CHAPITRE XXXI
gut. Sa braiiche gauche est la chaussée de BajoiïQe par Auch. La seconde route remonte ]a Garonne jusqu^à Saint-Gaudens.
. Un cpup-d'oeil sut' la carte suffit pour juger des avanta^^ de la position de Toulouse, et si l'on consulte le plan, on verra avec quel art le duc de Dalmatie sut profiter de tous les accidens du* terrain , pour la rtindre formidable. Chaque division travailla aux retranchemens qu'elle devait.. d^eifdiTe : générfiux, officiers et soldats, tous paraissaient animés du même zèle. Enfin, au b^iat dfi/qnel-ques jours les Toulousains don^t on n'avait pas réclamé les secours , virent avec surprisse et admiratioia s'élever les ouvrages qui formaient autour de leur ville un système comr plet de défense.
. Le . fauboufg de Saintr*- Gyprien fiât entouré d^une première ligne d'ouvrages; l'on retrancha lesponts du canal qu'dn voulait conserver; on mina ceux de l'Ërs qui pouvaient être utiles à ^ l'ennen^; on $ai$it la crête des hauteurs de la Piijade , du Calvinet et de Montaudran entre VErs et le - canal , au moyen de redoutes qjie liaient des retranchemens. Cette dernière hauteur ^ à droite de la ligne , déjà couverte par l'Ers qui se rapproche de son pied , fiit défendue par une inondation ; l'on arma d'artillerie de gros calibre ou de campagne, les parties de Ten* ceinte qui avaient des vues sur le canal ; on
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retrancha le faubourg Saint-Etienne ; enfin , Fon né négligea rien de ce que l'art pouvait ajouter à la force naturelle de cette position.
Ainsi posté , le duc de Dalmatie croyait avoir le temps de réparer la chaussure , rhabillement et l'équipement délabrés des troupes , de foire entrer en ligne 6 à 8 înilïe conscrits dont Tor*ganisation n'était pas encore achevée /peut-être même d'opérer sa jonotion avec le duc d*Albufera qu'il avait engagé à repasser les Pyrénées , dès les premiers jours de son arrivée à Toulouse. En effet, lord Wellington embarrassé' par unéquipage considérable de pontons et l'innombrable quantité de bêtes de somme employées au transport de ses subsistances , n'avançait qu'avec lenteur. L'enlèvement de quelques voir tures par les corps franco organisés sur sesderrières , lui foisant craindre pour ses, communications , il n'arriva k la vue de Toulouse que le 27 mars , troiâ jours après l'armée française;
Persuadé qu'une attaque de front sur Sâint-Cyprien ne pouvait être tentée sans grands risques, puisque les Français restaient toujouics maîtres ^ Tentatives dc foiro sautci* Ic pout CH so retirant , son intenlingtoa pour tiou fut d'abord de passer la Garonne en avant ?oMe. * * de Toulouse au confluent de l'Auriége , et il ordonna de jeter un pont entre Pinsaguel et-Pbrtet, à un myriamètre de la ville, dans l'espoir qu'en se plaçant ainsi sûr la ligne de communi-