‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 75 sur 107 · CHAPITRE XXX. SqS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX. SqS

përiorité des Alliés , avait arrêté les dispositions suivantes :

Le général Gérard eut ordre de s'emparer , Dispositions le 6 avril, au point du jour, du pont de Maies- pour »e retirer

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hei:bes, avec la brigade quil avait a Ury, et de faire aussitôt défiler son corps sur Puiseaux. Il devait être suivi successivement par les corps des ducs de Tarente et de Reggio, et protégé sur ses flancs par la cavalerie des généraux Defrance , Milhaud et Saint-Germain. Les divisions Priant , Henrion et Roll eurent aussi l'ordre de lever leurs bivouacs le 6 , à ^ix heures du matin , pour se diriger vers le même point , sous la pro* tection des trois divisions de cavalerie du comte Ornano. Le comte de Yalmy, dont le corps bordait le Loing , aux environs de Nemours , reçut Favisde ce mouvement, avec injonction de se porter le lendemain à Péthiviers et de se rallier à l'armée , dans le cas où elle serait obligée de combattre. Le corps du duc de Trévise et les divisions Roussel et Levai n'auraient quitté les bords de l'Essonne que le 7 à midi , pour se replier sur Fontainebleau , masquant ainsi pen- , (tant toute la journée la marche du gros^ de l'armée et du grand parc qui devait le suivre.

Ces dispositions tardives n'eussent pas été exécutées sans obstacle. Eu effet, les Alliés étendaient leur droite vers la roule d'Orléans. Péthiviers, situé sur cette route , défendu par i5a 2. 38

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hommes d'infanterie léjgère , venait d'être eutporté de vive force et livré au pillage, après un combat opiniâtre ; le comte de Yalmy l'eût trouvé occupé par un parti considérable; d'un autre côté , lès troupes légères du général Eair sarow, au nombre de 12 à i,5oo chevaux, avaient passé le Loing, pillé Soupe et se dirigeaieat sur Puiseaux, lorsque la brigade de dragons Rigaud accourue de Nemours les contint. Enfin, le général Tetjfcenborn avait aussi forcé le général Alix, après un combat non moins honorable pour les armes françaises que celui du mois dé février, de quitter Siens et de se retirer à Villeneuve. L'armée de Napoléon eût donc été harr celée dans sa marche sur la Loire , par tous ces d/étachemens qui eussent attiré sur elle les corps Ce projettes dIus voisius dc l'armée des Alliés; mais les

de retrute est /

suspendu, nouvelles de Paris suspendirent dehonne heure , dans la journée du 6 , l'exécution de ce mouvement. ' Situation in- Daus la matiuéc du même jour, l'abdioa-r

mée. * ^' tion conditionnelle devint le sujet des entretiens de l'armée , qui ne savait pas qu'en cet îns&asil; même Napoléon n'eût /plus à opter qu'entre la guerre ou l'abdication absolue. Mais la Régence elle-même changeait la position des soldats : ils perdaient leur chef et ne savaient pas ce. qu'ils avaient à redouter pour la patrie. Un grand nombre instruit par les papiers publics ou pardes

l6Uir«^ pi^^^^Uèire^ da Xéls^t des affaires dassla capitale, i,'egcir4ait la guerre civile camme inévita^ tiJLe^Qt^QPge^it^ux moyens de s'y. soustraire eus et leiii:$ f^miU^s» L'armée atait daoa un abàuenteut di(}ici)e ^ .$;s;prifaer , et une foule d'oâiciers çpuyr^ii^Qt la ^aude route ivenant de Parîs poor se ^é^E^îr g leur^ camarades , ou de iarmëe à Paris ppur y ti^aiter d6 .lear^ iniérèts. Les gi^ue^ rattx même^ paraissaîaiH ébranlés : eeux qui se qroyaient obliges à demeurer fidèles àrEmpeKcur^^ ^e ^e qrc^yaâjeoi^ pas asireiots à servir squs la 94gf3Qqe.lJn oipqiejr ^mérallquiv pea^^beores a;up^^v«M^t, Avait pabHé.up airdre dù;jour plem d^éaejç^e, sur la défectton-da duc de' Ra^se-^ ypulait .pai^tir et 9e resta) juaqn'ais lendemàio à spu; pQSie i.^'en.Qtdaiit ^axû^tpnces de ses ca«

Le pfùao^ 4e la^IVl^âko^a ât Jctidiio.de Yieence $'#rretèreiit à Cbevilly' po$ar conclure avec le priûee .4^ âehwaraeiibœg tm airmistuse nécéS' saire pendant \q reste des négociatious ,. cfe le duc de Tarente se chargea d'annoncer àiKâpn^ léon i'isâuè,dé lear znission auprès dés.jStoiivevaîj)^ alliés, tll arriva vers 11 heures du ^sdir ^ çut unettrèsrlongue conférence a^vec ;lui.iEnsor^ tant de son cabinet , et pour satisfaire la tju&te im-^ patience des autres Maréchaux , il leur fit le récif ^zâ/etiet.&uûcinût, enj présence de la fou{e'd'aiE- Gtara. généraux .qui jt emplissait de^ saloa des aides*

Constitution da Sénat.

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de-camp de service , de la conduite que le prince de la Moskowa , le duc de Vîcence et lui avaient tenue dans cette négociation délicate, sans leur dissimuler que la défection des troupes du duc de Raguse,paraissait avoir été la principale cause du refus de l'abdication conditionnelle de Napoléon.

Cependant le Gouvernement provisoire, après celte victoire décisive , se hâtait de terminer et de présenter au Sénat le projet de constitution qu'il était chargé de rédiger. Le péril de la veille , la nécessité de raffermir dans leur adhésion les partisans de la Restauration qui réclamaient des' garanties , tout porta le Gouvernement à presser sa délibération. Le Sénat s'assembla le 6 avril , et ime' commission nommée de suite fit son rapport après un examen de quelques heures. Quelques articles furent ajoutés; d'autres éprouvèrëttt de légers amendemens et la Constitution fruTÊÇaise ^ telle était sotii titre, fut ensuite adoptée ; et signçe par les Séna;teurs , proclamée et bientôt /après insérée au Bulletin des lois.

Cette Constitution renfermait la plupart des^ garanties et dés règles fondamentales qui depuis ont trouvé place dans la Charte constitutionnelle^ mais elle différait de celle-ci en deux points capitaux. '

..« Le. peuple français, portait l'article 2, appelle n librement au trône dé France , Louis-Stamslas-

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