CHAPITRE XXX
tâuration plaidant sans contradièteur s levèrent facilemefnt les objections des -juges. Si, dans les'^âfiliirès priTees , il est permis de remettre en questioïl les d'^éisions prises sans débats , et sur un exp6së ^inexact ou incomplet des faits ou des pièceis-dlË démêlé , les Souverains n'avaient-ils pas ce droit , dans une contestation où il s'a-^ gissait des iiiléréts , non-seulement de la France ^ mais de l'Ëtlrope, du salut de leurs armées , et du repos de leurs peuples?
Us remireût en effet la déclaration du 3i mars en délibératk>m t)ans un conseil tenu, la nuit rains aiiiés rel
i K . «1 1 1) AI 1 . -mettent eu dé*
du 5 avril , chez 1 empereur Alexandre et au^ libération la quel'furqnt appelés les membres du Gouverne- afiSîJ!**" " ment provisoire » et 1^ tiduveau commandant de la Garde' nationale, l'Empereur fit agiter en sa présence ïes deux grandes questions de la Régence et de la Restauration. Malgré, la force des argumens employés parl-e Gôuvernemept pt*oViôoire, le Gzar, soit qu'il eût été vivement frappé des raisons développées par les plénipotentiaires de Napoléon , soit qu'il voulût achever de se convaincre , ne paraissait point ébranlé. Le général Dessolles prit la parole et présenta la question sous un nouveau jour , en l'envisageant sous le rapport de sa situation personnelle. Jeune encore , lorsque la révo- * lution éclata , jeté par elle et de bonne heure dans les rangs de l'armée , étranger à la po-
$9^ CAMIPAONE DE ldl4»
lîiique,il araû, comme se$ frères d'armésai <30ia^ battu yÎQgt aas » noa contre l<e6 B(H(rbp9$> tMi$ contre rËtraniger* {^a France élait délivrée » agrandie, quand Napoléon parut et i^e<iiila«t ses limites au-delà de aefi (ro<iMtiè)pe<i fmtoh relies ^ assura moins qu'il ne coàwpnoknit ^tei ûsdépendance. Durant son règne , il n'attaqua point sa puissance » et se borna à se s0<cistraiM par la retraite à ce qu'elle avait pour, luit d'iii* juste et d'oppressif. Au point où Na^léoA s'a" tait placé lui-même , il re^rdait >ooiiliii^ Uée& sans retour la cause des Bouriions <^ cdlë de la France. Toutelbis sans inliérét comme .S9US pas^ ttons 9 il ne prit part à la Restauration qme sur la ^ foi des Souverains , contre la volante desquels ile succès lui semblaitimpossiye;r<4Bapaiieur Alel^ai»dre daigna lui confirmer par de noiibvelles ^su*' rances la déclaration du 3i mars , ^et c'eat plein de confiance qu'il engagea « diH»s loetie entreprise, sa famille et lui-même, à 1 eiiem^^e de ses amis et d'uu grand nombre de se$ C9#m>îtoyens. Si TiAtérêt de leurs pe^ple^ déit^rmine les Souverains à revenir de la Sestanration à la Régence , de si grands intér^s ne peuvent sans doute être balances par v&ax des particuliers ; mais il lui reste encore à demander 4èo CSsar une grâce qu'il espère obtenir de sa justice ; «c'est ua paaseport pour lui et sa.famille , a£a d'allé* cher^ cber en quelque <3oin de l'Europe ua aaile conire
ÊHAPITRfi XXX* / $^
k t^hgèaiiee de TSs^oiéoa ^ uû Jf^kge oaHire les
lia ciîfiGli^ofl de c^ discours tau^sha l'^mpe*' reùr iàlexapdre« CeMoilûrqUegéaéreuji^ ^ntreprii U>ti>t€i ieê coo^é^elttces d'un pa^ rétlx>gradd dasu^ une rév^okiiioil déjà «i av^^mcoe. Au iioi]i.d«$Sou«vtraîns qui s'en état«a4 remis à ia dooi^rââ, it déckra t]u îl^ ^M laîssemient poiat ^ la iplerci d% Napoiéo^l Q^u d^e 'sa £siimlle ^ <i6 bravea guerrk^a el tettt 4e «wigistrais «l ohe ckojeQS: roeofamaA** na«dab])6s i vwûm^s de leur «oofiauce «daia^ ia de&lafratîon tleis MofSiarquei aUiéâ.
£a fôeC i, le leadeociaîn ma^m:le$ Qpmtaiasairaa L'abdicatioii
^ / 1 '^ 1 • concUtionnelie
de NapoleaB s'^tai»t pebdus au^fés de Iv» poulrde Napoiéoa ooadure rarmagèmeâi (fn'îla s'^i^lH; tiatcëa d'obteaîr ^ le U^oovéneai dans dds dis^6siik>tà$ bi^a difereiHes de la ▼eille. $uiiptis <le be olftaur gement, le prince de là Moskowa reprodiiûsail; wrec vébémeace les argumeas ^«i avad^pt fiiilli «rioniphLer à. la première^^ audience ^ lorsqu'un aide*de^anif> jini ^ânoncer a^ MonajiqHei^.ea Im Tiraieltaat «me -dépêche , que te cot^a dut duc de Raguse était passé. Le -duc de Yjctace^ iC^i; «comprend le ru^se , is'^ria d'urne ¥ois: basse •et'COBceittrée : mam>uisfi nom^lle I Ëâec4if«emeBft Tiempereiir de Ruasie après avoir pris Jeoture 4ela lettre ^ >dil oulc <€6flamissaires : <c Messie^^s^ ^nnè^ n/miêes {^êtieiit beoéêCùMp ia voionté de t armée .^ « maU la €(mtuÙHm^90ii>à bi^Su^ez-¥ouS'ee^9Uie
Bq2 campagne de i8i4,
» passèau camp ? Savez-^ous que ïecorpsduducdé » Raguse s' est rangé tout entier du côté des Alliés? vi Les pléuîpôteatiâîres rëpondirenit affirmativement que oela était impossible , et qu'on lui avait fait de faux rapports. « En ce cas ^ ajoùta-t-il , y> prenez et lisez » , et il leur remit l'avis du prince de Schwarzenberg ^ aunonçaut la défection du corps du duc' de Raguse , en ejis^écutifm dé la convention. Us furent tous interdits! Ce Monarque observa ensuite que cette circonstance ebangeait l'état de la question et ne laissait à Napoléoo^ que le choix d'une abdication absolue , puis , comme pour tempérer ce que cet arrêt avait de trop dur, il' assura les cômmisssâirîes , qu'on lui accorderait pour retraite une 'principauté indépenda)ite où il lui serait libre d'emmener une partie de sa Garde et ses serviteurs lefi^ pliiis dévouée. /,:».!,
Par cette décision, la cause de la Restauration fut gagnée et^ce}le de la Régence perdue sanÀ retour. Les Maréchaux attérés dô cet ultims^um auquel ils étaient loin d'avoir préparé Napoléon » le lui annoncèrent par courrier; '-- -l ^
Mais avant son arrivée et immédiatement après la défection du général Souham , l'Empereur convaincu qu^avec une ai^mée réduite par cek événement à moins de 3o mille ii'otnmes^'il ne pouvait opérer dans lés environ^ de' Paris et lutter dans une bataille rangée contre r«xcessive su*