‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 62 sur 107 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

sation la plus désagréable, et tous les chefs de corps marquèrent plus ou jnoins d'étonnemeul d'un parti aussi extraordinaire ; parmi lés avis ouverts dans cette conjoncture y Thistoire rapportera le conseil donné par le duc de Tarente, le 3o mars au matin ^ au prince de Neu** chàteL

€( •••••Il est trop tard pour secourir Paris « du ayù onren }) moins par la route que nous allons suivre ; il ^ârente^^ ^^ » 7 a d'ici 5o lieues y en supposant que l'on » marche en fbrcant et sans obstacle , il faudra » quatre jours au moins, mais en quel, état ar- » rivera l'armée s'il Saut combattre ? car il n'existe » aucune ressource de l'Aube à la Seine«

i> Les Alliés étant hier à Meaux^ auront poussé » leur avant-garde sous Paris , et nous aurons » la douleur d'apprendre qu'ils sont aujourd'hui » devant les barrières. Sera-ce les corps réunis » de/ ducs de Trévise et Raguse qui les tiendront » en échec assez de temps pour nous donner » celui d'arriver ? C'est une supposition gratuite ; 3) d'ailleurs les Alliés ne manqueront pas, à » notre approche , de border la Marne « et alors » plus de passage.

» Je serais donc d'avis , si Paris tombe au pOU^ » voir de Pennemi , que l'Empereur nmrehât pat » Sâfu , et appelât à lui tous les corps et détacha^ » mens par Melun et Fontainebleau pour nous » rabattre vers le duc de CastigUone et livrer une

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» bataille décisive sur un terrain choisi , après » avoir fait reposer les troupes. Enfin si la Pro- » vidence a marqué notre dernière heure , nous 3> succomberons au moins honorablement , au » lieu de finir comme des misérables, dispersés, » pris et dépouillés par des cosaques. »

Aussitôt après son arrivée à Troyes , Napoléon traça l'itinéraire de l'armée , de manière à ce qu'elle arrivât le 2 avril sous la Capitale , renforcée de la division Souham laissée par le duc dé Raguse à Nogent , et à laquelle il enjoignit de se rendre à Fontainebleau par la rive gauche de la Seine. Il fut prescrit d'enfouir le matériel et les munitions qu'on ne pourrait transporter dans cette marche forcée.

Le baron Winzingerode ne s'avança le même jour 29 qu'à Montîérender.

Le 3o mars, les troupes à pied et à cheval de la garde traversèrent Troyes, et après avoir marché toute la nuit, s'arrêtèrent accablées dp fatigue à Villeneuve - l'Archevêque. L'Empereur les ayant précédées de quelques heures , quitta cette ville à 6 heures du soir avec ses escadrons de service qui l'escortèrent jusqu'à Villeneuve - la - Guyard , d'où il partit à franc étrîer et sans aucune suite pour Fontainebleau. Il espérait encore prévenir l'entiemi à Paris, réveiller l'énergie de ses habitans et les décider à tenter un effort qui , retardant seulement de

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