinction tous les perturbateurs de l'ordre , et conduisaient les étran^ gers à leur état-mâ jor , les Français à celui de la garde nationale. Cet expédient prévint les difiGicultes qui eussent pu naître dé la diversité des individus , et du conflit d'autorités; les patrouilles mixtes arrêtèrent le désordre ^ des cosaques dans 'les quartiers peu babités et voisins des barrières ; dans ceux du centre , ils arrachèrent plusieurs fois aux mains du peuple , des militaires étrangers accablés parle noiabre en des querelles où souvent *les torts étaient réciproques et le sujet de peu d'importance, mais dont les suites pouvaient devenir graves^ (i>

D'autres mesiiires achevèrent d'assurer le ser- orgamsaiîom

, ,> . « du service

Vice, Les postes auxquels chaque léfiiou four- journalier de

y r ' . /w la Garde na-

nissait tour-a-tour, mrent partages et connes tionaie. chacun à celle sur le territoire de laquelle il se trouvait. Par cette disposition les citoyens se déplacèrent peu de leurs arrondissemens , et restèrent à portée de protéger leurs maisons et leurs familles. Les chefs de légions vinrent

(i) Une de ces patrouilles amena un jour au chef d*état-major un cosaque volé par un escroc , qui après l'avoir dépouillé lui enleva son cheval et ses armes. Le voleur et les dépouilles avaient été ramassés par la patrouille, et suivaient le plaignant. .Ce fut il est vrai une exception , et Ton ne vit guères de Cosaques détroussés.

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€«iK - tuémés à l'ordre qae Its tftidF ^d 'élât "- m'àjdt* dictait , tdiqovirs «Q donnant les ex|^lî^&l^iis Aemandëes. L\ordre était saivi 'd'unie coiïiërraiieie MF ies étiénèmene é^ jpur ^ âàn» lettre ttappoirlls arec >la traniqmllité poHKque. Ces «ttei^u^eis faretft aiAaiiAxfue possible éteodues flûx feubourgs è&té^ rieurs; et la garde nstioitale <de BelievîUe , tonlenue par ceMe de Parrs , rétaiylit lé «Mline dans bette cmnmttne et diminua pocir ses -kalÂtans les ttauK -de l'oiccttpatiott.

municq). , qui prît ,de soB instîtatioii , dtrafngère à la po*i«iqae, Bourbons, se bomnit il assurer la traisquiltité ptfbli^oe et la manifestation paisible des opiniom, le<!>oti0eil notmicipal émettait son vêbu «ur la grasd^q^iestion soumise par les Sonvetmns ^ la Frtf&ce. lies Mémoires dissidess ou inoertai&s s'étaient l»s t>tt retirés , et le Oonsefl à i'unammitié de oeuK pressens, adopta unedédarationrendue^ietitôt:p«ibli^ i^e. Dans cette pièNt^e , le*0cnai6eil liiutiictpal après «rraîr justifie sa'déterwînaîîon ^ar Tesqtii^se iHire t^ rapide des iftms que Napoléon av>aît fadus de sa puissance, se dégageait de toute obéissance en* vers lui, et votait sans réserve le rappel des Bourbons. Mais ce n'était encore qne la déUbération isolée d'une autorité locale, 'etle Sénat' s'a^em- Uait pour des actes pftus décisifs. Dès le 28 , un certain nom'bre de Sénateurs ayant fait

GikAPfTflE XXVflU 5^

IMreaseoAir an Conseil de Régeace la nécessita de le réunir pour délibérer sur Tétat critique de^ aâaireii» lenr propôkittom fot rejetée; afin d*ôter Mnémé tout caractèife lé^ à ces ass^Dablée^ ^ Ton enjoignit au président et aux direct offîci^^ «deêe rendre à Blqis avec rimpératric^. TontQfeia des réuniom avaient eu liéa le ^ cbei^ ^n Waat^ur, et le 5€» au palais même du Lil&en^- .„ A"^»^\«««

^ ■• ^ illégales du

bourg ; et ^i ces côiaféraices n'aboutirent k au- ^«''«tcune résotution ^ la disposition d'esprit des Sénateurs s'j maaile6ta;afise0 oiiYertêment peur foui'mr d'ipiiles indices kul* la part qu'ils plrQndnu.en| aux pi^ets .dobt qudqufis-uoa . allaient la confir dence. La proclamation du 3i mars délé^vu^it at| Sénat tel qu'il restait^ le ; droit déyolu aux Stu- ▼drains de former un <^uy6riienïent pt*ovisçire pOwr TadjEBÔnistrataiW^ d^ P^y 9. occimpés par leurs aroàées* Cetie prôclainâtian Tapirait aussi 4 faire une révc^ntion » ce ^ut étaili Bioin# joalurel §% moins conforme à son titre de conservateur.

Mais Ifapoléou avait doliné' Jlu^-méme .l'exe^iple de renve):*ser les.Cotis4itutiiQtâs de la France et de l'Europe; d'ailleurs .un6 parU^e des Sénateurs était secrètement attachée à Ift maison de Bourbon , ou détonait depuis long^temps une Constitution sem« U44e à celle datait <:mcles: apppl^it à jet^ les bases ; et ceux-ci composaieilt çie)ue minorité libérale.qpe r£mper0ur n'avait jamais pu pli^r à ^es volofités.

TsM de uiotifs l'emportàire^ sur la circofisp^*

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tion caractéristique d'un corps auquel on avait reproché jusqu'alors d'être rinstrument trop docile du pouvoir absolu. Trente des Sénateurs restés à Paris assistèrent à la séance du i^'^ avril et en signèrent le procès-verbal. Elle s'ouvrît à trois heures et demie , sous la présidence du prince de Bénévent , qui , dans un discours simple et concis , s'attacha d'abord à /donner à cette corporatipu le sentiment de Sa propre liberté. Il l'invita ensuite à s'occuper du salut de l'Etat , à venir- au secours d'un peuple dé^ laissé , et à rétablir , dans la formation d'un Gouvernement, l'action nécessaire de l'administra* tion publique.

sénatus-con- ^ Un sénatus-cousultc délibéré dans la même tinîe ^^gôu- séance , institue un Gouvernement provisoire de "* ^^^' cinq membres , chargé de pourvoir aux besoins de V administration ^ et de présenter au Sénat un projet de Constitution qui puisse contenir au Peuple français. On procède ensuite , par la voie du scrutin , au choix des membres qu; doivent le composer : le prince de Bénévent, les' Sénateurs comtes Beumonville' et de Jaucoùrt,le duc de Dalberg, conseiller d'Etat, et l'abbé de Montesquiou, ancien membre de l'Assemblée constituante , sont élus , proclamés , et prennent à l'instant même le timon de TEtat.

Le 3 avril , le comte de Nesselrode invita rétat-major de la garde nationale à se rendre

▼emem visoire

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