CHAPITRE XXIX. ; 56l
48 heures les progrès des Alliés , donnât à son armée le temps d'arriver et de faire changer les chances du combat
Rompu de lassitude , il se jetta à Fontainebleau dans une voiture, suivi seulement du prince de Neuchàtel et du duc de Vicence , et précédé d'un seul courtier. Au moment où ce dernier L'Empereur descendait à la Cour-de-France , le général Bel- ^én!° MUard liard y arrivait avec sa cavalerie , et il lui an- fmuw!"' *^* nonça que l'Empereur le suivait de très-près. En effet sa voiture ne tarda pas à paraître; surpris de se voir tout-à-coup au milieu des troupes , a la fait arrêter, et s'informe de ce que cela peut être. C'est le général Belliard , Sire , dit le courrier. Aussitôt la portière s'ouvre ; l'Empereur saute à terre , et prenant la main du colonel-général , il l'emmène sur la grande route, ce Eh bien , y) Belliard , qu'est-ce que cela , comment étes-vous » ici avec votre cavalerie? Où est l'ennemi ? — Aux » portes de Paris. — Et l'armée? — EUeme suit. — » Et qui garde la Capitale ? — La Garde parisienne. » — Que sont devenus ma femme et mon fils ? Où » est Mortier? où est Marmont? — L'Impératrice , }) le Roi de Rome , sont partis avant-hier pour Ram- » bouillet , et de là je pense pour Orléans ; les Ma- » réchaux sont sans doute encore à Paris pour » terminer leurs arrangemens. » Alors il raconta à Napoléon .avec précision et rapidité les opérations de l'armée laissée le 19 mars sur l'Aisae,
5ÛÛ CAMPAGNE ee i8i4,
•I rendit un compté sttecini^l de k bataille dé Paris. Le prince de Néuchfttel ël le duo dé.
Ticence arrirèrent sur ces enlrôfâites. t( Bh bteft ^ a rous entendez ce ^ae dit Ëelliard^ Messieurs? a Allons « }e teuit allai* k ^aris } pai*llMis ! Gaulin^ a court I faites avancer ma voiture, it Pendant Oi colloque i ùû avait fait environ 3 kilomètres. Le général Belliàrd représenta à Napoléon qu'il ne pouvait aller plus loin, qu'il n'y avait plus de troupes à Paris. « C'est iîgal , dit-il ^ j'y trout a verai la Oarde n«itionâle , l'armée me rëjDindrk «demain où après -demain, et }é rétablirai lei «affaires. -^ Mais je répète à votre Majesté qu'elle a ne peut aller à Paria. La Garde nationale, d'après aie traité, garde les bamères, et quoique les a Alliés ne doivent y entrer qu'à 7 heures ^ Il se^ »rait possible qu'ils eussent passé oùtre^ et qu'^a a rencontrât, aux portes ou sur les boulevards, des a postes russes ou prussiens. -^ N'importe , je veus a y aller : ma voiture ! suivéa-moi avec votre ca* » ralerie. — Mais ^ Sire , votre Majesté s'expose à se o faire prendre et à faire saccager Paris; plus i>de 130 mille hommes occupent toutes les bau- »teurs environnantes ; d'ailleurs, j'en Suis sorti en » vertu d'une conventtoil, et ne puis y rentrer D— ^Quelle est cette convention? Qui l'a conclue? » — Je ne la connais pas , Sire ; seulement le duc » de Trévise m'a prévtsnu qu'elle existait et que je D devais me porter à Fontainebleau. -«- <^e &it