‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 57 sur 107 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

au quartier, -général dé Fempereur Alexandre. : Les adjudàns-commandans de service y furent* / «t vinreàt annoncer au ^Éainandanteo chef que ce monarque , par Torgane de son ministre, d^^ïne^'^hi exprimait le désir de voir arlïorer la cocarde ^he w^etll^"' blanche à la garde nationale. Le duc de Montmorency n'y voyant pas d'iriconvénicns , l'eût prise volontiers; mais le chef d'état-major l'invita à différer jusqu'à l'heure du rapport , et de ' consulter les chefs de légion sur la disposition d'esprit où il3 les auraient laissées. Six déclarèrent qu'à .peu . d'exceptions près , leurs légions prendraient la cocarde blanche ; les six autres affirmèrent, au contraire, que les .leurs n'y consentiraient pa^s. Ces explications achevèrent de constaté^ l'état de dissentiment où se trouvaient encoQi.^aiir ce point les légions , les bataillons ,. les coââpagnies , suivant les quartiers, la classé y la profession , lès habitudes et l'âge même des gardes nationauit.

Le chef!^d'état-major prit alors la parole, et dit, que ni:le:carJactère ni les dernières mesures de Napoléon , nie donnant Ued de présumer qu'il se décidât à^ réunir ses ressources sur un théâtre favorable: à la guerre de' chicane, il hâterait lui-même, selqn toute appaÏE^nce, par âës hésitations, le dénouement de. la crise; qu'ih était dès^lqcs pâu à craindre; que; les chances de; la * guerre! amenassent un <ie ces.événçmens

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<|Qi jostffîent dans le8 Souverains , lés Taria* tioQs de la politique; que les négociations imgageant (iéjà les Alliés , et sur leur foi , les au*tontes publîiques et une partie de la Capitale y la snarclfte naiborelle des afiaires enlratnerait liientot la ^ràe natimiale dans le mouvement général. H fit voir qu'autant vsbl acte libre et unanime de cette âite de la popolatioiii set^it tiiécisif en faveur des Bourbons ^ autant on nuii^ rait à leur cause eu idétermiaant dans ce corps des i^istances <m des divistoiis^ qu'on ne pour-" rait vaincre qu'avec rinterveu^on de Tétran|t;er ; il inscsta sur Tinconvénient de dàruire par une mesure prématurée Fonité d'esprit et d'action qiae la jgeade nationale devait à i'ob jet simple <^ et ison coaleslé) qu'elle avait à remplir pour le maintieb de rendre p^lie% il latssamilwfvoir combien la sâtnation^^êjà critique de lorifiapitalè aerak a'ggravée , si elle tessaitHde pouvoir ^e pro-^ téger elle-même, et conclut de ces conadéra-* tions'qu'si impartait Âi'Ëtat et à ^ ville de Paris qu'cHe ne piétia opcanteilanche qu'an moment oâ toutes les l^ionis y ^secaient prépiarées , et qu'alois même ^le ne Tarboràt que sur un ùvàtù de l'autodté civile ; afin d'écarter toute idée d'intecpendoQs d'une fonce armée dus les acres politîquès.

CietnvisÊitadpptéàrnttanîmiité; oependianftun des ndyndàns^ioomimandans exprina la crainte qiae

ciiAPiniE xxTin. 539

cteil» tdéietmiÉMiott , après rouveitute ^u comte de NeMolroeies ne blessai T^tivperem* Alexandre. Le ci^ef d'<étaft*may(ir répartit «qu'on dewît <:roire à kl pdroie des Soirvieraîiis ; iqu^ayàttt demarâdé tin ttBfi Kbre ^ en sap^aat même , contre les feitg , ^^ils. vôi^phisseat abuser de la vicloire , lis pommaient tout «ur (es l^ieûB^ sur les per^ •sonnes , rieti wlv 4es vol^Mës.

La Ma&mèce lâent l'emperenr de fk»sie reçut cette réëiiikrtti»! ipraMi^ ^u^e» effet ce 9iimiarq[ue voulait éavoriser -sans coiïtraiiite le Hcmtement dès<e$prks. Le Gottvëraement provisoire 'apprit hifenlM en Kikei vpLil do^rma à ik garde natio^ naie , (pi^eUe >av<ait pris une idéterinbiAtteii sage et >néoessint^

îCe nk&môàia cbef était le iséà^ral Dess<d)es. Legën.De«.

«•» A/1 •! j»i« ^^ • 1 Bolles prend

Iji aortete du a avril qi&i kii ceinerait le cottimafn- le commande* dément »e ^t >mis ^e Ib 4 ^ TordM de ta Garde %r^ ^«tàe 'StskimioUe , mais ,il ^in^esiissait de 'suke iàJd Vàuftbmé. 'Par le oooipte qu^l se ft Tendre , il apprit la décision prise ^"Wt. eiottsintei accoilâ eMtie les ooloÉdis des lé^ns; il l'approuva, le .fit (ffdopter du Gouvenveaifeiit , et décktia ^^ ti'adyorètwt kiirmémie la cocaide blanehe qu'a- <vec teMe la^de na«kmale. Oe-fut un tvak de Mgesis^e let d'^bileié îdottt on ne té^ikla pas à ihe»sentir les »heaic»ea!s: effets.

Le miime aïtâté con^érâil encore sm général Dessottes le commà^dea^ent ttâitaire , aussi im-

aienne.

54o CAMPAGNE DE l8l4,

portant que difficile , du département de la Seine. Les militaires . blessés , prisonniers ou fatigués de la guerre, avaient été autorisés à rester à Paris. Des négociations ouvertes avec les généraux et le^ chefs de corps produisaient chaque .jour des défections nouvelles. Une adresse aux armées Jrançaises , adoptée le n avril par le Gouvernement provisoire , les dégageait de toute obéissance envers Napoléon , et leur annonçait qu'eUj8S> n'appartenaient plus à cet homme, mais à la; pétrie. Des officiers et des soldats isolés, ceux des cadres oubliés dans la première division , des militaires, même des divisions, stationnées sur la rivière d'Essonne, arrivaient d'heure en heure à Paris. La subsistance, le logement ^ et surtout! la poliJce de /cette foule de. gens débarrassés .des liens ordinaires/ de la , hiérarchie et de la discipliné y .exigeaient: [beaucoup de prudence et!dé sagacité dans ^exercice d'une autorité qui reposait moins sur la force que sur la persuasion. ^

l^e g^éral DesâoUês- convenait -à' ce commandement; car son nom était connu . de l'armée. Ch^fji'Qtat- major de Moreau , il avait justifié dans la campagne de i^q ^ les e^éraoces qu'il dpiina dès 1799 en Yalteline; ses commandemens en Espagne et dans 1^. Hanovre prouvèrent qu'il n'était étranger ni à l'administration ni au Gouvernement. Placé plusieurs fois par Na-

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