‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814 (volume 3)Chapitre 103 sur 109 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

» portanie , elle peut avoir en uti iasiaût tant » , de fatales conséquences , que \e regarde comme » ua devoir de revenir encore , au risque de lui » déplaire , sur c^ que j'ai mandé si souvent à «> y. M« Il n j a pcHut de faiblesise dans mon opi^ S) nidn , Sire ; mais je vois tous les danger^ qu\ » menacent la France et le trône de V. M. , et » je la conjure de les prévenir. Il fout des sàcri- » fîces , il faut les faire à temps. Gomme à Pra- » gue , si nous n y prenons garde , Toccasion va » nous échapper. La circonstance actuelle a plus, )) de ressemblance avec ceUe-^là , que Y. Mv ne le » pense peut-'étre. A Prague, la paix n'a pas été » faite et l'Autriche s'est déclarée contre nous , » parce qu'on n a pas voulu croire quelle temps » fixé fui de rigueur. Ici la négociation va se rom- )) pre , parce qu'on ne se persuade pas qu'une » question d'une si grande importance puisse » tenir à tçlle ou telle réponse que nous ferons , )) et à ce que cette réponse soit faite avant tel » ou tel jour. Cependant , plus je considère ce » qui se passe, plus je suis convaincu que si nous » ne reoiettoQ^ pas le contre-projet demandé , » et qu'il ne contienne pas des m^odifications aux » hases de Francfort, tout est fini. J'ose le dire y> comme je le pense ^ Sire , ^i la puissance de^ » la France , ni la gloire de Y. M. , ne tiennent n £1 posséder Anvers ou tels autres points des, » nouvelles frontières.

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» Cette négociation , j'ose le l'épéter , ne res- 9> semble à aucune anti^. ËUe est mésne totaley) tnent l'opposée de jtomtesîceJlas que Y» M. a di- » rigées juaqn^irk 1Nt>us fiOistutues ; hi&à loin de » pouvdîivdomîiïer;: ce n'<estqp en^aivaut avec 3> patiencdefiittodératibn la mardi^ établie que 9 nous powfons e&péver ..d'atteindre le bujL^ons j> écarter de nqtpe mairclie > sarait t0u( perdre* V Les Anglais ,jà} G«ase<djeLJeur r^pQMabÂlité , d) les homme&baioeas&ipiijSODt ici pour «Hlis&ire 9) ' leurs padsibn& V àimerontricertalnemei^t mieux yf Tompre qtjœ. de: rerenir: aulc ^ ba^es^^qu'ilsfont i> écartées V que d'jontamer même les dîscfissioBS w en partant de ce point. )rj : • l f. '- ^■

i> ILa iiégD<^£aldeH!i:^inie fois rompre ;, .^ue ^1 M. :?> ne jC^oiejpas^la reiîeaër iiooime oa a? pu le faire > endautri^.occasB<ms>:ion:n)e iFeut qju'jjn pré- )» texte V et^ute jdeinous:déoiddr m |)Fêndi\e le »: parti • ijiFexige'. les cîrcoBStapjCf^s , tout^nons :» échappeita^anij^ que lon.puisae )tréir!Ç»ik* quand » L^t xiommeut on fmurrâ rcrreuà? à^defr^^oies d^ ^i ooneiliationi v .:: ^ . c . .: n^ M5 ^.

. » Jesupplie^^LM.'di3^a^éfléçyrii[i'e|l6tquefera 9 en France la ruptuore des négociaiftions , d'eu 1) peser toutes les conséqneneesw Elle me rendra » encore^a&sezdefusLtice'pourpenser que pour lui 3) écrire comme j^e. levais , il faut porter ati jplus TD haut degré la. conviction que ce moment va » décider des plus chers: intérêts de Y. M. et de » ceux de moti pays. »

CHAPITR& XXIV. 349

A 'àé^ motifs tires des considérations générales , lë do€^ de ^ieence em ajouta de bien plus puissatis ^ il idfàrma TËmpereur d'une visite qu'il avait "reçtied'im agent: dt(>lomatique de l'Au^ triche, cbai^gé par. le prince Metternich de lui faire des repr^ofaes de la lettre de Napoléon à son SouveitiinÀ, et Tengager à lui démontrer la nécessité de c<^ii)ekire la paix au plus vite , en lui '

déelài^ant que son auguste «laitre avait tout tenté jusqu^àlors 'pour éviter, qpie les «choses en vinssent à cette e»tré«eitté> m&is qu'il n&jrépoEidait plus de rien>^ et qu^l lui faisait tenir d&tavis unique^ ment pour n'avoir pas à se reproçlier de l'avoir laissé dans l'incertitude*

