CHAPITRE XXIX
Bordes , Mouliguon et Âuveraeaux ; la eayalerie du général Dd^adce à la Ferté^Aleps.
La droite de Farinée française s'appuyait ainsi à Melun , sa gauche à la Ferté-Âleps en remontant l'Essonne ; Corbeil et Essonne étaient occu* pés par le duc de Raguse ; la partie de Melun située sur la rire gauche de la Seine , par des dépôts de cavalerie sous le général Ghaneas. Les troupes aux ordres du duc de Tarente vinrent prendre position , Tinfanterie en :2^ ligne à Yil-p liersi Ghailljr* en-Bière et Fontainebleau ; la ca* Valérie sur la rivière d'EroUe depuis St-Germain jusqu'à Boissise. La totalité des forces réunies sur cette ligne n'excédait pas 36 mille hommes.
De leur coté les Alliés , malgré la révolution qui s'était opérée dans Paris , avaient jugé néces-* saire de se porter en avant.
L'armée de Silésie dont le maréchal Barclaj de ToUy venait de prendre le commandement , s^était placée , dès le 2 avril , sur la route d'Or-» léans à Palaiseau , Ghilly et Loogjumeaù et pous^r sa ses avant-postes à Montlhéry et Arpajon ; les corps de Giulay et du prince royal de Wurtem-bei^ s'établirent entre Tilleneuve-le^Roi et Aty s » à droite de la route de Fontainebleau , le comte Rayefsky à gauche , ayant en réserve les Bavarois à Paroy et Rougis , le général Kaisarow entre Donnemarie et Montereau.
U ne resta dans Paris que les gardes et les ré*
S']2 CAMPAGNE DE l8l4*
serves; et le corps de Bulow fut rappelé de devant Soissons , dont on confia le blocus à la brigade Thumen.
Dî5position8 Bientôt le prince de Schwarzenbere crai-
défeDsiyes des *- ^
Allié*. gnant que Napoléon ne fît un mouvement sur
son flanc gauche , et ne tournât les Alliés devant Paris , donna Tordre à la grande armée de se tenir prête à être formée au premier signal , sur deux lignes entre le parc de Morangis et Juvisy , et à celle de Silésie , derrière les hauteurs de Longjumeau. Versailles fut occupé, et l'on ordonna aux avant-postes de pousser des partis sur les bords de T Yvette depuis Arsay vers Chevreuse et Dampierre. On établit à Conflans un pont de bateaux qu'on couvrit de bons retranchemens , et le corps de Wassiltschikovsr qui fut chargé de l'investissement de Yincennes, occupa le pont de St.-Maur.
Les grenadiers russes quittèrent Paris , et vinrent se former en troisième ligne à Rougis , derrière les^ Bavarois ; ils furent . remplacés sur la butte Montmartre par une brigade du corps de Bulow. On voit par-là combien était resserrée l'armée française , et la nécessité où elle se trouvait de prononcer un mouvement offensif ou de retraite.
Commanîca- Cependant la nouvelle s'étant répandue que
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raiissime au iNapoIcou apre$ avoir rallie les divers corps de dncdeRaguse ^^jj armée sur l'Essonne se disposait à marcher