CHAPITRE XXIV
» chargés en conséquence de déclarer que 3 ii« 3» dèles à leurs principes et en conformité avec » leurs déclarations antérieures , les Puissances y> alliées regardent les négociations entamées à » Chàtillon , comme terminées par le gouver* » nement français ; ils ont ordre d'ajouter à cette » déclaration celle que les Puissances alliées in- X» dissolublement unies pour le grand but, qu'a-« » T€ic l'aide de Dieu elles espèrent atteindre , ne » font pas la guerre ,à la France ; qu'elles re- » gardent les justes dimensions de cet Empire ^ » comme une des premières conditions d'un état » d'équilibre politique ; mais qu'elles ne poseront ^ pas les armes ^ ayant que leurs principes n'aient » été reconnus et admis par son gouvernement. »
Le duc de Vicence , forcé d'improviser une ,o« et derréponse à une déclaration minutée à loisir dans J^J^^* ^^"^^ le conseil des Souverains, répondit le l^nde- ^^^^îlrôtln"
main • tUdre français.
« Que la France sur qui pèsent tous les maux » de la double guerre continentale et maritime , » doit désirer , et désire plus que qui que ce soit, » la double paix qui doit la finir, et que son vœu » sur ce point ne peut pas même être l'objet » d'un ^oute.
» Que la volonté de la France de concourir » à l'établissement d'un juste équilibre en Europe , » est prouvée par la grandeur des sacrifices aux- » quels elle a déjà consenti ; qu'elle ne s'est pas
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» bornée à invoquer ou à reconnaître le prtn- » cipe , mais qu'elle agit en conformité.
» Que le projet des Alliés ne parle que des 3» sacrifices demandés à la France , nullement de. » leur emploi ^ et qu'il ne donne aucun moyen y> de connaître quelle sera la répartition des » forces entre les Puissances , et qu'il a même été y> rédigé dans le dessein formé que la France » ignorera cette répartition.
» Que sans taxer d'ambition aucune des Cours -» alliées , il ne peut cependant s'empêcher de re- » marquer que la plus grande partie des sacrifices » que la France aura faits , devra tourner à l'ac* » croissement individuel du plus grand nombre » d'entr'elles , sinon de toutes.
» Que si , pour donner une preuve de plus de y> son esprit de conciliation , et pour arriver plus » promptement à la paix y la France a consenti » à ce que les quatre Cours alliées négociassent )) tant pour elles-mêmes que pour l'universalité 3) des Etats engagés avec elles dans la présente }> guerre , elle ne peut néanmoins admettre , ni » de £Eiit ni de droit,. que la volonté de ces quatre » Cours soit la volonté de toute l'Europe.
» Que les observations remises dans la séance 9» du 10 mars , embrassant l'ensemble et tous les )> détails du projet des Alliés , examinant les » principes sur lesquels ils reposent et leur ap- 91 plication , était une véritable réponse à ce pror