Napoléon* r0ont ces commaxiications le lendemain de là bataille 'de Graene ^ et quoiqu'alors il vît le peu de fruit qui en insultait et fût informé ^e l'évaotiatiiên de Trpjes par le duc de Taredle , il n^ien persista pas mpins à vouloir traiter, à peu'deohosqs 'près, d'après les. bases de Francfort. Lé duode>^Bassano manda donc le 8 Réponse de de sa part au duc de Viccnce, que les matériaux ^^^^tdu'lu du contre^prèjet ta présenter devaient se prendre ^^^' dans la communication &ite à M. de St.-Aignan. L'Empereur proposait la. cession du Brabant- Hollandais , de Wesel , de Cassel , de Rehi et du Tbalweg du Rhin , et quelques changemens aux base? de Francfort pour ce qui regardait l'Italie- Il ne voulait, pas retndre Mayence , mais il coi^-

sentait à ce qu'il fut démoli , pourvu que Cassél le fût aussi ; enfin il n'attachait aucune importance aux colonies , et la peite <les îles de France et de Bourbon ti'aut*ait point été un obstacles à la paix. Au surplus , ces pwpositions n'étaient que son premier mot, et non son uUhnatum^ mais si le premier mot des Alliés était leur uHimatuîn) la négociation devait être rompue.

Cependant ces noutelies instructions n'étant pas encore parvenues le lo au duc de Vicence^ il fit lecture à la séance d'une notedotil le fonds était tiré de celle que i'Empei'eur lui avait adrea-»sée le 2; 6* confé- Cette note excita une discussion très-vive. Le» ^^^Réponsedi- Plénipotentiaires alliés soutini^nJ: qu'elle n'était îfe vîcel^^au qw'wnc réponsc à Icur projet , et non un contrcfp'ojeï. projet , mirent en question s'ils pouvaient la re* cevoir , et furent sur le point de rompre làné-^ gocîalîon. Le Ministre français , en vue de dé-^ tourner l'orage , déclara alors verbalement qu€ Napoléon renoncerait par le traité à conclure à tout titre exprimant des rapports de souveraî-» neté , de suprématie , protection ou infiuence constitutionnelle sur les pays hors des linsrîtes de la France, et reconnaîtrait rîndépendaBce de l'Espagne dans ses anciennes limites sous la souveraineté de Ferdinand VU f celle del'ItaUe , de l'Allemagne , de la Suisse , sous la garântiter des gi-aiides^ Puissances, et de la Hollande ^sou9 la

i^ouveraineté du prince d^Ordnge. Il déclara en , outre que si , pour écarter des causes de lûésin^ ^

telligencè , rendre l'union plus étroite' et la paix plus durable entre la France et l'Angleterre , des cessions de la part de la première , au-delà des mers , pouvaient être jugées néces$aires , elle serait prête à les faire moyennant un équivalent raisonnable. Les {^énipoCentiairces alliés répon* dirent que toutes ces propositions ne résôlyaient pas plus la questionque la note présentée , et les prirent seulement pouren référer [adr^erendwn)*

Le i3 mars , i) y eut une nouvelle confik'euce , ^f conféelles négociateurs ^alltésrouvrirepten consignant ^^îTRiénipo du protocole la dédlaration suivante. ^aw^omm^

<c Les plénipotentiaires des Cours^ alUées ont ^.^j a^ipte^oa « pris en considération le nëmoi^e présenté par J^^^^*® ^® i*'** 3> M. le duc de V^ce^ced^ns la séance du lo mars, r> ^t la dféclaration v^erbalè dîc^ par lui au pro- » tocole de la méi&e séance \ ils ont jugé la pre* n mière decei» pièces être de nature à ne pouvoir » être mise en discussicm sans entraver la aaârche » de la négociation.^

» La déclaration <de M. le Plénipotentiaire 4e » ïVance ne ooMienl que l'aceeptation de quel- » ^ties points' du projet de traité remis pflir les Plén nipote^iaires des Cours alliées , daaas la séance » du 17 février; elle ne répond ni à l'eïisemMe » ni à la majeure partie des articles de ce projet / M et elle peut bien moins encore être regardée

35a campatGne de 18149

3» comme un contre-projet renfermant là sub** » stance des propositions faites par les Puissances a> alliées.

