‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 2)Chapitre 92 sur 107 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

pied des hautears et cette rivière. Enfin, la divi- ^on Xaupin, détachée du corps du comte Raille; formait réierye au éhàteau de Guéry , sur la route de Puy-Laurens. La réserve de cpnscrits soûs le général Travot, gardait les ouvrages du pont des Demoiselles. La Garde nationale de Toulouse fit le service dans Tintérieur de Ja ville et à ses portés.

L'on voit par les dispositions respectives, que le duc de Dalmatie avait réuni la majeure partie de ses forces, sur sa droite, et que son adversaire attaquant sur tous les points , n'avait concentré sur aucun , des masses assez considérables pour faire un effort décisif.

Le lo, avril , vers 6 heures du matin , le signal Bataille de

, 1 /• 1 / Toulouse.

du combat, tut donne. i«' momeot.

Sur la rive gauche de la Garonne, le général Hillavec s^s trois divisions s'avança avec circonspection contre l'enceinte extérieure de Saint- Cjprien , défendue seulement par quelques batteries.

Sur la rive droite , le général Picton se forma près de l'embouchure du canal , attaqua les Français vers 7 heures, et les repoussa jusqu'à la tête du pont Jumeau , à la jonction du nouveau canal avec l'ancien , où tous ses eiforts furent contenus par deux bataillons de la brigade Berlier.

Cependant le général Freyre , après avoir longé la rive gauche de TErs , jusqu'à la hauteur de

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Croix-Daurade , se forma sur deux lignes , ëlablit son artillerie sur une hauteur en avant et k gsm^ 4$he de celle de la Pujade , en même temps que le mtféchal Béresford qui venait de pasier TErs au pool de Croix- Daurade avec les divisions Cole, Pictoa et Coltoâ , remontait cette rivière sur trois colonnes, pour gagner la droite des Français.

Dès que le général Freyre le vit à hauteur de Saint-Martin , il ^'avança en bon ordre contre la brigade Lamorandière , et la repoussa sous les retraiichemens qu'il comptait enlever de vive force. La brigade Saint-Pol accueillit les Espagnols avec un feu terrible de mitraille et de mousquelerie qui leur fit essuyer une perte considérable , sans néanmoins les arrêter ; au contraire la première ligne espérant trouver un kbri contre ce feu meurtrier dans on chemin creux au pied des ouvrages, s y porta à la course , mais n y amva qu'entièrement rompue. La réserve , qui voulut prévenir les suites de sa faute, ne put arriver assez tôt à son soutien. Le comte Harispe lance ube brigade 8ur les Espagnols du Calvinet , tandis que le général Darmagnac en fait autant par le revers de la position , sur le flanc droit des assaîllans , et que le général Darricau saisissant l'à-propos, jette de la porte Matabiau un bataillon sur la route d'Alby. Ces efforts simultanés cttlbutent l'attaque et la ramènent à plus d'un kilomètre ; et les Français se seraient emparés du pont de Croix-Daurade , si le

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