CHAPITRE XXV
^illc à Château-Thierry , vers le nord de même qu'au midi jusqu'à Provins , que des traverses impraticables. 11 était donc indispensable de s'en emparer ; mais sa situation ne rendait pas cette entreprise facile. La ville est au fond d'un val-* Ion étroit où le Morin baigne la partie méridio-nale de son enceinte. Les collines qui forment le bassin de cette rivière, sont trè^ - élevées , particulièrement celles de la rive droite qui commandent en cet' endroit celles de la rive opposée. Ajoutez à cela qu'à 600 mètres de là ville, la chaussée de la rive, gauche est tracée sur le revers septentrional d!une colline , et qu'elle forme , par ses sinuosités , une espèce de tranchée susceptible d'être défendue pied à pied.
Dès que les Prussiens aperçurent la tête de la colonne française , ils firent jouer sur elle leur artillerie qui l'arrêta tout court , parce qu'on n'avait pas assez de pièces pour lui répondre. Le duo de Trévise , après avoir reconnu la position » ordonna une attaque de vive force sur la chaussée , pendant qu'une division chercherait à s'introduire dans la ville en çuivant le cours de la rivière. On fut ramené des deux côtés, et les approches de la nuit faisant craindre au duc de Trévise de ne pouvoir sortir de jour de cette fausse position , il se décida à se retirer sur le plateau de Chartronge , par la gorge qui le sépare de celui de LécheroUes.
4oi CAM*ÀCN:f: DE l8l4.
Pendant que les troupes de la Garde exécu* taiefitt ce mouvement , le corps du duc de Raguse fet atteint par la cavalerie du comte Pahlen , qui , renforcée à Esternay de lavant-garde du corps de £Jeist , séparé, le matin du général Ziethen ^ engagea la canonnade avec 4o pièces ûe canon.
Le duc ée ilaguse^ afin de donner le temps k $on collègue de forcer le défilé de La Ferlé , défendit le petit ruisseau qui coule devant le bois de Meaux. Le comte de Pahlen , désespérant de l'en débusquer avec sa cavalerie , se décida alors à tounser tous les petits af&ueus du Morin , en vue d'acculer son adversaire à La Ferlé , et d em^ pêcher les Maréchaux de tenter de se réunir à l'Empereur , dans le cas où celui - ci cherche* rait à se rapprocher de Paris «par la rive gauche de la Seine. Déjà il se portait sur Gourgitaux pour gagner Moutis, et le colonel Blucher s'avançait sur la route de Réveilion , lorsque le duc , prévenu que son collègue n'avait pu forcer le passage de La Ferlé , et sentant le danger de ae laisser comprimer sur cette ville ^ fit manœuvrer à droite la cavalerie du général Bordesoulle , laissant à la brigade Joubert le soin de protéger le mouvement rétrograde du reste des troupes sur le plateau de Ghartronge, où les deux corps d'armée se i^eposèrent quelques heures près dâ la ferme de Lai*nière.
Sur ces entrefaites , le prince royal de Wui^