» Les Plénipotentiaires des Cours alliées se » voient donc obligés d'inviter M. le duc de Vi- 1» cence à prononcer , s'il compte accepter ou 3> rejeter le projet de traité présenté par les » Cours alliées , ou bien remettre un conti^e-

3^ projet. »

Le négociateur français répondit à cette injonc* ,tion que son mémoire discutant toutes les questions ^ accélérait la marche des négociations loin de l'entraver, que sa déclaration du 10, repfermant le consentement de la France à la majeure, partie des sacrifices exigés d'elle, on^ne pouvait réellement l'accuser de n'avoir pas répondu d'une manière distincte et explicite ; que cette déclaration contenait en subsitance la plus grào^de partie des articles du contre-projet demandé; que tous les autres étant sus^ceptibles de modifications , il était prêt à entrer en discussioué U re*» présenta, mais vainement, que les Alliés n'ayant point donné leur ultimatum^^ il n'apportait pas le sien, et qu'une discussion était d'une nécessité indispensable pour amener à conciliation; on lui déclara en séance comme hors de séance que si le contre-projet demandé s'éloignaif trop des bases établies , les négoiciations cesseraient $ur-le-champ.i

Getie séance orageuse ^ùspetidue à 5 heure»

<6t reprise 4 19 ,' û^hfoutit c^ak <lotiner au Plénipotentiàite français un délai de 24 à 36Jièure$pour présenter son lîdïitDe--pwofel. •

Celpéiidént .lés Sùm^rstim alliés informés dé instmctions réchec efisuyé p^ dhipoIéoB- devant Laron , dans à leurs piéailes jcniiiaées dut' gvet du io^ pwent la résolution ^•**''***^"* -de te!Pmine#au>|ikiiiSwileliS8 ànégocia tirons , et eha^i^- ■gèrent leurs ministi^s de rédiger dans cette tu6 d^aioMmcfjons précisas et conuxaines aux p|émpoj^Htlaires.- * ^ f>? -

.D'après ce 'i|ui venait d'Ôtre 'arrêté dans la séaneedu t3vil pôavaitarriver, ou que le contre* .proj^préseùté^par lePléaipotentiaiire de France lut jugé à runanitnrtér renfermer la ^substance de# basés ^pQsëe&, paries Alliés, ou s'en' édarter > ou .enfin «qu'il a'étaUit une divergence d'opînioti entre l^aPfaé&ijlQtcfniiaires alliés sur l'une ou Tau*tre de ces <|tt€^tious. —a'./'

Dans èucun ^as^ âls ne deraient' s'expliquer séance tenante sur la valeur qu'ils attribuaient au contre-ppojîôt^^ niais se réunir à huis-clos pour l'examiner^ Dans la première hypothèse, la négociation rentrait dans les voies^ordinaires ; dans la seconde au contraire, ils devaient demander le jour mémfe une conférence pour déclarer au Plé*nipotentiaire français qu'ils ne pouvaient même prendre son iÇOïftre-pro jet a<f r^rendum , et regardaient la négociation comme rompue, a. , a3

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Dansje cas où sur cette déclaration le duc de yicençe eSrayé eût ofiert de préére.nter un autre projet , ils étfûent autorisés à suspendre riuseriioa de leur déclaration au protocole jusqu'après la i^emise du nouveau contre-projet, pourvu qu'elle dût avoir lieu d^ns la joi^rnée*

Les Plénipotentiaires devaient envoyer dans la troisième hypothèse le projet français aux Cours réunies à Bar-sur^^Aube , et se borner à prévenir le duc de Yicence qu'ils lui demanderaient d^ns les ^4 heures une conférenceipour déposer leur réponse au protocole.

Si après le refus des Plénipotentiaires alliés de f rendre laiêTae ad re/èrendum son contre-projet, le duc de Yicence leur proposait de présenter leur ultimatum j ils devaient lui déclarer qu'il se ^trouvait dans les bases du projet de traité présenté par eux, , sauf les modifications ne portant pas atteinte à sa substance même , et qu'ils auraient discutées dans un esprit de conciliation.

Ces réponses donnée^, les Plénipotentiaires devaient se rendre sur-le- champ au quartier-général, après avoir prévenu le duc de Yicence ique les négociations ne pourraient être reprises qu'autant que son maitre y porterait sans retard de nouvelles ouvertures en réponse à leur déclaration finale , et conformes au projet remis par eux le 4 7 février.

De son côté le duc de Yicence passa toute la

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